Un de mes plus tendres souvenirs d’enfance est le temps passé au camp de vacances. Pas le camp de jour, là : la vraie colonie de vacances, où on dort sur des matelas de plastique dans des cabanes en bois rond, sans parents, accompagnés par un moniteur ou une monitrice au nom louche.
\nUn de ces fameux étés, j’étais accompagnée par Lemming, un jeune homme aux cheveux frisés et au poil de chest proéminent. À la fin de notre séjour, Lemming nous a pris à part, mes comparses et moi, afin de nous révéler son plus grand secret : son véritable prénom.
J’ai complètement oublié son prénom. Pourtant, je me souviens très bien de son faux, inspiré, nous avait-il confié, d’un petit rongeur moche d’Amérique du Nord.
\nMais pourquoi diable acceptons-nous collectivement cette mode étrange de sobriquets pas de bon sens pour les moniteur.ices de camp ? Pourquoi les « vrais » prénoms ne fonctionnent pas ?
J’ai demandé à mon collaborateur Philippe de recenser les pires noms de camp de tout le Québec. Son enquête vaut la peine d’être lue.
Bonne semaine,