Mélissa Verreault

    L’homme-poubelle

    Il y a quelques jours, dans un magazine français, je suis tombée sur une publicité de la marque Brabantia, qui vante les mérites de ses poubelles en acier inoxydable. On y voit un bel apollon au regard enjôleur, les bras chargés de déchets divers. À côté de lui, une question qui tue : « À quoi bon être magnifique si l’on n’est pas utile ? »

    Comme dans un mauvais film de série B

    Hier soir, c’était le Gala des Prix Gémeaux. Des dizaines d’artisans de la télé ont été récompensés, dont l’équipe d’Urbania, qui produit l’émission web « Deux steamés ». Outre celui des acteurs et des réalisateurs, le travail de plusieurs auteurs a été souligné. C’est vrai qu’on a des maudites bonnes séries au Québec, bien écrites et bien ficelées.

    Onze trait d’union septembre

    Hier, partout dans le monde, on commémorait le dixième anniversaire des attentats du World Trade Center. Aujourd’hui, partout dans le monde, on continue de vivre sa vie comme si rien ne s’était passé.

    Fermer sa gueule

    Aujourd’hui, je n’ai rien à dire.

    Grève mondiale illimitée

    C’est décidé. Je pars en grève. En grève mondiale illimitée.

    La drogue, c’est l’avenir

    Il y a deux semaines, je disais de notre génération qu’elle était métaphoriquement droguée : accro à la vitesse et aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie de parler de drogues dans le sens premier du terme. Pot, peanut, coke, pis toute, pis toute. Parce que si je comprends bien, ces substances représentent l’avenir. À preuve, elles auraient peut-être pu sauver Jack Layton.

    Écoute ton corps

    D’accord, ça sonne pas mal ésotérique. Écoute ton corps : une banalité sortie tout droit de la section « Croissance personnelle » de chez Renaud-Bray. Mais n’empêche, c’est un des meilleurs conseils que quelqu’un pourrait vous donner.

    Génération de drogués

    Pas étonnant que le récent décès d’Amy Winehouse ait touché tant de gens : cette abonnée aux cures de désintox qu’une mort abrupte aura transformée en figure mythique ne fait que nous renvoyer notre propre image. Parce que nous sommes bel et bien tous des drogués.

    Ceci n’est pas une chronique économique

    Aujourd’hui, je vais vous faire un aveu : je ne comprends rien à l’économie.

    L’ombre et la lumière

    Les bonnes nouvelles pullulent à la une des journaux ces jours-ci. De laquelle vous entretiendrai-je bien aujourd’hui ? J’hésite entre le massacre norvégien et la mort d’Amy Winehouse. Et pourquoi pas parler du fait que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a décidé d’interjeter appel du verdict dans le procès Guy Turcotte ?

    Montréal, la nouvelle ville Lumière

    Montréal perd des plumes depuis quelques temps. Si la ville attire encore les touristes, malgré un dollar canadien fort, les citadins, eux, commencent à trouver que rien ne va plus dans leur cité chérie.

    Hasta la vista, Madrid

    La nouvelle est tombée ce week-end : le Madrid, cette bizarrerie architecturale qui agrémente le paysage de la route Montréal/Québec depuis plus de 20 ans, sera démoli à la fin de l’été pour céder sa place à un tout nouveau projet de halte routière – plus moderne, mais assurément moins pittoresque.

    De l’impossibilité de la bonne nouvelle

    Depuis que je blogue ici – et que j’écris, de façon plus générale – j’ai souvent essayé de trouver un sujet à propos duquel parler qui serait « positif ». Quelque chose qui ne serait pas déprimant, qui ne me donnerait pas envie de chialer. Un coup de cœur plutôt qu’un coup de gueule. Une bonne nouvelle, quoi. Or, j’ai dû me rendre à l’évidence : mise à part la bonne nouvelle TVA, les événements joyeux qui font l’unanimité n’existent pas.

    Petit précis du déménagement

    C’est le bordel chez nous. Y’a des boîtes partout. Mes chats sont heureux, ça leur fait plein de petites maisons.

    De : Stephen / À : Mom

    Vendredi dernier, la nouvelle selon laquelle la mère de Stephen Harper avait choisi de renier publiquement son fils circulait sur Internet comme un pilote de F1 sur le Circuit Gilles-Villeneuve. La chose s’est propagée rapidement ; francophones et socialistes se réjouissaient déjà plus ou moins silencieusement. Mais c’était évidemment un canular. Dommage. De mon côté, je me suis mise à imaginer quel genre de lettre le petit Stephen aurait pu avoir envie d’écrire à sa môman, si cet événement s’était avéré véridique. À lire à haute voix en imitant un fort accent anglophone.

    Quand le pétrole va, tout va

    Depuis plusieurs jours, voire plusieurs mois, le bon peuple s’insurge contre les prix à la pompe qui ne cessent de grimper. Les consommateurs ont l’impression – avec raison – de se faire encu… euh, pardon, de se faire « prendre par derrière » par les compagnies pétrolières. Or, que font les automobilistes à part chialer ?

    Les artistes humanitaires

    Les artistes ont le dos large. De BS de luxe à sans cœur, en passant par égoïstes et inutiles, on leur attribue tous les épithètes et tous les torts, peu importe les circonstances. Si on était encore au Moyen Âge, probablement qu’on les brûlerait. Moi, c’est ce « artist bashing » qui me brûle.

    Le sacre du printemps

    Hier, c’était la fête des Mères. Les fleuristes se sont fait dévaliser leurs stocks de tulipes, les pharmacie ont écoulé leurs restes de chocolat de Pâques – que les clients les plus cheap ont pris soin de simplement réemballer dans un sac sans petit lapin cute dessus – et les restaurants ont été envahis par des clients faussement habillés chic.

    L’environnement au dépotoir

    L’environnement est un enjeu politique et économique majeur. Bien qu’il ne soit pas au centre de la campagne électorale actuelle, il demeure une des principales préoccupations de la population et plusieurs citoyens feront leur choix le 2 mai prochain en fonction de cet aspect, accordant leur vote à un parti partageant les mêmes valeurs environnementales qu’eux.

    Jouer la game de la démocratie

    Hier soir avait lieu le débat des chefs en anglais – que je n’ai pas regardé, non pas par manque d’intérêt, mais plutôt par manque de téléviseur disponible à l’endroit où j’étais – et ce soir se tient le débat francophone – que tous les fans de hockey regarderont, non pas par intérêt, mais plutôt parce qu’ils ont mal compris et qu’ils croyaient que c’était le match des Canadiens qui avait été devancé pour faire place au débat, et non l’inverse. Bref, à défaut de sentir la coupe, ça sent les élections, et il serait plutôt d’adon d’en jaser.