Judith Lussier

Judith Lussier est journaliste, chroniqueuse et auteure. Elle collabore avec URBANIA et plusieurs autres médias.

    Donatella, pro du karaoké hip hop

    Sa toune de karaoké préférée n’est PAS « Provocante », de Marjo, et juste pour ça, ça valait la peine de s’intéresser à Donatella.

    Alexandre Hamel, patineur libre

    Au Québec, tout le monde sait patiner, mais peu de gens connaissent le patin libre, une forme d’art qui connaît un franc succès en Europe, grâce à la troupe d’Alexandre.

    Vincent Rizzuto, vendeur de mannequins

    Michel Smith, inventeur d’instruments de musique

    Les inventions de Michel Smith ressemblent plus à de grosses bibittes qu’à des instruments de musique, mais on vous assure qu’elles adoucissent les mœurs.

    Pierre Delorme, alias Monsieur drapeau

    Il sillonne les rues de Montréal à bord de son quadriporteur bardé de drapeaux et armé de sa bonne humeur, un remède efficace contre ses nombreux bobos.

    Vlad le taxi

    Il conduit son taxi la nuit et filme les interactions parfois intenses qui s’y déroulent pour le plus grand bonheur des lecteurs du blogue mtlo2.com.

    François Pilon, monsieur corde à linge

    Depuis plus de 25 ans, il arpente les ruelles pour venir à la rescousse des utilisateurs de corde à linge et fait la promotion de ce mode de séchage écologique.

    Jérôme Achsen, interprète multilingue dans les procès

    Alors que certains baragouinent leur seconde langue, lui en parle couramment six, une aptitude bien utile au Palais de Justice de Montréal.

    Gérald Collard, monsieur Néon

    Depuis plus de 25 ans, il plie des tubes de verre pour illuminer les soirées montréalaises de toutes sortes de couleurs. Et il continue de le faire malgré l’invasion des DEL.

    Laure Juilliard,

    Après avoir passé plus de cinq ans à faire découvrir les brunchs, boutiques et autres bons plans de Montréal aux pévétistes, et même aux Montréalais, sur son blogue Une Parisienne à Montréal, elle s’est forgée sa petite idée de la Montréalaise.

    Olivier Fafard, musicien en CHSLD

    Armé de sa guitare, il fait vibrer la fibre nostalgique des personnes âgées en leur chantant « Donnez-moi des roses » et « All Shook Up ».

    La première

    Le documentaire d’Yves Desgagnés sur Pauline Marois présenté par TVA hier soir avait beau prendre des allures d’hagiographie, si j’avais été une chroniqueuse anglo de mauvaise foi, j’y aurais quand même trouvé mon compte. J’aurais sauté sur ce moment où la Première ministre nous présente son souvenir de Kinshasa, une reproduction de Tintin au Congo où elle prend la place de notre aventurier préféré, et je l’aurais traitée de raciste.

    Pamela E. Witcher, poète en langue des signes

    Ce n’est pas parce qu’elle n’entend pas qu’il n’y a pas de musicalité dans sa poésie. Pour le plus grand bonheur des sourds, Pamela fait de la poésie en langue des signes.

    St-Hubert achète la paix

    Être parent est une tâche complexe que je ne me permettrai pas de juger. Je n’ai pas eu la chance d’entendre le tapage du samedi matin pour saisir la pertinence des bonhommes à la télévision et je n’ai jamais été face à une crise de larmes au milieu de l’allée d’épicerie. Je ne sais pas comment je réagirai le jour où mon enfant boudera le brocoli, ni la fois où il ne voudra pas aller à l’école. Mes rares expériences de gardiennage m’ont permis de comprendre la tentation de céder au chantage enfantin.

    À quelle enseigne tu loges ?

    Dans un monde idéal, l’orientation sexuelle, l’appartenance religieuse, le sexe ou la couleur de peau des politiciens ne devraient avoir aucune influence sur les décisions qu’ils prennent. Seul l’intérêt public devrait dicter leurs préoccupations politiques. Dans la réalité, c’est loin d’être le cas. Nos prises de positions, nos choix, sont tous teintés, d’une manière ou d’une autre, par ce que nous sommes, et les politiciens échappent rarement à cette règle.

    « Hein Nico ? »

    En réagissant trop promptement au texte rétrograde de Guy Fournier concernant l’anecdotique rencontre entre la main de Jean-François Mercier et le genou de Pénélope McQuade, force est d’admettre que nous avons négligé d’aborder le vrai sujet dont monsieur Fournier voulait nous parler : l’émasculation de l’homme québécois dans les médias.

    Où est le boeuf ?

    « Si tu me demandes aujourd'hui si on va servir des hamburgers éprouvettes, je dirais non, mais tsé, ça fait 20 ans que je travaille chez Dilallo et si tu m’avais demandé y a 20 ans si on aurait un hamburger végétarien un jour, j’aurais dit non. Aujourd'hui, en 2013, on a un hamburger végétarien », confiait hier au Téléjournal Joe Maselli, copropriétaire du Dilallo, une institution du hamburger à Montréal.

    La robe que je ne porte plus

    J’ai une petite robe blanche que je n’ai mise qu’une seule fois. C’est une robe tout ce qu’il y a de plus simple, blanc cassé, pas tellement sexy : elle m’arrive aux genoux et couvre tout ce qu’il faut par en haut. Je l’aimais bien, c’est à dire que je m’aimais bien dedans, j’aimais l’air bohème chic que ça me donnait, et puis l’été, c’est confortable, une robe. Je ne la mets plus parce que j’ai l’impression qu’un memo est passé à l’effet qu’une robe blanc cassé sur une fille blonde donnait l’autorisation aux gars de siffler la fille, toucher la fille, la dévisager, la violer du regard (avec la langue qui sort un peu de la bouche), ou lui faire des compliments déplacés. Je ne me suis pas sentie bien, je n’ai plus jamais remis la robe.

    La rue la plus aimée des Américains

    Depuis bientôt 45 ans, Big Bird, Oscar the Grouch, Gordon et Susan, Grover, Cookie Monster, Bert, Ernie et l’autre petit tannant en peluche rouge se réunissent sur le perron du 123, Sesame Street, la rue fictive la plus connue des Américains. Petite histoire d’un monument télévisuel.

    C’est un garçon !

    On ne sait pas encore son nom, mais d’emblée, on sait que ça ne sera pas Elisabeth, Alexandra ou Charlotte, à moins que la famille royale ne décide de faire des folies (pas des folies du genre décider de sa couleur de bas sans égard aux traditions, de vraies folies). Le nouvel héritier au trône est un gars, et tout ce que j’ai envie de lui dire, c’est « bas les pattes, petit prince, t’es juste un futur roi ». Voici six autres conseils que j’avais à lui adresser. Il en prendra bonne note lorsqu’il apprendra le français.