Sarah Bean

Les tendances web à surveiller en 2017

Pour faire suite au passage de Judith Lussier à l’émission de radio Les Fêtes et rien d’autre à ICI Radio-Canada Première, nous poursuivons le portrait de l’état du web (et ses extensions) dans le secteur du divertissement.

Les tendances qui ont marqué 2016

Sous la loupe de Judith Lussier, 2016 aura été marquée par les tendances suivantes :

Un intérêt grandissant pour tout ce qui est Live
On pense évidemment à Facebook Live dont une utilisation particulièrement intéressante aura été le tournage en continu du clip de Koriass. Autre exemple: l’acteur et réalisateur Woody Harrelson tournera demain un film, Lost in London Live, qui sera diffusé en direct dans plus de 550 cinémas aux États-Unis!

«Les coulisses de nos vies sans les douanes habituelles de notre gestion d’image».

Les Stories, que ce soit celles de Snapchat ou de Instagram
Elles viennent créer une nouvelle manière de nous raconter. De par le caractère éphémère de son contenu, les utilisateurs se laissent aller à y mettre ce qu’ils ne considèrent pas assez beau ou intéressant pour qu’il en reste des traces dans leur compte régulier.

Nous avons donc affaire à des retailles de vie (comme le dit Philippe Fehmiu, animateur de Les Fêtes et rien d’autre), des moments plus spontanés, drôles, parfois niaiseux : les coulisses de nos vies qui déjouent les douanes habituelles de notre gestion d’image. On peut également souligner l’audace de Justin Trudeau qui le 12 janvier dernier invitait les universitaires canadiens à un questions & réponses sous forme de stories snapchat

La vague Pokemon Go
Quoique court, le succès retentissant du phénomène laisse présager d’autres utilisations ludiques et accessibles de la réalité augmentée via nos téléphones intelligents.

La qualité des récits de fiction destinés au web
On pense à la plateforme Coton & Club qui a notamment produit les webséries Le temps des Chenilles de Catherine White et Mouvement Deluxe (en animation) de Mathieu Handfield. 

Le rehaussement de la qualité du contenu de marque de fiction.
Que ce soit la série Margot vs Lily produite par Nike ou Come Together, le court-métrage de Wes Anderson commandé par H&M. Le contenu de marque de qualité continue à estomper la ligne entre publicité et produit culturel.

Et pour 2017, on s’attend à quoi?

On a demandé à Gabrielle Madé, directrice du Slingshot, studio de création et représentation pour Youtubers de nous prédire l’année à venir côté web.

Plus de contenu de marque de qualité
«Encore plus de contenu de marque de qualité : oui, et pas juste en fiction! On observe un mouvement des budgets publicitaires vers l’investissement en contenu, mais de toutes natures : documentaire, contenu informatif,  fiction et variété, portés par des créateurs numériques ou non. À ce titre, 2017 s’inscrira non seulement dans la continuité, mais dans l’accentuation de ce mouvement des budgets du côté des annonceurs.»

Cures de déconnexion technologique
«On fait un grand cas des cures de déconnexion et de «digita detox», mais ça reste un phénomène qui intéresse davantage les journalistes qu’il ne touche réellement la moyenne des gens. Tout comme il est sain de prendre une semaine de vacances hors de sa ville une fois de temps en temps, il est sain de laisser ses écrans de côté à certaines périodes. Comme à peu près tout dans la vie, ça reste une question d’équilibre. Je ne crois pas à une augmentation significative de camps de désintox numérique au Québec, mais ça reste une option qu’on pourrait voir apparaître à la carte dans certains endroits, comme les retraites de yoga ou les auberges véganes.»

Les créateurs numériques et leurs abonnés
«Sur le marché local comme international, il y a un intérêt important pour le contenu mis de l’avant par les créateurs numériques en tout genre  : YouTubers, certes, mais aussi Instagrammeurs, Snapchateurs, etc. On s’attache à eux d’abord et avant tout parce qu’ils nous ressemblent, parce qu’on connecte avec eux comme on connecte avec un ami, parce qu’on a envie de «prendre de leurs nouvelles» et les suivre au quotidien, souvent sur de longues périodes.  

D’ailleurs, au Québec la demande est encore dans une courbe de croissance marquée; les créateurs d’ici voient leurs audiences s’élargir et se diversifier à un rythme assez rapide dans le cas de plusieurs. Par exemple, les YouTubeuses lifestyle Emma Verde et Catherine Francoeur ont toutes deux vu leurs communautés YouTube respectives passer d’environ 200 000 abonnés au début 2016 à près de 600 000 abonnés chacune à la fin de l’année. Au Québec, les membres des générations Y et Z continuent de découvrir des YouTubeurs; on est encore loin d’avoir atteint les sommets de la courbe d’adoption dans ce marché.»

Autres souhaits pour le web 2017:

– Des outils pour lutter contre la cyberviolence envers les femmes
– Un équilibre entre numérique et vraie vie
– Toujours plus de filtres snapchat (se tannera-t-on un jour?)

Pour lire un autre texte de Jade Fraser: «OBAMALICIOUS : petite leçon de swag».

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