URBANIA et ÉducÉpargne s’unissent pour illustrer l’incidence de vos droits sur votre portefeuille.
Décrocher sa première « vraie » job, c’est tout un exploit! Entre les CV envoyés comme des bouteilles à la mer, les entrevues qui n’aboutissent jamais et les employeurs qui disparaissent sans laisser de traces, on se décourage parfois… jusqu’à ce qu’on y arrive! Une petite claque dans le dos est alors largement méritée.
Cela dit, si ce nouveau chapitre de vie est excitant, il peut aussi être pas mal étourdissant. Parce que la première paie s’accompagne d’une série de questions que l’école n’a pas abordées, ainsi que d’un paquet de règles qu’on découvre, souvent, à la dure.
Et puis, il y a la fin d’emploi, un scénario qu’on ne souhaite à personne, mais pour lequel il vaut toujours mieux se préparer.
En cas de licenciement, de mise à pied ou de congédiement, un avis de cessation d’emploi est requis. La durée de l’avis dépend de l’ancienneté : plus on a d’années derrière la cravate, plus elle est longue. Si cet avis n’est pas respecté, une indemnité équivalente au salaire qui aurait été gagné doit être versée.
L’une des premières (et principales) questions abordées quand on commence un emploi, c’est le salaire. D’abord, sachez que vous avez tout à fait le droit de négocier votre rémunération. Que ce soit à l’embauche ou plus tard, il s’agit d’une discussion légitime.
Pour appuyer vos demandes, étudiez ce qui se fait sur le marché. Comparez les salaires, et faites valoir votre expérience, vos compétences et votre expertise. Sachez toutefois que certains employeurs peuvent avoir les mains liées, notamment à cause de structures salariales internes ou pour éviter des disparités entre les membres de leur personnel.
À l’intérieur d’une même entreprise, deux personnes qui occupent le même poste et effectuent les mêmes tâches ne devraient pas avoir un salaire à taux horaire différent, sauf si l’expérience ou l’ancienneté le justifie.
En revanche, une différence basée uniquement sur le statut d’emploi – une personne à temps plein et une autre à temps partiel – contrevient aux normes du travail.
La règle s’applique aussi aux emplois dits traditionnellement « féminins » ou « masculins ». Les personnes occupant des emplois à prédominance féminine ont droit à un salaire égal à celui des personnes occupant des emplois à prédominance masculine de valeur équivalente au sein d’une même entreprise.
Poser des questions sur sa paie, ce n’est pas faire preuve d’ingratitude. C’est s’assurer que les règles sont respectées. Parler d’argent peut être intimidant, surtout quand on commence un nouvel emploi. Mais comme c’est souvent dans ces zones de malaise que les inégalités perdurent, il ne faut pas hésiter à le faire.
Et si vous avez des raisons de croire qu’on vous trompe au chapitre de la paie, sachez qu’il est possible de déposer une plainte liée au salaire auprès de la CNESST.


















Lorsqu’on commence un nouvel emploi, on a parfois tendance à vouloir plaire, à accepter de rester un peu plus longtemps, bref, à dire oui à tout. C’est bien de vouloir faire bonne impression, mais pas au détriment de ses droits. Ainsi, sachez que toutes vos heures travaillées doivent être payées.
Par exemple, une formation exigée par un employeur est considérée comme du temps de travail, et ce, même si elle a lieu avant l’entrée en poste officielle. Même chose pour les réunions, les périodes d’essai et les déplacements effectués pour le travail.
Et si une formation entraîne des frais (transport, hébergement, nourriture), ce n’est pas à vous de les assumer, mais bien à votre employeur.
La même logique s’applique aux heures supplémentaires. Si on vous demande d’en faire, ce n’est pas du bénévolat. La semaine normale de travail, généralement fixée à 40 heures, sert de base pour déterminer quand commencent les heures supplémentaires. Donc une personne qui travaille 45 heures dans une même semaine a effectué cinq heures supplémentaires, lesquelles doivent être payées à taux et demi.
Une astuce est de bien noter les heures effectuées en dehors de l’horaire normal. Comme ça, vous pourrez vous assurer que le taux et demi qui vous est dû vous a bel et bien été payé.
Les jours fériés font aussi partie de ces « détails » qu’on oublie facilement. Encore une fois, inutile de proposer de rentrer travailler le 25 décembre juste pour faire bonne impression. Les jours fériés ne sont pas un privilège, mais un droit.
Au Québec, il y a huit jours fériés payés. Certains sont assez connus, comme le 24 juin et le 25 décembre. D’autres moins, comme la Journée nationale des patriotes. Pourtant, en tant que travailleur ou travailleuse, on a droit à un congé et à une indemnité à l’occasion de ces fériés.
Et si vous devez travailler un jour férié, vous aurez droit soit à une indemnité compensatoire, soit à un congé payé pris avant ou après ce jour férié. Même lorsque le jour férié tombe pendant vos vacances annuelles ou une journée où vous êtes déjà en congé, votre droit au congé et à l’indemnité demeure.
En plus de définir certaines conditions de travail, les lois et les normes du travail ont une incidence directe sur vos finances. L’équité salariale, les heures supplémentaires, les formations payées, les indemnités liées aux jours fériés, l’avis de cessation d’emploi : tout ça a un effet sur votre portefeuille et contribue à le protéger.
C’est pour cette raison que la connaissance de ses droits constitue un véritable outil financier. Et c’est pour s’assurer que vous avez cet outil en main qu’ÉducÉpargne vous aide à faire le lien entre votre travail et vos droits, et à prendre des décisions financières éclairées dès vos premiers pas sur le marché du travail.
Parce qu’en début de carrière, connaître ses droits, c’est aussi apprendre à mieux gérer son argent afin de poser des bases solides pour la suite. Pour en savoir plus, visitez le site ÉducÉpargne et courez la chance de gagner un CELI de 1 000 $!
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier de la CNESST par son Programme d’aide financière pour l’information, la sensibilisation et la formation en matière de normes du travail.