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Voici comment éviter de transmettre votre anxiété à vos enfants
Imaginez ce scénario. Il fait beau et votre enfant vous demande d’aller au parc. Après tout, quelques glissades, ça ne fera pas de tort pour bien dépenser son énergie. Vous arrivez tout sourire, mais ça ne dure pas bien longtemps. Il y a un gros chien et c’est au top de vos peurs.
Précisons ici que ledit chien n’est pas en train de courir vers vous. Il est couché, calme et en laisse à côté de son maître. Pourtant, vous avez les mains moites et sentez votre cœur battre plus rapidement. Vous avez envie de crier fort à votre enfant : « Couuuuuurs! », mais vous vous retenez, parce que la dernière chose que vous souhaitez lui transmettre, c’est cette peur des chiens.
L’anxiété de parent à enfant
Tout d’abord, votre réflexe de ne pas trop exposer votre anxiété est le bon. Pour un enfant, voir son parent paniqué peut être déstabilisant. En effet, votre enfant se base sur vos réactions pour interpréter ce qui l’entoure. Lorsqu’un parent ressent régulièrement de l’anxiété et de la peur, l’enfant pourrait interpréter ce qui l’entoure comme n’étant pas sécuritaire. Un tel réflexe freine toutefois son exploration qui est primordiale pour son développement.
Il peut être confrontant de penser que, malgré vos meilleures intentions, vous pourriez transmettre vos propres peurs à votre enfant.
Vous le remarquez peut-être que vous réagissez fortement lorsque votre enfant nage dans l’eau (même avec ses flotteurs et une surveillance) ou quand il touche le plancher du centre d’achats et que vous anticipez presque une gangrène. Bref, peu importe la peur, vous n’avez probablement pas envie de la passer à votre enfant.
Rappelez-vous, surtout si vous commencez à remarquer que votre enfant présente des comportements anxieux, que vous êtes la personne la mieux placée pour qu’il puisse se sentir compris et validé dans ce qu’il ressent. Vous savez aussi qu’apaiser son anxiété demande du temps et du travail. Vous êtes donc un atout pour l’aider dans son processus.
Il faut aussi savoir que les problèmes d’anxiété ont généralement une base génétique et environnementale. Ainsi, plutôt que de culpabiliser, rappelez-vous que l’environnement que vous allez créer pour votre enfant peut limiter le développement d’un trouble anxieux. Pour ce faire, il est important d’apprendre à apaiser le vôtre.
Quelques stratégies pour apaiser son anxiété
Commencer par identifier vos peurs
Identifier ce qui peut déclencher vos peurs est une étape importante. Pour ce faire, relevez les indices dans votre corps quand vous vivez une montée d’anxiété : Boule dans le ventre? Bouche sèche? Maux de tête? Savoir reconnaître votre anxiété vous permet de changer votre discours interne pour qu’il passe de : « Je suis face à une menace et je dois me protéger », à « Je suis en sécurité. Ce que je ressens, c’est de l’anxiété ».
Éviter d’éviter
Un des mécanismes fréquemment utilisé lorsque l’on ressent de l’anxiété, c’est d’éviter les situations inconfortables. Par exemple, dans l’exemple du chien au parc, partir vous procurerait effectivement un sentiment d’apaisement… Mais vous renforcerait l’impression de dangerosité de la situation, alors que ce n’est peut-être même pas le cas!
En restant au parc, même si c’est en demeurant à l’écart du chien, vous vous exposez graduellement à votre anxiété.
C’est une étape pour défaire cette association automatique entre « chien » et « menace ».
Apprendre des techniques d’apaisement
On peut blâmer Internet pour bien des choses, mais il faut avouer qu’à ce niveau, il vous sera bien utile. Des techniques de respiration ou de méditation qui peuvent vous suivre partout se trouvent autant sur la toile que sur des applications.
Faire preuve de patience
Apprendre à apaiser son anxiété est un processus qui peut être difficile par moment. La patience envers vous sera nécessaire ainsi que la capacité à constater l’ampleur de votre cheminement personnel. L’objectif ne devrait pas être de vous féliciter seulement lorsque vous ne ressentirez plus d’anxiété, ce qui est d’ailleurs impossible, mais plutôt de célébrer chaque petit pas vers l’avant.
…et d’autocompassion
Souvenez-vous que vous n’êtes pas seul.e. De nombreuses personnes autour de vous peuvent aussi avoir de la difficulté à gérer leur anxiété. Voir que vous n’êtes pas anormal.e peut contribuer à vous enlever cette pression. Tous les humains vivent de l’anxiété à des degrés différents et celle-ci peut être utile lorsque l’on sait mieux la reconnaître et l’exprimer.
En terminant, si vous voulez diminuer votre anxiété pour le bien de votre enfant, sachez que vous devez avant tout le faire pour vous. L’anxiété peut être difficile à vivre au quotidien et c’est pourquoi vous ne devriez pas hésiter à chercher de l’aide si vous avez besoin de soutien pour l’apprivoiser. C’est tout ce cheminement que vous pourrez partager à votre enfant afin d’éventuellement l’aider à son tour!
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