Vlad le taxi

Il conduit son taxi la nuit et filme les interactions parfois intenses qui s’y déroulent pour le plus grand bonheur des lecteurs du blogue mtlo2.com.

Comment avez-vous eu l’idée de filmer vos clients?
Les gens qui transitent dans mon taxi, c’est comme un film. Tout le monde fait sa vie, et moi, j’ai accès à un petit morceau de cette vie-là. Je me suis dit que ça pourrait intéresser les gens de voir, en petites capsules, la vie des gens à travers les yeux d’un chauffeur de taxi.

Comment filmez-vous vos passagers?
Ça, c’est mon secret, mais chose certaine, ça se fait toujours avec leur consentement. Et ce ne sont pas des acteurs. De ce que j’ai pu lire sur la psychologie humaine, les gens aiment se confesser et avoir leurs cinq minutes de gloire, donc ils acceptent facilement.

Comment vous y prenez-vous pour débuter la conversation? Êtes-vous le roi du small talk?
Pff! Non! Mon truc, c’est de montrer ma vulnérabilité. Les gens peuvent être intimidés par le gros black aux gros bras, alors je leur montre mon côté faible pour les mettre en confiance.

Quelles sont les plus grandes confidences que vous ayez reçues?
On m’a déjà confié avoir été victime d’inceste, avoir du mal avec sa sexualité, vouloir changer de sexe,  vouloir se suicider. Des choses très personnelles. Ça va des plus frivoles aux plus existentielles.

Qu’est-ce que ça vous apporte?
Un gros buzz. Je travaille du jeudi au samedi. Le lundi, je suis en vrai sevrage. Mon blogue s’appelle MtlO2 parce qu’être dans le taxi, pour moi, c’est une bouffé d’air frais. À travers l’histoire des gens, je respire. C’est aussi Montréal la nuit. Le jour, les gens ont des rendez-vous. Ils sont stressés. La nuit, les gens veulent se faire raccompagner. Ils veulent redescendre tranquillement de leur buzz et arriver sûrement chez eux.

Sur votre blogue, il y a plusieurs vidéos de lesbiennes s’embrassant dans votre taxi. Avez-vous une fixation?
C’est pas une fixation, mais c’est sûr que deux filles tatouées qui s’embrassent dans mon taxi, je ne vais pas dire non! Ça a été ma vidéo la plus populaire sur le blogue, alors j’en ai publié une autre. Encore des clics! J’ai vu qu’il y avait un filon. Ça me donne quasiment le goût d’avoir une chronique lesbienne dans mon taxi. S’il y a une chose que le taxi m’a apprise, c’est que la différence ne devrait pas être un arrêt ou un cran de sûreté.

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