La résidence universitaire qui vaut plus cher que vos paiements d’hypothèque

Visite guidée des résidences Chapter Spitalfieds à Londres.

Ah, les études!

On en devient nostalgique avant même de se trouver une première job: l’alcool, les amourettes, les aventures folles aux petites heures du matin et toutes les premières fois où on fait les choses en tant qu’adulte. On a cependant tendance à mettre des p’tites lunettes rose bonbon lorsqu’on se rappelle cette époque de notre vie. 

Oui, c’était une période d’insouciance pour la plupart d’entre nous, mais vous retapperiez-vous des nuits blanches à apprendre des manuels scolaires par coeur, à manger des ramens à 33 cennes et à boire du café instantané? Souhaiteriez-vous dormir une autre nuit dans cette chambre de résidence qui a l’air d’une cellule de prison bien aménagée et d’enjamber du vomi en allant faire pipi dans la toilette que vous partagiez avec vos compères party animals?

 

Bref, c’était une époque inconfortable… maaaais, les études ça n’a pas à être inconfortable si vos parents sont pleins aux as. Les résidences Chapter Spitalfield à Londres, qui ouvrent leurs portes dans quelques jours, poussent la game à un autre niveau. Le gigantesque immeuble compte 1 113 chambres allant de 369 euros (544$ Canadiens)  à 800 euros (1 178$ Candiens) par semaine. PAR SEMAINE. 

C’est le budget MENSUEL de la plupart des étudiants qui n’ont pas la chance d’avoir John Molson ou Paul Desmarais dans leur arbre généalogique.

Parce qu’on aime tous rager contre les inégalités sociales ET qu’on aime (secrètement) tout autant espionner la vie du monde riche, on vous offre un tour guidé de ce sanctuaire du savoir et de l’apprentissage qui a l’air pas mal plus le fun que l’endroit où vous vivez présentement.

Au premier étage, on y trouve un espace lounge avec une cour et un bar. On peut étudier ou se remplir d’alcool au gré du moment.

Au 32e étage, on y trouve un espace lounge avec une cour et un bar. On peut étudier ou se remplir d’alcool au gré du moment avec vue panoramique pour juger la plèbe de plus haut.

Des espaces édifiants et confortables pour juger la plèbe de la hauteur de votre choix (encore, parce que c’est une forme de loisir).

VOTRE propre bibliothèque pour y travailler en toute tranquillité, parce que vous avez grand coeur et laissez la bibliothèques de l’école à ceux dans le qui en ont besoin.

De la déco inspirée par Rafael Lozano. Afin que vous ne vous abaissiez pas à visiter le musée d’art contemporain pour l’apprécier.

Un cinéma. Pour regarder des films, des séries télé et des événements sportifs. Probablement avant tout le monde.

Une salle de Karaoké. Parce que ça sert à quoi d’être riche si c’est pour NE PAS payer pour avoir accès à quelque chose dont vous N’AVEZ PAS besoin?

Une salle de jeu avec des tables de pool, de ping-pong, des banquettes vintage et dieu sait quoi d’autre. Parce que vous parents trouvent que vous travaillez donc fort!

Un autre bar, parce qu’après tout, vous êtes aux études! Le site ne mentionne cependant pas combien de bars se trouvent dans l’établissement et s’il faut payer pour ses drinks. Ou tipper le serveur.

Mais c’est probablement compris dans le prix de votre chambre. 

Des cours! Afin que vous ne deveniez pas ankylosés et médiocres comme les gens qui n’ont pas les moyens de s’en payer parce qu’ils flambent tout leur argent sur leurs frais de cours.

Des belles laveuses/sécheuses vintage que vous devez opérer vous-même afin de vous rappeler que vous êtes mortel.

Y’a aussi un gym, parce que fuck you, y’ont un gym. Avoir un gym où tu vis, c’est la base quand on est riche. 

Ah oui, et de quoi on l’air les chambres?

Visitez virtuellement le studio Bronze pour les riches pauvres et l’appart avec deux chambres pour les riches riches avec deux enfants ou les riches riches qui veulent donner plus d’espace à chaton. 

Ces magnifiques résidences ne sont heureusement pas exclusives aux «maudits British». À Montréal, nos jeunes riches universitaires dorment aux résidences Evo, qui comptent beaucoup des mêmes services: gym, piscine, studio de yoga. 

Maaaais, ça manque un peu des bars et d’endroits surélevés pour juger la plèbe!

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