Germain Barre

Vin orange et crush sur deux vignerons

Les recommandations vin de la semaine de Vincentsulfite.

« Chaque jeudi, de nouveaux arrivages débarquent à la SAQ. Et un peu comme les députés du PQ, ça part vite! Alors tant qu’à jouer du coude la carte Inspire entre les dents, Vincent Laniel – alias Vincentsulfite – nous aide à choisir les meilleures bouteilles. Voici ses suggestions cette semaine. »

Orange One 2015 de Paraschos (31,25$) 


Orange. Même si de plus en plus de gens savent ce qu’est le vin orange, c’est quand même bon de le réexpliquer. On vinifie des raisins blancs comme on vinifie des raisins rouges, c’est à dire en laissant macérer avec la peau dans laquelle se cachent les tannins. Un peu comme avec une poche de thé, plus on laisse longtemps, plus on va chercher de la puissance. On retrouve donc des vins orange d’apéro, faciles à boire, et d’autres qui sont assez costauds et qui se boivent mieux à table. Bref, j’ai bu ce vin de Paraschos à table avec du homard l’été passé (rien de trop beau pour la gau-gauche caviar). C’est le genre d’orange à carafer, car quand même tannique. On est dans la philosophie nature (bien évidemment, c’est Ward & Associés qui importent;) ). Garrochez-vous parce que ça va partir vite. 

Amnesya 2017 de Podere Luisa (23,20$) 


Orange. Macération pelliculaire (autre expression pour désigner les vins oranges) de trebbiano et de malvasia. On est en Toscane et c’est aujourd’hui le fils, Sauro Burzagli, qui s’occupe des vignes. Le grand Cyril de l’agence d’importation La QV a goûté cet hiver et paraît-il que c’est “bon bon bon”. J’ai pas encore eu la chance de goûter, mais du vin orange avec le sceau d’approbation de La QV à 23,20 $, j’achète sans hésiter !

Saumur le blanc 2017 du Domaine Chancelle (26,65$)


Blanc. Lydie et Thierry Chancelle gèrent leurs 14 hectares de vignes sans aucun intrant chimique. Ils sont situés dans le village de Turquant, tout près de Saumur et font du chenin et du cabernet franc. J’y ai goûté en succursale et j’ai été agréablement surpris par la longueur du vin en plus de sa vivacité. Ça peut autant se siffler à l’apéro que se transporter à table.

La Dilettante 2016 de Catherine et Pierre Breton (32,25$)


 Rouge. Je capote sur ce couple du vin, c’en est presque redondant. Ils se sont tournés vers la biodynamie en 1994, sont en Loire et sont cuuuuuuuutes. Je n’ai pas encore goûté cette cuvée, mais j’ai une 2015 chez moi que j’ai bien hâte d’ouvrir. 100 % cabernet franc toujours travaillé en légèreté (surtout que 2016 est un peu plus frais, donc moins costaud). Ça goûte sûrement pas mal le POTAGER (mon Dieu que j’ai hâte au printemps). 

« Es-tu dans le vin, toi ? »

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. De toute façon, c’est pas tellement important. Ce qui est important, ce sont les vigneron-ne-s qui travaillent bien. J’essaie de faire la promotion des producteur-rice-s qui sont à contre-courant de l’industrie du vin. Je me fous du prix des bouteilles et du style. Les bons trucs partent vite et c’est pourquoi je fais une infolettre sur les arrivages SAQ en prévente à laquelle vous pouvez vous abonner ici. Vous pouvez aussi accessoirement me suivre sur Instagram.

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