PORTRAITS DE MONTRÉAL

Parce que je veux sauver des vies

Nous arpentons les rues de notre ville, à la rencontre des Montréalais et de leurs histoires.

« Je suis sculpteur sur bois depuis sept ans. Ma signature c’est la croix ! J’ai fabriqué plus de 400 cannes, toutes différentes, beaucoup représentant des têtes d’animaux ; c’est plus poétique. Mais je ne les vends pas, je les donne aux personnes âgées, aux gens aveugles… C’est comme ma mission ! »

« On s’est rencontrés dans un party il y a quelques années, puis on s’est retrouvés dans le même cours de math quelques jours plus tard ! Depuis on aime se retrouver pour écouter de la musique, danser. Et aujourd’hui on se croise encore par hasard, c’est fou comme le monde est petit ! »

« Je suis médecin et chercheur, j’ai 80 ans et je travaille encore quatre jours par semaine. Vous savez pourquoi ? Parce que je veux sauver des vies : je fais de la recherche sur le cancer à l’université McGill. Je fais ça à temps partiel, pour m’amuser et pour transmettre mes connaissances aux plus jeunes : c’est ma passion. »

« On a un band qui s’appelle The Damn Truth, et on revient de quatre mois sur les routes, à vivre dans notre van avec le band et notre fils et sa nounou ! On a eu la chance de voir toute l’Amérique du Nord, et il s’est éclaté pendant la tournée. Ça ne l’embête pas de remonter dans le van tous les matins, même si chaque soir on est dans un nouvel hôtel, dans une nouvelle place. Il était super heureux de tout ça. On est comme une grande famille heureuse, c’est fou mais c’est ça. »

« Je ne sais pas pourquoi, mais à cinq ans je volais des ampoules. Ma mère me disait que j’allais en voler chez le curé. À un moment donné l’évêque m’a vu, il a trouvé des ampoules sous notre escalier, et sous notre balcon. À 17 ans, j’ai commencé à travailler pour un antiquaire ; je réparais des lampes. Et un jour, j’ai eu le goût d’avoir mon propre magasin. J’ai ouvert celui-là quand tous les autres fermaient. Aujourd’hui ça revient, les jeunes apprécient les vieilles affaires, ils réalisent que c’est plus solide que ce qui se fait aujourd’hui, et ils aiment l’idée de ne pas surconsommer ; ils sont sensibles à ça. »

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up