Perreault & Bussière

Vendre du luxe à 26 ans

Le courtier Vincent Bussière raconte comment il s'en est fallu de peu pour que sa carrière ne démarre pas.

Si vous suivez la série Vendeurs de rêve sur Noovo, vous savez déjà que la vie de courtier en immobilier n’est pas de tout repos. Les défis sont grands, les embûches se pointent sans crier gare, la vie personnelle et intime est même parfois chamboulée. Malgré ça, les 5 courtiers prenant part à l’aventure sont mus par une passion d’une intensité peu comparable.

Bref, vendre des propriétés de prestige, c’est pas fait pour n’importe qui. Et c’est d’autant plus surprenant de voir d’aussi jeunes personnes évoluer dans ce milieu comme des poissons dans l’eau. On s’est entretenu avec un des personnages de l’émission, Vincent Bussière, afin de tenter de percer le mystère de la passion pour l’immobilier.

Comment t’es arrivé dans le milieu de l’immobilier?

J’ai fait mes preuves très jeune. J’ai toujours eu un intérêt pour l’investissement immobilier. Vers 15-16 ans, je lisais des livres sur le sujet, je rêvais de bâtir un parc immobilier multilogements.

Et l’intérêt ne vient pas de ma famille; la seule personne impliquée dans l’immobilier était mon grand-père qui avait 8 logements.

Au fil du temps, je me suis intéressé par la vente. Mes emplois de jeunesse étaient en vente. Ensuite je me suis fait des contacts dans l’immobilier et des contact dans l’immobilier neuf m’on donné le goût pour cette veine.

À l’époque, je n’avais pas d’argent pour faire des acquisitions, mais je m’y intéressais quand même.

Ceci dit, ça n’a pas été facile . J’ai eu ma license à 19 ans. Ma première année a été catastrophique: j’ai touché le fond. J’avais une marge de crédit de vingt mille dollars, et je ne savais pu quoi faire. Mon premier réflexe a été de me dire que  ça me prenait plus qu’un salaire annuel.

Je savais que je devais me dévouer à 100%. Après beaucoup d’efforts et de sacrifices, j’ai réussi à renflouer les coffres.

Ensuite j’ai passé  beaucoup de temps à faire de la sollicitation. C’est ça qui m’a aidé: générer de la clientèle. J’avais pas d’autre choix.

Et comme j’ai toujours ciblé le haut de gamme, quand j’ai rencontré Kevin, on s’est très bien entendus.

As-tu toujours eu un certain goût pour le luxe?

Oui! Jeune, j’étais très sportif, je jouais au hockey et je voulais toujours le meilleur équipement, les plus beaux bâtons, les plus beaux patins. Mais j’avais pas d’argent. Je me disais qu’un jour je pourrai m’offrir ce genre d’équipement.

Comment s’est fait ton «éducation» sur le luxe?

Ça prend une certaine connaissance, mais pour commencer, il faut miser sur ce qu’on a: les relations. Un client va faire affaire avec nous s’il s’entend bien.  Ça prend un lien de confiance. Créer une chimie, établir un bon contact.

Ensuite ce qui compte, c’est l’expérience. Il faut savoir aller chercher les connaissances : matériaux, domaine de la construction, etc. Dans mon cas j’ai acquis ces connaissances avec le temps.

Est-ce que tes clients sont parfois surpris que tu sois aussi jeune?

Surtout au début; c’était d’ailleurs une crainte pour moi. Au début, je disais même que j’avais 20-21 ans. J’étais pas capable d’avouer que j’étais si jeune. Mais avec le temps c’est devenu un avantage de montrer qu’on a autant d’expérience et de connaissances à un si jeune âge.

Et avec les ventes, les clients sont vite rassurés.

Où te vois-tu dans 10 ans?

Dans 5 à 10 ans, j’aimerais avoir une équipe bien établie. Pas un gros volume d’équipe comme 20 ou 40 employés, moi c’est plus 10-12 employé. Je vois mon entreprise faire des ventes récurrentes, je me vois faire un peu plus de gestion et en parallèle j’aimerais faire des acquisitions multilogements. J’aimerais me bâtir un parc immobilier, avoir des centaines de logements en location et une entreprise de vente immobilière en place. J’ai beaucoup de détermination. Je suis  déjà en train de me préparer. C’est un challenge quotidien et je dois garder le focus sur le long terme, faire quelques sacrifices en cours de route et essayer d’équilibrer ma vie au quotidien.

Pour regarder Vincent et les autres poursuivre leurs rêves en vendant du rêve, suivez la série juste ici!

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