Germain Barre

URBANUIT : « After Porn Ends 3 », le docu-déception

Si vous avez lu le titre de cette chronique avant de cliquer dessus, vous vous doutez déjà que ceci n’est pas une critique très positive du dernier « After Porn Ends ». Le troisième volet de la série documentaire se penche sur les histoires d’une dizaine d’anciens performers et cherche à savoir comment leur vie a été affectée par leur passage dans le monde du divertissement pour adulte.

Ça, c’est ce qui est censé se passer en théorie. En pratique, le film s’attarde beaucoup plus sur la vie des intervenants lorsqu’ils travaillaient dans le milieu de la pornographie que sur ce qui s’est passé une fois qu’ils ont quitté l’industrie. Dans la plupart des cas, la portion de l’entrevue qui parle de l’impact que ce travail a eu sur leurs vies occupe en moyenne une minute et demie sur les 10-15 de l’entrevue…

Full disclosure : je n’ai pas vu les deux premiers films de la série ni Hot Girls Wanted, donc je ne sais pas comment After Porn Ends 3 se compare aux autres docu du genre. Par contre, je sais que ce n’est vraiment pas le documentaire le plus captivant que j’ai vu de ma vie.

Les entrevues sont présentées de façon assez froide et sont souvent entrecoupées de petites vignettes filmées lors d’un événement de l’industrie où des visages bien connus, comme Buck Angel ou Manuel Ferrera, interviennent, mais sans qu’ils y aient vraiment de lien entre leur propos et l’entrevue qui précède ou qui suit le clip.

Les histoires qu’on nous présente ont, pour la plupart, beaucoup de potentiel, mais After Porn Ends 3 ne semble pas être capable de l’exploiter.  

After Porn Ends 3 est loin d’être un documentaire parfait, mais au moins on y présente un étalage d’histoires variées. Des actrices ayant fait beaucoup de cash et qui ont pris leur retraite rapidement à celles qui tripent sur le milieu et qui y oeuvrent toujours, en passant par celles qui n’ont vraiment pas vécu un bon moment dans l’industrie de la porn et qui souhaitent partager leur histoire. C’était bien de voir les expériences différentes qu’on eues toutes ces personnes, mais la conclusion de chacune des entrevues est loin d’être satisfaisante parce qu’on sent qu’il y aurait beaucoup plus à découvrir sur les gens interviewés.

Les histoires qu’on nous présente ont, pour la plupart, beaucoup de potentiel, mais After Porn Ends 3 ne semble pas être capable de l’exploiter.  En coupant quelques intervenants et en mettant l’emphase sur les histoires les plus intéressantes, comme celle des fondateurs de la maison de production Fallen Angel ou sur Christy Canyon, l’ancienne porn star qui est maintenant animatrice radio, je pense que le rendu aurait été beaucoup plus captivant.

Bref, si vous avez regardé les deux premiers documentaires de la série, ou que l’industrie de la pornographie vous fascine, vous apprécierez peut-être After Porn Ends 3, mais ce n’est clairement pas un film qui va marquer les esprits. À regarder un dimanche après-midi, si vous avez terminé de binge-watcher Sex Education et que rien d’autre ne vous tente.

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Dans la même catégorie

URBANUIT : les aînés aussi ont une sexualité

Entrevue avec Caroline Vincent, directrice de l’organisme La Petite Culotte.

Dans le même esprit