Germain Barre

URBANUIT : comment les femmes autour du monde consomment la porno

Les analystes de données de Pornhub ont décelé des tendances intéressantes.

URBANUIT, c’est comme le Bleu Nuit de vos premières hormones : à l’heure où les enfants sont (censés) être couchés, on vous présente du contenu pop-sexu sans filtre, non-brouillé, sans pénis croches ou nounes vertes. N’ayez plus peur de monter le son!

Quels types de pornographie les femmes aiment-elles écouter? Je sais, c’est une question qui évoque une bien longue réponse. Surtout quand on tente de connaître les habitude de consommation de porno des femmes AUTOUR DU MONDE.

C’est pourtant l’exercice auquel s’est prêté Pornhub pour le compte du média Mashable, en analysant les données de son site web. Les résultats sont intéressants et parfois surprenants.

Bon, là, il y a quelques concessions à faire avant de plonger dans le vif du sujet.

Ces données ne concernent que les femmes fréquentant les plateformes de Pornhub. De plus, il n’est pas spécifié si, dans cet exercice, le terme «femme» désigne seulement les femmes cis ni quelles orientations sexuelles il regroupe.

Les lesbiennes ont la cote

Tout d’abord, sachez que les femmes d’Amérique du Nord, du Brésil, de l’Australie et d’une bonne partie de l’Europe de l’Ouest trippent sur la catégorie «lesbienne».

C’est une catégorie qui est plus populaire de 151% auprès des femmes comparé aux hommes.

Personnellement, je trouve qu’en porno mainstream, certains actes comme le cunilingus et la stimulation externe et interne avec les doigts sont mieux maîtrisés par les femmes que les half-assed lichettes de clitoris de 15 secondes et autres gros doigts maladroits qu’on voit généralement dans les vidéos hétéros.

Au Canada, on aime ça aller droit au but

Pour les Canadiennes, pas le temps de niaiser: avec la job, la famille, la vie sociale, on se roule la bille entre deux 5 à 7 devant un vidéo de best-of de lesbiennes. En d’autres mots, on consomme 42% plus de compilations diverses qu’ailleurs dans le monde.

On aime aussi regarder des ménages à trois et des hommes qui se masturbent seuls.

Mentions honorables d’autres pays:

Les Pays-Bas et ses citoyennes qui trippent sur les golden showers (83% plus qu’ailleurs dans le monde).

Les Polonaises qui affectionnent la porno vintage (99% plus qu’ailleurs dans le monde)

Les Allemandes qui entretiennent une vraie passion pour les pieds (165% plus qu’ailleurs dans le monde)

Les États dans tous leurs États

Bien qu’il soit dommage que cette recherche ne se soit pas attardée aux provinces canadiennes, c’est quand même drôle de regarder la carte des recherches les plus populaires faites par les femmes, selon les états américains.

Gros shout-out aux Texannes et leur intérêt pour le ciseau, de même qu’aux femmes de l’Idaho avec leurs envies sucrées de porno de My Little Pony!

Ça change avec l’âge

Dernier point saillant de la recherche, les intérêts selon l’âge. Chez les jeunes femmes de 18 à 24 ans, la porno hentaï est 81% plus populaire que dans les autres tranches d’âge. Rendues entre 25 et 34 ans, ce sont les filles tatouées qui attisent le désir. De 35 à 44 ans, ce sont les 3somes à double pénétration qui sont populaires. Et à partir de 45 ans jusqu’à 64 ans, les femmes sont intéressées soit par la catégorie «mature», soit par les vidéos «vintage». 

Et que veulent regarder les femmes de 65 ans et plus? Des handjobs

Quelle conclusion tirer de cette étude? Que les femmes ont des goûts et des intérêts variés, qu’elles semblent rechercher des modèles qui leur ressemblent et de la porno qui met de l’avant le plaisir féminin.  D’ailleurs, au cours des prochaines semaines, URBANUIT compte vous faire découvrir des initiatives et des femmes fascinantes qui font brasser l’industrie de la pornographie. À suivre!

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Dans la même catégorie

URBANUIT : les aînés aussi ont une sexualité

Entrevue avec Caroline Vincent, directrice de l’organisme La Petite Culotte.

Dans le même esprit