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Travailler auprès des enfants en étant un homme, c’est possible!
Parce qu'il est temps de briser les clichés sexistes sur le métier d’éducateur en service de garde.

URBANIA et le Cégep de Baie-Comeau s’unissent pour promouvoir le programme Techniques d’éducation à l’enfance et vous montrer qu’on peut être de sexe masculin et s’épanouir en travaillant avec des enfants.
« Quand je suis arrivé au Cégep de Baie-Comeau, le seul garçon du programme était un finissant et on ne s’est donc jamais croisés. Ça fait trois ans que je suis la seule personne de sexe masculin de la promotion », s’amuse Stéphane Delattre. Arrivé de France au Québec en 2021, le jeune homme de 24 ans n’a pourtant pas hésité à se diriger vers ce domaine d’étude : « Les enfants viennent naturellement vers moi. J’ai la volonté de prendre soin d’eux et de les accompagner dans leur développement… j’ai essayé, et ça me plaît parfaitement! »
Dans des cégeps comme celui de Baie-Comeau, le programme de Techniques d’éducation à l’enfance permet d’apprendre à favoriser le développement de l’enfant dans différentes sphères : motrice, cognitive, socioaffective, langagière… Cela requiert de solides compétences en psychologie, précise Mégane Carrier, âgée elle aussi de 24 ans et qui a déjà ouvert son propre milieu de garde, il y a un an et demi, dans le Cégep de Baie-Comeau :
« Je crois que le plus gros des clichés encore véhiculés est que c’est un métier facile, qu’on ne fait que “jouer” avec les enfants, mais c’est tellement plus! »
Le premier cours théorique de Stéphane était d’ailleurs bien loin du jeu, et c’est l’un de ceux qui l’a le plus marqué. « Le cours de sécurité, c’est vraiment la base pour se sentir à l’aise dans ses interventions. Il sert à reconnaître que l’environnement dans lequel sont les enfants est sécuritaire et à s’enlever un stress supplémentaire », explique le jeune homme. Les cours théoriques balaient large, de la psychologie de l’enfance à la sécurité, en passant par des cours sur la littérature et l’imaginaire et d’autres sur la pédagogie par la nature.
Maintenant en troisième année, Stéphane a multiplié les stages et les expériences. Les interventions sont nombreuses, et il a des dizaines d’anecdotes à raconter. Comme cette fois où, pendant un stage, il a laissé une empreinte de pas profonde dans la neige.
« Un enfant est arrivé, a regardé le trou et m’a demandé ce que c’était. Je lui ai répondu que c’était un lac. Il est allé chercher un bout de bois pour en faire une canne à pêche, et on s’est retrouvés à pêcher à neuf. C’était tout simple, mais ç’a développé leur créativité, et c’est ce qui fait que j’adore déjà mon futur métier », raconte l’éducateur en formation, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.
En témoignant ainsi de son expérience, Stéphane espère réussir à briser les clichés sur le métier d’éducateur en service de garde, beaucoup trop ignoré par les hommes. Actuellement, seulement de 1 à 2 % des éducatrices du Québec sont des… éducateurs. « On ne doit pas se fier aux préjugés, ce métier est autant pour les hommes que pour les femmes! », soupire Mégane Carrier.
Si Stéphane a réussi à démonter de nombreux clichés en lien avec sa profession au fil de son parcours, il en reste encore un avec lequel il n’est pas encore à l’aise à 100 %, même si les choses vont en s’améliorant grâce au soutien de ses collègues.
« J’ai toujours un peu peur du regard des parents en ce qui a trait au changement de couches. C’est bête, parce que mon entourage me fait confiance, mais j’ai déjà eu des remarques, minoritaires, qui disent que c’est dégoûtant », dit Stéphane avec émotion.
Le programme est ouvert à tous et à toutes, et permet de faire rapidement son entrée sur le marché du travail. Stéphane a un petit conseil pour ceux et celles qui se demandent si ce métier est fait pour eux ou elles : « Il faut apprendre à être souple, savoir s’adapter. Si on est un peu trop perfectionniste, qu’on aime que les choses soient prévisibles, il va falloir revoir ses attentes, car rien ne se passe jamais comme prévu! » Et c’est justement ce qui l’a autant intéressé dans le métier : le fait de ne jamais vivre deux fois la même journée auprès des enfants.
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Peu importe le genre auquel vous vous identifiez, si vous avez envie de travailler avec les enfants et que cet article a piqué votre curiosité, n’hésitez pas à aller voir du côté du Cégep de Baie-Comeau et de son programme Techniques d’éducation à l’enfance.