Tout ce que vous ne saviez pas sur les maternelles

Le sujet de la maternelle 4 ans, étampé de force dans le cerveau des Québécois par le Premier ministre François Legault depuis les dernières élections provinciales, est un sujet qui divise. C’est aussi un enjeu sur lequel il est difficile de se faire une tête quand on ne connaît pas tous les tenants et aboutissants. 

Dans l’un de nos sondages aucunement scientifiques réalisés sur Instagram, 52% des membres de notre communauté qui ont répondu nous disaient ne pas avoir une opinion arrêtée sur la question. C’est dans l’optique de faire la lumière sur cet enjeu que l’émission de télé Zone franche a réuni six invités aux points de vue différents pour discuter de la question.

Et souvent, pendant la préparation de l’émission, les recherchistes qui creusent le sujet tombent sur des éléments d’information qui les étonnent.

Voici trois choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur la maternelle au Québec.

Non, la maternelle n’est pas obligatoire

Depuis septembre 1997, toutes les écoles, qu’elles soient privées ou publiques, ont l’obligation d’offrir un service de maternelle 5 ans (pour la petite histoire, il y avait déjà de la résistance à l’époque). Pourtant, cette année d’éducation préscolaire n’est pas obligatoire. Les parents peuvent très bien choisir de ne pas envoyer leurs enfants à la maternelle.

Une information qui surprend 50% de nos lecteurs qui croient que c’est un passage obligé. Avec raison, puisque le gouvernement révélait cette année que 98% des enfants de 5 ans fréquentaient la maternelle.

L’âge diffère d’un pays à l’autre

Tout dépendant d’où on se situe sur la planète, l’âge de l’instruction obligatoire à temps plein est différente. Au Canada, tout comme aux États-Unis, au Portugal, en Norvège et en Belgique, un enfant doit rejoindre les bancs d’école à l’âge de 6 ans.

En France et en Hongrie, c’est dès 3 ans que les enfants doivent commencer leur éducation obligatoire. Beaucoup plus tôt que dans les pays nordiques comme la Finlande et la Suède où le parcours scolaire débute à l’âge de 7 ans.

Profession :  jardinières

Si aujourd’hui on ne fait plus de distinction dans l’appellation entre les professeurs de primaire et de préscolaire (ils ont d’ailleurs le même diplôme), on appelait autrefois les enseignants de maternelle des « jardinières ».

En 1953, elles se sont unies pour former l’Association canadienne des jardinières d’enfants. En 1966, des maternelles ont vu le jour à travers la province, alors qu’elles étaient auparavant confinées majoritairement à l’enseignement privé. En 1968, on a changé le nom pour l’Association d’éducation préscolaire du Québec et l’appellation « jardinière » est peu à peu tombée dans l’oubli.

Pour bien comprendre la nature du débat qui anime la province sur les maternelles 4 ans, rendez-vous ici.

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