Top 8 subjectif des meilleurs films de Leonardo DiCaprio

Au début, il n’y avait rien sur Terre. Puis, une cellule s’est alliée à une autre et une autre et une autre et une autre encore… Un premier micro-organisme apparu. La vie naissait. Un jour, une créature (sûrement dégueulasse) prit forme dans l’eau et en sortit pour devenir terrestre et, des milliards d’années plus tard, devint l’Homo sapiens.

Après 200 000 ans d’essais et d’erreurs, toute cette évolution atteignit la perfection. C’était le 11 novembre 1974. Ce jour-là, un miracle est arrivé.

Leonardo DiCaprio est né.

Ça résume mon rapport à Leonardo. Je ne suis pas fan de lui. Je remercie simplement le ciel de vivre à une époque où je peux regarder au loin en me disant que quelque part, caché derrière l’horizon, entouré de mannequins allemandes, Leonardo boit du champagne dans une maison avec des moulures compliquées.

En apprenant sa nomination aux Oscars, j’en ai profité pour pleurer et faire la somme de mes connaissances encyclopédiques sur lui. Au risque de prouver que ma vie n’a pas servi de modèle à 1, 2, 3 Party, j’ai voulu les partager avec vous.

Voici donc un classement de mes 8 films préférés de Leo :

8- Gangs of New York [2002, réalisé par Martin Scorsese]

On regarde si on veut voir : un Leonardo au terme de sa jeunesse, violent et en rupture avec tout ce qu’il a fait auparavant.

Tous les Leonardo-DiCapriologues s’entendront sur deux choses à propos de ce film. Premièrement, ce n’est pas son plus grand. Par contre, et deuxièmement, il est très important dans sa carrière puisqu’il marque son vrai retour après Titanic. (Il faut renier The Beach, sorte d’Auberge espagnole « humour » en moins et Moby en plus… Qui peut tolérer?)

En fait, avec la violence de son personnage, ses cheveux longs de fan d’Osheaga et son hygiène de gars pour qui la douche est une rumeur, il se dissocie complètement de son image de beau gars susceptible de se ramasser sur des t-shirts vendus dans les tabagies.

Bref, c’est son premier pas vers le grandiose.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : se couper la joue et organiser une bataille de rue avec haches et couteaux de boucher entre amis.

7- Revolutionary Road [2009, réalisé par Sam Mendes]

On regarde si on veut voir : la réunion tant attendue de Leo et Kate. On a droit à un Leo fragile et, grâce aux retours en arrière, on retrouve le Leonardo de sa jeunesse!

Revolutionary Road est très rarement mentionné dans les Top-Leonardo. Pourtant, il faut voir ce film parce que Leo est hallucinant de vérité dans le rôle d’un père de famille désabusé en 1955. En plus, il semble être un père compétent. Et compétent selon les standards paternels d’aujourd’hui, pas ceux des années 50 où un père buvait en conduisant tout en botchant sur le bébé assis sur ses genoux.

J’aime ce film parce qu’on y voit un homme qui s’enlise dans la paresse du confort et déserte l’audace ce qui finit par attrister Kate. Au fond, il fait tout ce que j’essaie d’éviter dans ma vie et il me fait réfléchir à mes propres ambitions qui sont : garder une fougue et ne pas faire de peine aux gens que j’aime.

Ce à quoi j’ajouterais ne jamais faire partie de la race de ceux qui applaudissent en avion.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : faire un mariage malheureux.

6- Romeo + Juliet [1996, réalisé par Baz Lhurman]

On regarde si on veut voir : Leonardo avant Leonardo. Esthétiquement déjà parfait, mais avec toute la naïveté de la jeunesse.

Pour plusieurs, ce film a ouvert les portes du théâtre. William Shakespeare est devenu un nom connu et nous avons plongé dans ses grands classiques, passé nos après-midis à le lire à la bibliothèque et inventé le jeu Hamlet-chasseur… Ou pas.

Grâce à l’adaptation théâtrale de ce film, j’ai vécu mon premier succès théâtral. Tous mes camarades de la classe 5e année C de Francine Granger ont CA-PO-TÉ! Plus que sur mon adaptation solo du Journal d’Anne Frank en danse contemporaine.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : sortir avec la personne qu’on haït le plus au monde et porter des chemises Dragon Ball.

5- Wolf of Wall Street [2013, réalisé par Martin Scorsese]

On regarde si on veut voir : l’incarnation même de la débauche.

C’est son premier GRAND film. Oui Titanic a marqué les esprits. Oui, The Aviator est excellent. Mais, la variété des scènes fait en sorte que The Wolf of Wall Street est dans une classe à part. En plus, pour une très rare fois, il sait être comique. Comique pour vrai et non pas comique Adam-Sandler-je-fais-un-film-sur-un-homard-qui-pète-tout-le-temps.

Je me souviens qu’en voyant ce film, je me suis dit : « Ça doit être vraiment extraordinaire comme vie ». J’étais prêt à vivre la débauche, réécrire La Philosophie dans le boudoir et porter des pantalons à plis français pastel. Puis, j’ai calé une 0.5%, j’ai vomi et suis retourné boire ma tisane en lisant de la poésie. Je ferai une orgie dans un avion une prochaine fois.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : vendre un stylo, faire du bateau dans un ouragan et porter des cravates Snoopy.

4- What’s eating Gilbert Grape [1994, réalisé par Martin Scorsese]

On regarde si on veut voir : un Leonardo très jeune et méconnaissable.

Whats eating Gilbert Grape est la première apparition de Leo sur les radars. On découvre un jeune blond transcendant la vérité dans son rôle d’handicapé mental. Ce rôle lui valut sa première nomination aux Oscars et fut la pierre d’assise de sa carrière. À voir pour tous les fans et même pour les hérétiques.

Ce film est mon premier vrai contact avec Leonardo. Ça commençait très mal : des paysages ruraux, Johnny Depp qui s’ennuie dans un village qui s’ennuie encore plus que lui… Le genre de films qui nous ferait confondre Germinal avec The Avengers. Puis, son petit frère arrive. C’est la révélation! Il donne un sens à ma vie. Je veux tout faire comme ce dénommé Leonardo DiCaprio!

Je veux être acteur.

Je veux être aussi bon que lui.

Je veux grimper sur les châteaux d’eau.

Où en suis-je avec ces projets?

Au moins, je sais que la mobilisation des pompiers-araignées coûte 3358 $.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : Déménager à Terrasse-Vaudreuil la ville la plus ennuyante au monde et ne plus jamais se laver.

3- The Aviator [2004, réalisé par Martin Scorsese]

On regarde si on veut voir : Leonardo franchir le cap de l’excellence.

Ce film est sa première incarnation réussie d’un personnage réel (rappelons-nous son horrible Louis XIV et son atroce Arthur Rimbaud). C’est aussi son premier pas vers les personnages troublés psychologiquement. Tendance qu’il assumera complètement à partir de 2010. En plus, ça parle de cinéma et d’avions! (Moi ça m’allume.)

De tous ses films, The Aviator est celui dans lequel je me reconnais le plus. Non pas parce que je suis un milliardaire excentrique qui a des relations sexuelles avec les plus belles femmes de mon époque, mais parce que moi aussi je fais des crises pour une poussière inappropriée et peux écouter le même film pendant des jours assis nu dans mon divan… Ça y est. Vous savez tout sur moi.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : Répéter la même phrase pendant des jours, brûler ses vêtements et investir tout son argent dans de mauvais projets d’aviation.

2- Titanic [1997, réalisé par James Cameron]

On regarde si on veut voir : LE Leonardo DiCaprio.

Le Leonardo DiCaprio pour qui l’humanité a craqué et celui qui s’est ramassé dans les agendas de toutes les filles nées avant 1996. Son jeu est ordinaire SAUF QUE… Il a les cheveux longs, le regard perçant et la naïveté de sa jeunesse. Bref, c’est le film qui aurait pu le couler et le confiner à une carrière de Freddie Prinze Jr. Mais non, comme Rose, il a laissé mourir Jack et s’en est sorti!

En ce qui me concerne, ce film est le plus important de ma vie. Il a déterminé mon essence. Si vous vous demandez pourquoi je suis trop intense en amour, porte toujours des complets trois-pièces, danse mal, suis expert en sécurité nautique et je dessine des prostituées dans Hochelaga, c’est à cause de Titanic.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : rester dans l’eau glaciale, ne pas voir qu’il y a ABSOLUMENT de la place pour deux sur la porte qui nous sert de radeau et attendre que passe le temps.

1- The Revenant [2015, réalisé par Alejandro G. Iñárritu]

On regarde si on veut voir : un Leonardo au sommet de son art!

The Revenant est son film mythique. On le savait capable de tout. De jouer le drogué dans Basketball Diaries, le sadique dans Django et l’ennui dans The Beach. Avec The Revenant, il a poussé la note encore plus loin. Il s’est mis en danger physiquement et s’est transformé comme jamais auparavant avec son look de survivant/gars ayant un atelier de couture dans le Mile-End.

Certains diront qu’il a été meilleur dans d’autres films. Mais, c’est son chef-d’oeuvre. C’est son billet pour l’Oscar tant attendu. Qui, en 2015, a offert une performance plus convaincante et investie que celle de Leonardo? Je sais que le comédien des publicités de A&W s’est dépassé et nous a tous convaincus d’aller nous acheter des mini-mozza-burgers, mais sinon qui?

S’il ne gagne pas avec ce film, c’est la mort de l’espoir.

Expérience à tenter pour se rapprocher de Leo : marcher nu à -30 °C, se faire enterrer vivant et manger du foie de loup cru.

Si vous avez des commentaires ou objections, n’hésitez pas à me contacter sur ma page Facebook. Ça me fera plaisir de vous lire et d’enfin avoir une bonne raison pour parler de Leonardo.

Pour lire un autre texte de Philippe Audrey Larrue St-Jacques : « Suis-je amoureux? »

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