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Survivre aux auditions des Jeux de la comm à l’UQAM

Trousse à outils pour essayer de faire partie de l’élite (ou presque).

Par
Violette Cantin
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Tu étudies à la Faculté de communication de l’UQAM et tu RÊVES de participer aux Jeux de la communication (JDLC)? Tu es au bon endroit, puisque je t’ai préparé un guide de survie aux qualifications des JDLC. Deux semaines pas reposantes, mais qui en valent vachement la peine.

D’abord, une petite présentation : je m’appelle Violette et je fais partie de la délégation de l’UQAM aux JDLC pour une deuxième année consécutive. Maintenant que ma crédibilité journalistique est solidement établie, enchaînons.

Comment ça marche

Si tu ne sais pas exactement c’est quoi, les Jeux de la comm, je t’invite à faire tes recherches sur le web comme un bon vieux anti-vax. Pour ma part, je vais me concentrer sur le processus de sélection de l’UQAM.

Une centaine de personnes tentent d’obtenir l’une des 33 places disponibles dans la délégation chaque année, ce qui en fait l’université aux auditions les plus contingentées.

Tu dois t’inscrire à trois qualifications ainsi qu’à celle de sport, sur laquelle je reviendrai. Une qualif, c’est une simulation de l’épreuve qui t’attend aux Jeux. Si tu t’inscris à celle de pitch publicitaire, par exemple, tu auras de 24 à 48 heures pour développer une campagne publicitaire pour un client qui te sera spécifié. Tu devras ensuite présenter ta campagne devant les juges.

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Le déroulement

Les qualifications ont souvent lieu à l’UQAM, bien que depuis l’année dernière, plusieurs d’entre elles ont eu lieu dans les bureaux de l’entreprise Moonstruck. Avant de présenter ton travail, tu dois patienter dans la salle d’attente, que j’ai affectueusement surnommée « l’antichambre de la mort ». Moi qui ne suis pas une grande stressée de nature, j’avoue que j’ai vécu certaines des minutes les plus anxiogènes de mon existence dans cette chère salle. Sans compter qu’il y a d’autres candidat.e.s qui attendent avec toi, ce qui t’oblige à avoir un small talk de base. « Tu fais quelles autres qualifs? » « Est-ce que ça s’est bien passé pour toi jusqu’à maintenant? » Ne lésine pas sur les hochements de tête pleins de compassion et les rires affables.

Me voici dans l’antichambre de la mort quelques minutes avant ma qualif Gestion de crise. J’ai le sourire aux lèvres et de la Monster dans les veines.
Me voici dans l’antichambre de la mort quelques minutes avant ma qualif Gestion de crise. J’ai le sourire aux lèvres et de la Monster dans les veines.
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Dans la salle d’évaluation, il y a les deux chef.fe.s de la délégation et les mentor.e.s. Les mentor.e.s sont des jeunes professionnel.le.s qui vont entraîner les délégué.e.s pendant toute l’année.

Conseil no 1 : Mets le reste de ta vie sur pause

Bon, j’avoue que ça semble un peu extrême. Reste que les mandats que tu dois réaliser te seront envoyés peu de temps à l’avance. Une fois que tu en reçois un par courriel, commence à réfléchir à ton idée, brainstorm avec tes proches, présente-leur le fruit de ton travail : aucun effort ne sera de trop. Même si au fond, ton idée de scénario de sitcom, c’est de la bouette, pratique-toi à la présenter comme si c’était le plus grand coup de génie de l’histoire.

Et la dure réalité, c’est que malgré tous tes efforts, ça se peut que tu sois pas pris.e. Mais pour mettre toutes les chances de ton côté, vas-y all in et regarde pas en arrière.

Ces deux candidates angoissent avant leur qualification de radio.
Ces deux candidates angoissent avant leur qualification de radio.
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Conseil no 2 : Marque les esprits

Pour marquer les esprits, pas besoin d’un stunt exubérant du style : j’entre dans la salle de qualif et je me mets en speedo en chantant le jingle de Maxime Bernier. Reste que les chef.fe.s voient environ 300 qualifications en deux semaines : leur concentration est soumise à rude épreuve. Trouve un moyen pour que la chefferie et les mentor.e.s se souviennent de toi quand ils créeront la délégation.

Parfois, une manière de laisser sa marque, ça peut être aussi banal que de connaitre ton texte sur le bout de tes doigts et d’être l’une des seules personnes qui n’a pas de trou de mémoire, par exemple. Je l’avoue, je parle d’expérience : on salue ici ma qualif d’art oratoire en 2020.

Conseil no 3 : Montre ton spirit

Le mercredi de la deuxième semaine de qualifs, c’est le party. Aie un verre à la main, qu’il soit alcoolisé ou pas, mais n’abuse pas de la boisson. Ce qui compte vraiment, ce sont tes performances dans les autres épreuves. Même si tu es le ou la party animal qui vomit sur la table du bar dès 22 h, ça ne te donnera pas de points supplémentaires.

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Socialise même si ça te rend mal à l’aise et surtout, reste jusqu’à la fermeture du bar. Ensuite, tu peux aller te coucher. De toute manière, tu devras faire du sport le lendemain matin à 7 h pour prouver que tu es spirit.

Et même si tu es habité.e d’une tenace envie d’évacuer le houblon en faisant des push-ups hangover dans le parc Lafontaine, fais semblant que c’est le plus beau moment de ta vie.

Le lendemain du party, des ami.e.s et moi sommes en route vers le parc Lafontaine pour faire souffrir nos muscles. Il n’est pas encore 7 h.
Le lendemain du party, des ami.e.s et moi sommes en route vers le parc Lafontaine pour faire souffrir nos muscles. Il n’est pas encore 7 h.

Conseil no 4 : Relativise

J’avoue qu’à ce point-ci du texte, ça peut sembler incohérent. Mais la vérité, c’est que le processus de sélection est subjectif. Je répète : sub-jec-tif. Il ne définit pas ta valeur ni qui tu es. Chaque année, des personnes super talentueuses ne sont pas sélectionnées. Un cas classique de beaucoup d’appelé.e.s, peu d’élu.e.s.

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J’en profite pour démentir le mythe selon lequel il faut absolument connaître les chef.fe.s ou d’autres personnes haut placées pour entrer dans la délégation. À ma première année, je ne connaissais pas les chefs et à peu près personne qui participait aux qualifs. Oui, ça demeure deux étudiant.e.s qui choisissent qui est pris et qui ne l’est pas. Mais sincèrement, tout est possible.

Conseil final : Aie du plaisir

Je ne réinventerai pas le peptalk. Quand tu entres dans la salle de qualification, oublie ton stress et tous les autres facteurs hors de ton contrôle, et concentre-toi sur ta performance (c’est ce que mes parents me répétaient avant que je parte en Bixi électrique vers mes premières qualifications, et force est de constater que c’était vrai).

Montre aux juges que tu as du plaisir à être là. Éclate-toi. Et qui sait? Ça te mènera peut-être tout droit vers l’expérience la plus trippante de ton parcours universitaire…

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