.jpg.webp)
URBANIA et Parcs Canada s’allient pour vous proposer un emploi d’été enrichissant.
Quand on est étudiant, l’été est à la fois synonyme de vacances et de… travail. Pour les passionnés de plein air ou d’histoire, ou pour ceux qui veulent voyager pendant l’été, les emplois étudiants de Parcs Canada constituent des occasions parfaites de découvrir une nouvelle région du pays!
Voyagez au Québec le temps d’un texte avec Jacob, Mathieu et Philippe, qui racontent leur été dans différents sites administrés par Parcs Canada.
Jacob, étudiant en sciences humaines au Cégep Limoilou, à Québec, a travaillé comme guide-interprète dans le quartier historique de sa ville l’été dernier, alternant tous les jours entre les lieux historiques nationaux des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis, des Fortifications-de-Québec et Cartier-Brébeuf, à deux minutes de chez lui.
« Les guides sont chargés d’animer des visites, mais aussi d’accueillir les visiteurs et de répondre à leurs questions », explique Jacob, un passionné d’histoire pour qui c’était le premier été à Parcs Canada.
Pour bien connaître les sites où il allait travailler, Jacob a suivi deux semaines de formation payées. Pendant les formations, Parcs Canada met l’accent sur l’inclusivité. « C’est vraiment un milieu de travail inclusif. Mes chefs d’équipe se sont toujours assurés que les gens issus de la diversité se sentent bien. Ça fait véritablement une différence sur un lieu de travail », dit Jacob.
Pendant ces deux semaines, les étudiants passent plusieurs jours sur le terrain pour connaître les sites et leur histoire. « On nous en apprend beaucoup plus que ce qu’on peut dire en une seule visite, afin qu’on soit capables de répondre aux questions », explique Jacob.
Ses discussions avec ses collègues et des visiteurs tout autant passionnés que lui ainsi que les documents mis à sa disposition au lieu historique national des Fortifications-de-Québec ont permis à Jacob d’approfondir ses connaissances tout au long de l’été. « Tu animes une visite de deux heures sur les stratégies militaires, et un des visiteurs te dit qu’il est prof d’histoire aux États-Unis! Ça donne des conversations tellement enrichissantes! »
Les guides-interprètes sont encouragés à adapter leur visite selon les sujets qui les passionnent. Jacob en a donc profité pour intégrer à sa visite ses connaissances sur les peuples autochtones et la géopolitique. « Les gens étaient toujours intéressés parce que ça a passé sous le radar de nos cours d’histoire. Pour moi, c’était vraiment valorisant de pouvoir développer ma visite selon mes champs d’intérêt et de partager mes connaissances », explique Jacob, qui aimerait étudier en sociologie à l’université.
« Un autre truc que j’ai vraiment aimé, c’était d’interpréter un personnage en costume d’époque au parc de l’Artillerie! », raconte-t-il en riant – une belle façon selon lui d’exploiter sa créativité et d’enseigner l’histoire à sa propre sauce.
« L’été à Parcs Canada, c’est pas du travail! Ma session et mon travail en restauration sont beaucoup plus rushants. Je vais à Parcs Canada pour être un nerd d’histoire et rencontrer des gens qui viennent de partout dans le monde », résume-t-il, ajoutant qu’il songe à renouveler l’expérience cet été.
« C’est aussi super plaisant parce que ça nous permet de tisser des liens avec nos collègues », explique Mathieu, qui cohabitait avec d’autres étudiants, des employés de conservation en géomatique et un capitaine de bateau de Parcs Canada. « Vu qu’on est loin de chez nous, on devient comme une petite famille. On faisait des soupers, et les gens de la place nous ont vraiment accueillis à bras ouverts! »
Adolescent, il est tombé sous le charme de l’île aux Noix et du métier de guide-interprète, qu’il a appris graduellement en faisant des remplacements pendant l’été. « Pour aller travailler au Fort-Lennox, il faut prendre le bateau et se rendre sur une île quasi intouchée où il n’y a pas de voitures », dit-il. « Chaque matin, ça me mettait dans un esprit d’émerveillement et de vacances, même si, au fond, j’allais travailler. »
Les étés suivants, il y est retourné dans le cadre d’un emploi étudiant, pour finalement décrocher un poste permanent quelques années plus tard, pendant ses études au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Parcs Canada offre des horaires flexibles pendant la session, pour ceux qui voudraient conserver leur emploi après l’été, comme Philippe.
Présentement, Philippe travaille à l’élaboration d’une série d’ateliers virtuels, offerts par Parcs Canada en collaboration avec École en réseau, qui seront diffusés tout au long de l’année dans le réseau scolaire canadien.
Cette épouvantable question qui attend les étudiants d’une semaine à l’autre, on ne sait pas toujours comment y répondre. Les histoires de Jacob, de Mathieu et de Philippe vous ont fait voyager le temps d’un article, mais elles peuvent aussi être le début pour vous d’un été trippant.
***
Ça vous intéresse? Parcs Canada est en recrutement pour la saison estivale 2024 dans les domaines suivants :
Découvrez l’ensemble des emplois offerts juste ICI.
En 2018, Mathieu étudiait en bioécologie quand il a postulé pour un emploi de guide-interprète à la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan afin de travailler dans son domaine. « J’ai passé l’entrevue à la fin de ma session et une semaine plus tard, j’avais la job et je partais pour la Côte-Nord, sans même savoir vraiment où je m’en allais », raconte l’étudiant, qui termine aujourd’hui son baccalauréat en biologie à l’Université de Sherbrooke.
Les emplois étudiants de Parcs Canada s’étendent généralement de la mi-mai au début août, selon les dates de retour en classe. Pendant l’été, Mathieu a habité dans l’une des maisons réservées aux employés de Parcs Canada. « L’an dernier ça tombait bien parce que je quittais mon appartement en mai, donc je n’avais pas de loyer à payer pendant l’été », raconte Mathieu, qui logeait à Havre-Saint-Pierre. Pour beaucoup d’étudiants qui doivent sous-louer leur appartement en ville, ces logements à prix raisonnable facilitent l’installation en région éloignée.
Travailler sur la Côte-Nord, c’est aussi une façon pour Mathieu de décrocher et de profiter du rythme tranquille de petites municipalités comme Havre-Saint-Pierre. « Quand je vais travailler là-bas, on dirait que je peux me grounder, respirer! » dit Mathieu. « Finir une grosse journée de travail et aller m’asseoir sur la plage pour regarder la mer, c’est apaisant. » Une impression que partagent d’ailleurs les étudiants qui ont travaillé au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, à Tadoussac, et au parc national Forillon, en Gaspésie. Ah, la mer!
Après une pause de deux étés passés en ville, Mathieu a repris son poste étudiant avec Parcs Canada à l’été 2023. « J’ai vraiment envie que les gens découvrent l’archipel de Mingan, qu’ils viennent voir », dit-il, après avoir guidé des visites sur quatre îles de l’archipel. Il compare l’endroit à une autre planète où sa passion pour la biologie est comblée. « La flore et la géologie y sont vraiment particulières. Il y a là des plantes rares qu’on trouve seulement dans le Grand Nord. Aucun autre paysage québécois ne ressemble à ça! »
À 16 ans, le temps d’un été, Philippe a décroché un emploi étudiant à Parcs Canada au lieu historique national du Fort-Lennox, tout près de chez ses parents. « Je ne m’attendais pas, en acceptant de distribuer des sondages pour Parcs Canada, à y être encore 16 ans plus tard! », s’esclaffe le guide.
Au gré des emplois saisonniers, il a souvent changé de site. « On peut aller travailler dans des lieux historiques, des aires marines, des parcs nationaux, des installations de canaux et d’écluses dans tout le Canada! » Il ajoute que dans les régions anglophones du Canada, les Québécois sont avantagés, parce que la maîtrise de deux langues est un atout.
Il note que tous les profils d’étudiants peuvent être pertinents pour un emploi à Parcs Canada : « J’ai été chef d’équipe pour des étudiants en médecine, en littérature, en histoire – name it. » Il y a d’ailleurs une variété de postes étudiants à pourvoir : à l’opération des Canaux et Voies navigables, en conservation des ressources et en environnement, en géomatique, en entretien au parc national de la Mauricie, etc. « Tous les talents peuvent trouver leur place à Parcs Canada », insiste-t-il.
Cela dit, pour Philippe, aujourd’hui père de famille, l’élément le plus marquant de son emploi reste les relations humaines. « J’ai rencontré ma conjointe, le parrain de ma fille et certains de mes meilleurs amis en travaillant au lieu historique national du Fort-Chambly! C’est une expérience de travail intense, et c’est vraiment propice à créer des liens profonds », dit-il.