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Avec les dancefloors fermés et les espaces de rencontres sociales limitées par les mesures sanitaires, les derniers mois ont peut-être été difficiles pour tous les célibataires en quête d’un peu de chaleur humaine. Par la force des choses, le monde du dating a lui aussi dû se confiner au plus grand regret des grands aventuriers de la nuit.
Bien que les nouvelles rencontres sociales ont presque été reléguées au rang des choses à éviter, les deux cofondatrices de la nouvelle application de rencontres montréalaise LoveInSync voient la réalité des derniers mois comme une occasion de prendre le temps de repenser à l’art de se rencontrer en ligne. Se présentant comme étant la première plateforme de rencontre conçue pour connecter des célibataires conscients et orientés vers le développement personnel, Tina Jesso et Susan Hum cherchent à brasser les normes d’une industrie menée par les géants Tinder, Bumble et Grindr.
On a discuté avec Tina de cette nouvelle réalité du dating et des défis qui attendent le duo dans la course aux applications de rencontres
«En général, le taux de participation et d’inscription sur les sites de rencontre a augmenté. Et je pense que ça a beaucoup à voir avec la distanciation sociale et les restrictions dans les bars et les restaurants. Les gens s’ennuient vraiment de la connexion humaine qu’on pouvait avoir plus facilement avant cette pandémie. Les applications de rencontre sont une belle façon de pallier ce manque, tout en respectant les consignes sanitaires. Alors, bien que la situation soit difficile et parfois dévastatrice pour de nombreuses entreprises dans le domaine de l’amour, nous nous en sortons plutôt bien avec un gain en popularité de nos services et l’arrivée de nouvelles opportunités.»
«Susan Hum, la cofondatrice, et moi avions toutes les deux eux de longues carrières avant LoveInSync. Susan dans le domaine du coaching d’entreprise à l’international et moi dans le domaine des services financiers et du service-conseil pour plusieurs années. C’était bien, mais j’avais le besoin d’explorer d’autres passions dans ma vie avant que je prenne ma retraite. J’ai 57 ans. C’était maintenant ou jamais.
Le soir d’anniversaire de Susan, nous prenions un verre pour célébrer. On jasait de tout et de rien et est venu le temps de discuter de nos mauvaises expériences du passé avec le dating en ligne. Et ça l’a immédiatement cliqué! Révolutionner la manière dont on peut se rencontrer en ligne tout en jumelant notre expertise comme coach pour guider les membres à travers le processus et cette quête pour trouver l’amour.»
«Sans nécessairement parler de Tinder directement, je pense que les gens sont un peu épuisés du dating au sens large du terme! Parce que de s’essayer aux rencontres en ligne pendant un mois ou deux sans qu’il n’y ait rien de significatif qui se produise, c’est frustrant!
Sais-tu combien de temps les gens passent, en moyenne par semaine, sur les applications de rencontre?»
«Ce serait de faire ses recherches afin de bien comprendre ce qu’il recherche dans tout ça. Comme je disais, il y en a pour tous les goûts! Il y a les gros joueurs c’est sûr. Mais nous, on joue sur la croissance personnelle et l’idée des rencontres significatives, il y a d’autres que jouent plutôt sur les religions ou les centres d’intérêt. Tu sais quoi, il y a même une app pour les femmes qui aiment les hommes avec des barbes! Donc, pour tous les goûts.
Ensuite, c’est de se faire un profil bien pensé avec de belles photos authentiques et qui ne datent pas! C’est facile de retrouver les gens avec les réseaux sociaux, ce n’est pas le temps de mentir sur qui on est!
Enfin, gérer vos attentes, parce que tout ne se fera pas du premier coup!»
«C’est exactement notre mission. On souhaite prendre les applications de rencontre et les ramener à la vie! Nous avons du coaching, des séances de speed dating, des webinaires, etc. On y explore des notions d’écoutes, de communications, de relations avec autrui, tout ça dans une optique de créer des connexions qui seront beaucoup plus significatives qu’un simple match par exemple. Tout passe par comment nos membres sont outillés pour affronter leurs dates. C’est une chose de mettre les gens en contact, c’en est une autre de les aider à rendre ces rencontres concrètes et éloquentes.»
«C’est sûr que ça aide. Parce que ça aide à réduire les malentendus. Ça aide aussi dans l’optique où il faut apprendre à se détacher de ce qui peut se passer lorsqu’on rencontre une personne en ligne. Les codes sont différents et bien souvent plus compliqués que lorsqu’on a la personne directement devant nous! Ça aide aussi parce que ce ne sont pas toutes les applications qui sont utilisées de la même façon. Certaines seront plus pour les hookups, d’autres pour les rencontres plus significatives, il y en a pour tous les goûts! Et de comprendre ces codes et mécanismes va nécessairement nous aider à être moins déçus.»
«Le double! Et c’est la moyenne. Certaines personnes passent plus de temps, d’autres moins, mais la moyenne tourne autour d’une heure à une heure et demie par jour par application de rencontre! C’est tellement de temps dans nos semaines qui est strictement consacré et ça. Et c’est sans compter le temps qu’on passe à rencontrer les gens. Les cafés au parc, les brunchs, etc. Alors la frustration peut être réelle. Mais si les gens sont équipés et encadrés pour générer des rencontres significatives, il y a moyen de donner du sens à tout ce temps.»