Restez, M. Tremblay !

Alors que les jours du maire de Laval sont comptés, notre blogueur supplie le maire de Montréal de tenir bon!

M. Tremblay,

J’aimerais, en guise d’introduction, vous souhaiter un prompt rétablissement. Bien que certaines mauvaises langues lient votre congé de maladie de la semaine dernière aux témoignages de la Commission Charbonneau vous impliquant dans d’habiles crosses, vos «pertes de mémoire» s’accentuant depuis des années me laissent craindre le pire depuis belle lurette. Bref, reposez-vous, doux prince… car ça va se corser!

Voyez-vous, hier en soirée, on annonçait sur Cyberpresse que Gilles Vaillancourt, prévoyait rendre sa vignette de stationnement à la mairie de Laval de façon imminente. Bien que plusieurs citoyens (et chroniqueurs… et policiers… et politiciens) vous invitent à demeurer sous la couette indéfiniment, je vous prie – oui, prie! – de vous accrocher et de vous ramener au prochain scrum en lançant un «What’s up, futurs chômeurs? “Gé-to-the-rald” va finir son mandat!», bien senti.

Pourquoi? Parce que vous êtes le maire que Montréal mérite.

Je m’explique…

En 2009, 39,4 % des habitants de Montréal se sont précipités aux urnes pour élire leur premier magistrat. Bien que ce pourcentage est plus encourageant que le taux de participation des élections de 2005 de 35 %, ce nombre de votants était «acceptable» selon le DGEQ, mais demeure ridiculement anémique. Constater que si peu de citoyens se préoccupent du processus déterminant l’identité de la personne qui va piloter la métropole de la province est enrageant. «Ouin, mais André. 2009, c’était une autre époque. Vallières venait de sortir On va s’aimer encore. On n’était pas prêt à monter aux barricades! On voulait s’aimer… encore, t’sais!» Et là? Sommes-nous prêts? Si j’en crois le candidat pressenti pour reprendre les rênes, je dirais que… non.

Selon un sondage de La Presse, Denis Coderre pourrait mener la cité dès la prochaine campagne. Près du quart des répondants étaient prêts à lui donner les clés de la Ville alors que ses plans étaient toujours nébuleux. Quelques jours plus tard, il envoyait cette boutade : «J’ai dit: C’est la chefferie ou la mairie. Je vous dis aujourd’hui que ce n’est pas la chefferie». Sans vouloir trop ressasser le billet de Pascal qui, ma foi, atteignait la cible avec finesse, faisons tout de même remarquer que la mairie de Montréal n’est pas un «plan B» lorsqu’on renonce à briguer au provincial (avait-il des chances de toute façon? J’en doute).

Mais bon, le type indique qu’il se lancera dans l’arène. Il n’a pas de plate-forme (ou il l’a gardée drôlement secrète), il est le député d’une circonscription qui ne resplendit pas vraiment (mes excuses aux habitants de Bourassa!) et il aurait reçu des dons douteux (nous ramenant un peu à la case départ du même coup). Mais @deniscoderre – pour les intimes – surfe la vague et ne dément pas la rumeur portée par une majorité de Montréalais.

Je vous entends déjà me répondre, M. Tremblay, que si tout ce que ça prend pour vous suivre à la mairie est une bouille sympathique, des études en science politique, une forte présence sur les réseaux sociaux et les grands médias, on pourrait aussi voter pour MC Gilles (et je lui donnerais même mon “X”!) et c’est justement pourquoi j’espère que vous demeurerez en poste jusqu’à la fin de votre mandat : Montréal a besoin de réfléchir longuement avant de vous trouver un remplaçant.

Pas un successeur digne de vous, mais bien d’elle-même.

En attendant, accrochez-vous… parce qu’on entend le chant des sirènes downtown…

PS: Je mets un 2 $ sur MC Gilles pour les élections de 2013. Vraiment!

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