Restaurant de la Montagne de Saint-Pascal

Tu roules sur la 20 en direction de l’est. En prenant la sortie 465 vers Kamouraska, tu tombes face­ à ­face avec le mythique Restaurant de la Montagne de Saint-­Pascal. Si t’as faim dans’yeule, c’est pas mal l’endroit idéal pour la remplir de boustifaille.

L’accueil

À l’arrivée, c’est le royaume du conventionnel matantisé. Tsé, les fameuses moulures bourgogne qui viennent démarquer deux tons ocre et taupe sur un mur? Oui oui, ce qui a été à la mode pendant 48 minutes en 1996. Exactement ça.

Sauf à gauche, en rentrant, y’a un bar en gros bois d’homme qui fait un peu western et on sent que le projet de refaire la décoration a avorté après l’installation dudit bar. Ou bedon, si c’est fini, c’est un mélange hétérogène de styles qui fitent pas ensemble.

Ceci dit, si le décor à la teinture trois ­couleurs ne fait pas ton bonheur, tu seras rapidement conquis(e) par l’accueil de Caro, la très sympathique serveuse, qui se fera un plaisir de t’accueillir avec un bucket de café bien fort.

Le menu

C’est là que le vrai fun commence. Assis confortablement sur la banquette de cuirette, tu pourras constater que le menu comporte de tout. De TOUT, je dis. Tu veux d’la pizz? Y’en a. Tu veux du pouésson? Y’en a. T’as le goût de déjeuner à trois heures d’l’après-­midi un mardi? Pas t’troub’, l’ami. T’as le goût d’un spaghat’? Pff, facile.

TOUTE, j’te dis.

Et c’est là qu’il est important de rappeler que dans le Bas-du-Fleuve, tu reçois une portion digne du Bas-du-Fleuve. Donc si tu te dis “j’vais prendre ça parce que y’a pas l’air d’avoir grand-chose dans l’assiette pis j’ai pas vraiment faim”, prépare-­toi à perdre un autre combat dans ta vie.

Car oui, LE mot que tu diras en recevant ton assiette sera “tabar (champ de Paquerette)”.

Le manger

J’ai commandé une omelette western parce que ça me tentait de manger une omelette western. Dans l’assiette, y’avait l’omelette en question, une pelletée de tites pétaques frites, un ordre de “routies” pis des fruits.

Ben bon Dieu d’merde, ça fait un bout que j’ai mangé des tites pétaques frites qui ne sont pas molles, dans un resto. Croustillantes à souhait, juste à point, sans être brûlées. Ça commence bien.

La portion de fruits est l’fun, mais c’est pas la présentation la plus spectaculaire que j’ai eue dans ma vie. Clairement, le cook a manqué sa shot en coupant ma portion de melon pis il s’est dit “ah pis fuck it”, en le mettant dans mon assiette pareil. Mais tsé, si ça goûte le melon pareil, tais-toué pis mange.

Les “routies” étaient justement un peu trop “routies”, par contre. En clair, ça goûtait un peu le brûlé. Je leur ai suggéré de mettre ça à 3 su’l toaster quitte à ce que ça prenne un peu plus de temps avant que ça poppe.

L’omelette?

L’omelette, dude. Bien grasse, bien agrémentée, bien dorée, full de stock d’omelette western qui dégouline de partout. Man, fuck que c’est bon. Là, tu te dis “slaque un peu : des oeufs, ça goûte les oeufs”. Ouin, mais, tends’peu : va au Restaurant de la Montagne pis on s’en reparlera.

Le dessert

T’es malade, toué. J’viens de manger une omelette qui fait roter. J’ai pas pris de dessert.

Le prix

Ça’ben de l’allure, sérieusement! Pour la portion de trucker qu’ils te donnent, t’en as vraiment pour ton argent. Sans oublier que Caro vient continuellement remplir ta tasse de café fort sans même que tu t’en rendes compte.

Ma note

  • L’ambiance : 3/5
  • Le décor ocre et taupe : meh, tu changes ça pis tu scrapes le resto. 4/5
  • Le menu : 4/5
  • Le manger : 4,5/5
  • Le dessert : Vas-­y pour le savoir, moué j’tais pu capab’.
  • Le prix : 4/5
  • Caro et son refill de café magique : 5/5

Total : 24,5/30

 Pour lire une autre table d’hôte: Critique culinaire de la poutine du Resto Le L’assom par Rémi Bourget.

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