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Recette secrète pour bien vivre le Super Bowl au Mexique

Chroniques d'un (pas si vieux) « camper van ».

Avec les chroniques d’un (pas si vieux) « camper van », Mélanie Leblanc vous amène sur la route, la vraie. Des chemins sans filtres Instagram, pas toujours glam, souvent bordéliques, mais ô combien divertissants. À bord de John Mel & Camper, son truck de 21 ans (pas de rouille, pas de trou), c’est un départ vers la liberté… et le chaos.

Je ne la jouerai pas « 1er ingrédient: le Mexique. Deuxième ingrédient : le Super Bowl. » Je vais plutôt vous raconter comment on a vécu le Super Bowl, au paradis. Au grand plaisir de certains lecteurs, cet article sera rempli de gratitude (oui, on m’a reproché de ne pas en avoir assez). D’ailleurs certains commentaires m’ont inspiré un article à venir. Parlez-en en bien, parlez-en en mal, je vais m’arranger avec ça et en faire mon affaire !  

Ça fait un mois qu’on est partis de Montréal. Ça fait donc un mois, ou 8000 km, qu’on cherche la chaleur. Un mois de bas de laine, de sac de couchage -10 °C et de chauffage tou-tes-les-nuits. Après nos mésaventures aux douanes, on a décidé de poursuivre notre lancée sur la côte Est, en longeant le Golf du Mexique, mais les rafales de vent à 70km/h nous ont achevés. Après une nuit peu reposante où le truck-bateau valsait dans le vent, on a décidé de laisser tomber le projet initial et de traverser le pays, vers le Pacifique. Mille kilomètres plus tard en trois jours et nous voilà à la chaleur, enfin! « Oui, mais tu peux te compter chanceuse, au Québec il fait -25. » Peut-être, mais au Québec je ne vis pas dans ma van et je ne connais personne qui se dit « heille, je vais me prendre un petit mois dans le sud à 10 degrés, on vas-tu être bein! ». Bref, nous voilà au soleil et on savooooooooure.

Les gringos dans le soleil. Ou comment ne pas avoir d’orgueil en vacances.

On a trouvé le paradis. Et le paradis, ça se partage. Les perles de voyage aussi, alors voici, le paradis s’appelle El Rancho Buganvilias . Plage privée, douches, toilettes (où on peut jeter notre papier. On sous-estime le bonheur de pouvoir jeter son papier dans la cuvette), WIFI, noix de coco et limes cueillies à même les arbres. Le tout en parfaite sécurité, en prime : 3 chiens, 1 chat et 12 moutons ! Bref, notre nuit s’est vite transformée en 8 nuits. Je suis presque déçue d’avoir commencé mon voyage en mettant la barre aussi haute !

Pas pire nos nouveaux amis de camping, hein ?

Mais je m’égare. Le Super Bowl ! Avec les autres campeurs, on prépare notre Super Bowl depuis 2 jours, à coup de « je fais la guacamole, moi la trempette, moi les oeufs mimosas ». Oubliez les ailes de poulet ou la pizza, au Mexique, c’est le barbacoa ! C’est-à-dire tous les restants de viande invendus de la semaine, mis à braiser dans une immense marmite pendant toute la nuit. Sandy, le proprio du ranch, nous amène au village pour acheter le meilleur.

Cette vache a été tuée ce matin, pour nourrir tout le village et ses touristes. Dont moi, accrochée à ma bouteille de probiotiques.

Taco de barbacoa in the making.

Sandy, notre proprio est Américain et la sacro sainte messe footballienne, il prend ça au sérieux. Son chat aussi, fidèle gardien du pool.

On est 16 à regarder la game. Devant le même écran se côtoient des Mexicains, des Américains, des Canadiens et nous. C’est festif, on rit on boit on critique le match. « Ok, faudrait bien que je m’intéresse au Super Bowl » est la phrase que j’ai dite le plus souvent, avant de retomber dans la guacamole et le punch. Maroon 5 n’a rien amélioré de l’ambiance ennuyante… Mais on s’en fout. On va aller se baigner ou prendre une tequila chaque fois qu’il enlève un morceau de vêtement ! De quoi être pas pire éméché à la fin de sa performance qui ne fera pas l’histoire…

Bref ce n’est clairement pas la game siècle, mais c’est mon meilleur Super Bowl à vie. J’avoue ne pas avoir trop regardé la fin. Le beau Tom Brady s’est fait upstager :

PS: je n’ai pas plus compris le pool que le match. Mais je sais que j’ai pas gagné une cenne au pool et que ceux avec le chandail blanc ont gagné le trophée et qu’on était contents.

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