Récap de la semaine : Trudeau chicané, Labeaume chicané itou et le cartel du pain tranché

Pour la dernière fois en 2017, ayez donc l'air connaissant dans vos party de famille.

Et voilà, c’est déjà le dernier récapitulatif de l’année. C’est donc la dernière fois que je vais résumer des mauvaises nouvelles. Parce que ça me paraît évident, en 2018, les actualités seront remplies d’histoires d’homme haut placés qui s’assurent du consentement de leurs partenaires, de politiciens qui font tout pour que tout le monde soit traité équitablement et de militaires qui vendent leurs armes pour s’acheter des pinatas et des coussins péteurs.

Mais d’ici là, vous allez devoir passer à travers de vos partys de Noël en ayant l’air de gens informés. Voici donc le résumé des nouvelles de la dernière semaine.

Trudeau blâmé par la commissaire à l’éthique

  1. Vous rappelez-vous, y’a un petit bout (je parle d’un passé lointain où on savait pas que tout le monde dans la colonie artistique se promenait la zouine à l’air), on avait reproché à Justin Trudeau d’avoir pris des vacances sur l’île privée de l’Aga Khan (non, c’est pas l’évolution du Pokémon Kangaskhan, c’est un leader religieux).
  2. Ben la commissaire à l’éthique Mary Dawson a déposé mercredi son rapport sur la situation. En effet, le premier ministre est allé sur l’île privée du leader religieux à trois reprises. TROIS FOIS! Moi pendant ce temps-là je suis excité quand je vais au Carrefour Laval. Et il a été blâmé par la commissaire.
  1. Le problème, c’est que ce voyage ressemblait drôlement à un cadeau au premier ministre de la part d’un homme ayant des intérêts à défendre auprès du gouvernement. Et c’est illégal pour un élu d’accepter ainsi des cadeaux. Sauf qu’il y a une exception, si c’est un cadeau de la part d’un ami ou de la famille. La commissaire a donc dû déterminer si Justin Trudeau et l’Aga Khan sont véritablement amis.
  1. Elle a invoqué qu’ils n’ont même pas de bracelets d’amitié et qu’ils se tagguent jamais sur des memes sur Facebook.
  1. Ben non. Elle a dit que leurs contacts n’ont commencé que lorsque monsieur Trudeau a été choisi comme chef du PLC, et que l’amitié était beaucoup plus entre le père de Justin et l’Aga Khan. Et qui veut vraiment chiller avec les amis de ses parents?
  2. Qu’est-ce que ça fait concrètement? Pas grand-chose, à part faire mal paraître Trudeau. La commissaire ne prévoit pas de sanctions. Sauf que Justin a promis qu’à l’avenir, il avertirait la commissaire à l’éthique avant de partir en vacances. Elle doit avoir assez hâte de se faire tagger dans ses albums CUBA 2017 *petit emoji de soleil*.

Le cartel du pain

C’est ben la preuve qu’au Québec, on est nés pour un petit pain. En Colombie, ils ont le cartel de la cocaïne. Nous, on a le cartel du pain en tranches. C’est pas «pain pain» impressionnant.

C’est ce qu’on a appris cette semaine, alors que Loblaws et Weston ont avoué avoir participé à un stratagème de fixation des prix de 2001 à 2015. Bon, ils ont pas inventé le pain tranché; c’est une vieille pratique. En gros, les hauts placés des grandes chaînes d’épicerie et des fabricants de pain se seraient réunis (dans des soupers où ils faisaient beaucoup de toasts, j’imagine) pour décider ensemble du prix du pain, question d’augmenter leurs marges de profit.

On peut dire que pour eux, c’était open-bar à pain dans le portefeuille des Canadiens.

Pour s’excuser, Loblaws offre une carte-cadeau de 25 $ à leurs clients (des miettes, diront certains), ce qui devrait nous aider à mettre du beurre sur notre pain.

Valérie Plante et Régis Labeaume se chicanent à cause des affaires de police

  1. J’ai l’impression que chaque semaine j’écris sur des scandales entourant les forces policières. On dirait quasiment que District 31 c’est la version banale de ce qui se passe pour vrai dans les corps policiers.
  1. Cette semaine, la grosse histoire c’était celle d’Yves Francoeur. M. Francoeur est le président de la Fraternité des policiers de Montréal, leur syndicat. En 2012, en entrevue à Paul Arcand, il a avancé que des grosses enquêtes portant sur Raymond Bachand et Jean-Marc Fournier, ministres libéraux à l’époque, avaient été stoppées par les haut placés.
  1. Il y a donc eu une enquête menée par plusieurs corps policiers pour vérifier ses allégations… et ils n’ont trouvé aucune preuve.
  2. Évidemment, Francoeur s’est fait pas mal d’ennemis parmi la classe politique. Si c’est évident pourquoi les libéraux l’aiment pas beaucoup, y’a aussi Régis Labeaume qui ne l’aime pas parce que Francoeur a également pointé du doigt Robert Pigeon, l’actuel chef de la police de Québec.Labeaume a donc réclamé la démission d’Yves Francoeur, et Valérie Plante lui a en gros répondu de se mêler de ses affaires, parce qu’elle n’était pas au courant de ses commentaires sur le chef de police de Québec. Finalement, Labeaume a dit qu’ils se sont parlé, que ce n’était qu’un malentendu et que tout est bon entre eux.
  3. C’est-tu moi ou ça sonne comme un début de comédie romantique?

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