Récap de la semaine : PKP est fâché noir, le PQ saigne rouge et des usagers de la STM ont les bleus

L'actualité résumée ben court et ben funné.

Avec la quantité astronomique de neige qu’on a reçue, j’ai décidé de rester emmitouflé à l’intérieur et d’écouter les nouvelles en continu. Comptez sur moi pour rendre mon intérieur aussi misérable que la température extérieure.

Toujours est-il que j’ai eu l’occasion de me tenir à l’affût de l’actualité, et surprise, ça ne va pas bien. Mais n’ayez crainte, je vais vous résumer ça ben court et ben funné, pour que vous soyez informés sans vous taper 12h de Céline Galipeau qui nous rappelle qu’on va tous mourir.

PKP pis Yves Boisvert se chicanent

Vous vous rappelez de PKP? C’est le puissant homme d’affaires qui a décidé de devenir chef du PQ, pis là vous êtes allés vous faire cuire des pizzas pochettes et quand vous êtes revenus il n’était plus chef du PQ?

Ben il tweete beaucoup. Genre Véronique Cloutier beaucoup. Et l’éditorialiste de La Presse, Yves Boisvert, a décidé d’en parler dans son édito de jeudi. En gros, il a reproché à PKP de continuer à agir comme s’il était le chef du Parti Québécois, en tweetant constamment sur la politique québécoise et canadienne, et en s’attaquant constamment au Parti Libéral (en même temps, c’est tellement facile s’attaquer au Parti Libéral).

Jusque-là, c’est pas trop grave. Y’a plein de coiffeuses de Brossard qui passent leurs journées à envoyer promener le monde sur les réseaux sociaux. Sauf que PKP n’est pas une coiffeuse de Brossard. Il est à la tête d’un empire médiatique. Et il se permet constamment d’attaquer des journalistes de médias adverses (aka La Presse), en plus de tenir des réunions avec ses journalistes à l’Assemblée nationale.

Les médias sont censés être neutres. PKP, lui, il chill à l’assemblée générale du PQ.

Et comment a réagi PKP à cet édito qui l’accuse de trop tweeter agressivement? En tweetant agressivement contre Yves Boisvert.

Le PQ en pleine hémorragie

Parlant de choses qui se passent bien au PQ, ils sont à veille d’être capables de faire manger l’entièreté de leur caucus en réunion avec un seul Vari-Baril. En effet, une foule de députés péquistes ont annoncé leur retrait de la vie politique.

C’est une véritable hémorragie et si on pensait que le PQ saignait du sirop d’érable, on apprend cette semaine qu’il saigne des larmes amères.

En fait, j’exagère un peu. Les élections approchent, et naturellement, les députés se demandent s’ils sollicitent un autre mandat. Même du côté des libéraux, assurés d’avoir le pouvoir jusqu’à la fin du monde, de nombreux députés « réfléchissent à leur avenirTM ».

Donc, qu’Agnès Maltais (seule péquiste dans la région de Québec), Nicole Léger et François Gendron songent à la retraite, c’est normal. Ils ont l’âge d’avoir aimé le disco de façon non ironique.

Par contre, là où ça fait plus mal, c’est quand on voit un jeune député comme Alexandre Cloutier, pressenti comme le prochain chef du PQ avant que Jean-François Lisée ne ravisse le cœur des militants péquistes en leur faisant peur avec des photos de femmes voilées, décider de quitter le Parti Québécois.

Il disait ne plus avoir la motivation nécessaire pour bien accomplir ses tâches. On le comprend. Perdre contre PKP ET contre Jean-François Lisée, ça serait démoralisant pour n’importe qui.

La STM gagne en Cour supérieure

Vous savez ce que j’aime vraiment? Quand je suis pressé de me rendre quelque part, et qu’on me retient en haut des escaliers parce qu’une filée d’agents de la STM habillés comme s’ils s’apprêtaient à envahir un bunker de l’État islamique veut vérifier ma passe OPUS en me lançant le même regard qu’un policier lance à une minorité visible.

Et bien cette pratique de vérification des titres de transport avait été jugée illégale par un juge de la Cour municipale après que des citoyens aient contesté l’amende qui leur avait été donnée.

Les plaignants soutenaient avoir jeté leur billet de transport en cours de route, et qu’en leur faisant payer une amende, on leur enlevait leur droit à la présomption d’innocence. La STM a décidé de contester la décision en Cour supérieure, et cette dernière leur a donné raison.

Vous devrez donc bien faire attention de garder vos titres de transport à l’avenir, sous peine de vous faire décerner une amende. Ou vous pouvez toujours vous acheter une carte OPUS et la recharger avec ce gadget à la fine pointe de la technologie de 1998.

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