Quand faire des cadeaux n’est pas un cadeau : comment gérer l’anxiété de Noël

Attachez votre tuque: ce sujet va faire boule de neige (et on s’excuse d’avance pour tous les jeux de mots à saveur de temps des Fêtes).

Faire des cadeaux à Noël. L’activité est d’une évidence criante. Pourtant, sous son emballage réconfortant, se cache un lot de questionnements moraux, de déchirements éthiques et d’anxiétés récurrentes. Pour certains, les cadeaux sous le sapin sont comme des boîtes de Pandore sous une épée de Damoclès.

N’ayez crainte, URBANIA est là pour explorer la question avec vous et apaiser les âmes pour qui donner rime avec damné.

Dans le but de mettre tout le monde sur la même page (pour ne pas dire: sur la même liste du père Noël), voici quelques conseils pour mieux donner et mieux recevoir. Des bourrasques de désenchantements sont à prévoir, mais le traîneau devrait quand même se rendre au pôle Nord.

Le mal du pays au royaume du bonhomme hiver

Les examens de fin de session viennent de se terminer, c’est la folie au travail, le froid vient gruger votre énergie, les transports en commun sont en retard à cause des intempéries, le taux d’ensoleillement est à son plus bas, la grippe s’immisce dans les systèmes immunitaires, les vitres sont des jardins de givre. En décembre, tout s’orchestre pour épuiser les énergies vitales et agresser les nerfs.

Dans ce climat propice à l’anxiété, les tâches liées à l’achat ou la confection de cadeaux de Noël paraissent facilement comme le flocon de trop.

Not so frosty, le snowman cette année

Depuis quelque temps, l’heure est à la conscience sociale et aux empreintes écologiques neutres. Une tendance en parfaite contradiction avec la décadence des célébrations de Noël. Décorations exubérantes, emballages éphémères, repas viandeux.

Il existe une foule d’idées ingénieuses pour passer un Noël eco-friendly, mais si vous êtes du genre à psychosomatiser votre mauvaise conscience (mal de ventre et sueurs froides, quelqu’un?), la frénésie des fêtes est le moment parfait pour les décisions néfastes qui viendront hanter votre sommeil.

Petit papa cruel

Une autre raison de se faire du mauvais sang: la générosité n’est pas toujours gage de bonheur. Celles et ceux qui ont reçu un cadeau complètement inutile dans un échange à l’aveugle au travail savent de quoi je parle (j’ai une bouteille de bain moussant cannelle, yogourt et ylang-ylang pratiquement neuve à donner, si jamais).

Trop ou mal donner ses cadeaux comporte un double risque. Les personnes qui donnent s’exposent à une certaine dysphoriesi la réaction des bénéficiaires est en deçà de leurs attentes.

D’un autre côté, les cadeaux trop imposants (ou trop nombreux) peuvent avoir une influence néfaste sur les personnes qui reçoivent, particulièrement les enfants. Les dommages collatéraux d’une avalanche de cadeaux sont aussi à prévoir lorsque les écoliers vont comparer leurs butins au retour des vacances.

Une pilule, une p’tite granule… pour se guérir des fêtes

Les ressources abondent pour prendre soin de vous pendant les Fêtes, tout en gardant un œil sur les êtres chers et les surprises qui pourraient bien leur plaire. Les avides de solutions gratuites seront comblés d’apprendre qu’entretenir un certain état d’esprit à l’approche de Noël est déjà un gros premier pas dans la bonne direction.

S’écouter, savoir dire non, prendre le temps de savourer, ce sont des attitudes dignes d’un fringant renne au nez rouge. Le moment fatidique de l’échange de cadeaux peut couler aussi doucement qu’un champagne du Nouvel An si on tient compte de quelques trucs faciles, comme concentrer son énergie sur des personnes clés, respecter son budget et apprendre à gérer la réception de cadeaux douteux.

Falalalala la la la love

Le nœud du problème reste quand même ce qui se trouve au cœur du cadeau, et non, je ne parle pas de la pâte à modeler dans la poupée qui mange et digère des «pâtes». L’acte de donner garde un symbolisme profond, phénomène auquel nos émotions sont attachées plus solidement que l’étoile au top de notre sapin.

Le travail sur soi, c’est la première étape d’un calendrier de l’avent parfois sinueux, avec son lot de hauts et de bas. Le relativisme est un atout extraordinaire contre l’anxiété des cadeaux. C’est important de se rappeler ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle (comme la réaction d’un distant collègue de travail quand on va lui donner une bouteille de bain moussant cannelle, yogourt et ylang-ylang), de remettre en question son propre rapport au matérialisme et de se rappeler à quel point du bon temps en bonne compagnie est au fond un des plus beaux cadeaux au monde.

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