Je préfère demander un sourire ou un rire que du change

Nous arpentons les rues de notre ville, à la rencontre des Montréalais et de leurs histoires

«Je préfère demander un sourire ou un rire que du change.»

«Faire un tatouage est le plus profond échange que deux personnes peuvent avoir dans un rituel. Ça marque un moment très spécifique de la vie d’une personne, généralement une transition ; donc je suis honorée de le faire. On échange des informations que tu n’échangerais jamais dans aucune autre situation; parce qu’il y a aussi de la douleur, et dans la douleur, beaucoup de choses ressortent de la psyché humaine. C’est vraiment assez fou, et je commence seulement à le comprendre consciemment, et comment diriger les gens dans cette expérience. Et j’adore ça, c’est vraiment qui je suis, j’ai trouvé un savoir-faire qui est précisément ma raison d’être. Mais au début je n’avais pas réalisé que l’important c’était l’échange profond entre deux personnes; maintenant c’est partie intégrante, ça ne peut pas être autrement.»

«La vie c’est un paquet de photos qu’il faut que t’arrêtes à un moment donné. C’est ce que je fais depuis deux semaines ; je me suis blessé et j’ai eu peur de mourir. Vraiment peur de mourir. Et cette peur m’a amené à me dire ‘Regarde. Regarde. Regarde.’ Regarde quoi? Regarde ce qu’il se passe autour de toi. Quand tu prends vraiment le temps de regarder les gens, ce qu’ils vivent, c’est beau man. C’est beau, c’est incroyable comme c’est beau. Tout est au bout de l’absurde; un café, une cigarette le matin, pourquoi pas. Le bonheur est là, sans rien de spécial en soi. C’est le vide, mais il ne faut pas avoir peur du vide, car le vide fait une place pour se remplir d’amour.»

France vend L’Itinéraire​ depuis 20 ans sur le Plateau. Depuis l’enfance, elle est complexée par son apparence. Hier, elle est repartie avec un cadeau qui n’existerait pas sans vous: son visage en couverture d’un livre. Un livre qui raconte aussi les histoires des gens qu’elle croise chaque jour, vos histoires.

Pour découvrir un autre Portraits de Montréal: «Je ne serai jamais riche, mais je me sens millionnaire.»

Portraits de Montréal est l’adaptation Montréalaise du blogue Humans of New York. Inspirés par le travail du photographe new-yorkais Brandon Stanton, nous arpentons aujourd’hui les rues de notre ville, à la rencontre des Montréalais et de leurs histoires. Plus encore que la photo, c’est la conversation qui nous intéresse : nous souhaitons établir une relation humaine entre des inconnus – que notre société nous a formé à appeler « étrangers » - en écoutant leurs histoires, et en permettant aux autres de les découvrir.

Du même auteur