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On jase IA avec de jeunes diplômés de l’ÉTS

On a demandé à deux jeunes diplômés de l’ÉTS ce qu’ils pensent de l’IA et comment cette dernière a été mise à contribution pendant leurs études.

16 octobre 2026
Présenté par
ÉTS
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URBANIA et l’École de technologie supérieure (ÉTS) s’unissent pour vous assurer que malgré les avancées de l’IA, les études en génie et en informatique demeurent passionnantes et enrichissantes.

Cet été, Félix Jobin a terminé son bac en génie de la production automatisée et a déjà lancé une entreprise qui offre des ateliers d’initiation à l’IA et à la programmation, ALIVEcode.

Patrick Quévillon, lui, a fait son bac en informatique. Désormais candidat à la maîtrise, il est en train de monter un projet de recherche en partenariat avec l’École sur l’effet des LLM (ou grands modèles de langage, un outil d’IA) sur l’apprentissage et l’enseignement.

Les deux ex-étudiants au baccalauréat à l’ÉTS se sont prêtés à un échange croisé avec URBANIA sur l’IA, un outil qui s’est démocratisé pendant leurs études. Place au dIAlogue! (La pognez-vous?)

L’illusion de compétence

« On a appris à découvrir l’IA et à s’en servir en même temps que les enseignants », se rappelle Félix Jobin. « C’était un peu une course pour savoir qui parviendrait à comprendre toutes les capacités de ces outils et leur utilité pour l’apprentissage ou pour l’enseignement. »

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« C’est arrivé comme une bombe, et ça a déstabilisé toutes sortes de choses », déclare quant à lui Patrick Quévillon.

Comment l’IA a-t-elle déstabilisé leur formation à l’ÉTS, exactement?
« En quelques mois, c’est devenu un outil qui outrepassait quasiment certaines séances d’étude, et qui permettait de réaliser des travaux même si on ne maîtrisait pas encore tous les concepts. On demandait à l’IA de faire les parties plus difficiles. »

Félix et Patrick jugent que l’IA peut avoir un apport bénéfique. Cela dit, dans un contexte d’apprentissage, l’outil est à prendre avec des pincettes.

Selon Patrick, l’un des gros problèmes de l’IA est l’illusion de compétence qui l’accompagne « autant quand tu es l’étudiant qui apprend que quand tu es le professeur qui essaie d’évaluer ».

« On peut croire que l’IA ne donne pas juste la réponse, mais aussi la bonne manière pour arriver à la réponse, comme un tuteur. Mais un processus d’apprentissage, ce n’est pas juste d’avoir la réponse : c’est de savoir arriver à cette réponse. Alors, quand on t’enlève ta béquille, tu tombes. À la fin de la session, tu as de la misère pendant les examens pratiques. Quand tu débarques sur le marché du travail, tu risques aussi de te planter. »

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Conserver sa capacité d’apprendre

D’ailleurs, pour soutenir l’innovation et l’expérimentation, les étudiants, les profs et les employés de l’ÉTS peuvent consulter une page concernant l’utilisation de l’IA dans l’enseignement et l’apprentissage fin de s’assurer qu’elle soit « responsable, compétente et transparente ».

Les enseignants de l’ÉTS ont notamment la responsabilité d’intégrer l’IA dans leur cours lorsque c’est pertinent, et de prévoir des évaluations qui font ressortir les apprentissages réels des étudiants en tenant compte de leur utilisation de l’IA.

Parce que les étudiants utilisent bel et bien l’IA, même les plus déterminés à tout apprendre seuls, comme Félix Jobin. « L’apprentissage, je l’ai à cœur », nous confie-t-il. « C’est une capacité que je souhaite conserver. Donc, j’essayais autant que possible de faire des liens de manière autonome et de me servir de l’IA uniquement quand j’étais bloqué et que je ne voyais aucune issue. »

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« Tu étais coincé et tu faisais attention de l’utiliser adéquatement. Tu avais quand même le sentiment d’apprendre à travers ce processus », relève Patrick Quévillon. « Mais le sentiment d’apprendre et l’acquisition de connaissances, c’est quand même deux choses distinctes. »

L’étudiant à la maîtrise estime qu’apprendre, c’est un processus qui exige beaucoup d’efforts. Or les LLM prémâchent l’opération qui consiste à faire des liens et à résumer des concepts, ce qui empêche les étudiants d’apprendre de façon autonome.

« J’ai quand même eu le sentiment d’apprendre plutôt que de juste recracher des concepts », insiste Félix. « Évidemment, c’est super tentant, avec un outil aussi puissant, d’arriver directement à la réponse. »

Et l’ÉTS dans tout ça?

« Je crois que s’il y a une école qui est parvenue à maintenir l’importance des apprentissages concrets, c’est l’ÉTS », affirme Félix. « Les laboratoires en classe nous forcent à être présents et à faire ces apprentissages nous-mêmes. Ça nous incite aussi à demander de l’aide, par exemple au chargé de laboratoire, qui tient plus à notre réussite qu’un LLM. »

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L’ÉTS organise des portes ouvertes : allez-y si vous voulez vous faire votre propre idée. Cliquez ici pour en savoir plus.

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