Nick Carter, tu as tué mes fantasmes d’adolescente !

Quand j’ai vu que Nick Carter venait en show à Montréal, je me suis tout de suite dit : “OHHH SHITTTT, il va chanter quoi criss, des tounes des Backstreet Boys pis 2-3 covers pour remplir les trous?”

Peu importe, c’était clair qu’il fallait que j’aille voir mon fantasme d’adolescente sans regarder le prix du billet (30$!… à ce prix-là, j’ai failli en prendre 10).

Pour moi en 98, y’avait trois choses incontournables : les rouleaux aux fruits, la poussée de mes seins et le fait que j’allais me marier avec Nick Carter.

C’est donc au Métropolis, devant une salle à moitié pleine que j’ai mis mon plus beau kit au cas où j’aurais la chance de frencher THE NICK CARTER. Oui Oui! J’y ai un peu cru. La preuve : j’ai pas mis de rouge à lèvres en me disant que s’il me faisait des avances, j’allais avoir la babine neutre et disponible. (Pas vrai que j’allais beurrer le gars qui m’a fait croire qu’une momie c’est sexuel).

BON!!! Je le suis sur Instagram depuis quelques années et j’ai bien vu qu’il n’est plus aussi bien conservé qu’à l’époque de Quit Playing Games, en chandail blanc moulant avec de l’eau qui lui ruisselle dans face.  Mais… quand il est question d’idoles de jeunesse, on est toujours un peu dans le déni de ce qu’il est devenu.

Bref, j’arrive au Métropolis avec ma chum de femme, on croise deux amies… “Bin non? C’est trop nice! On s’achète-tu une bouteille de mousseux pour fêter ça!? QUOI? Vous vous êtes acheté un t-shirt? 40$? (plus cher que le billet WTF?)”

Tout est juste TROP parfait…. à date!

On poppe le mousseux, on boit deux trois verres trop vite… on prend des selfies, on se tague au Métropolis, j’arrête pu de dire “Je capote, Nick va être là taleur”.  On est installées, prêtes à le recevoir, fébriles, adolescentes. Les lumières se ferment, les cris augmentent, le show de boucane commence, les cris augmentent de plus en plus… On voit une silhouette apparaître, le spot se dirige sur la scène, il est là! Mon fantasme d’adolescente est là, devant moi, la scène s’illumine…. Ça y est, mes ovaires vont exploser…. Eh bien, non!

Tsé, quand ta mère te dit qu’elle fait une super grosse lasagne pour souper, pis là t’arrives, t’as pas mangé depuis 3 jours pour être prête à la recevoir. La porte du four s’ouvre, elle sort le plat, le dépose sur la table, tes papilles gustatives vont exploser…. pis tu te rends compte qu’elle a changé sa recette pis qu’y a maintenant des épinards pis des pâtes aux blés sans gluten.

Et bien, la nouvelle lasagne de ma mère, c’était Nick mercredi passé. Même feeling, man.

Ou tsé le gars sur qui tu trippais au secondaire, qui était le plus cool de l’école, un peu plus vieux et inatteignable? Il était prorider, il avait un char avec un gros sub pis toujours une casquette qui fittait avec son t-shirt?  Quand y t’a addé sur Facebook en 2013, t’as vu que sa photo de profil c’est lui devant un gros char de Yo avec une casquette et un t-shirt orange!

Bin ce gars-là, c’était Nick mercredi passé.

À ce moment précis… je me suis vue, en 1998, où à chaque fois que je pensais à Nick, le cœur me serrait, ma vie avait un sens et grâce à ses yeux bleu azur, je croyais en l’amour.

C’est difficile d’expliquer ce que j’ai ressenti mercredi passé…

En fait, Nick Carter sans les Backstreet Boys, c’est comme manger juste une feuille de laitue avec de la moutarde. Il manque le pain, la boulette, le fromage et le ketchup pour que ce soit un vrai hamburger.

CONSTAT : Le 16 mars 2016, j’ai réalisé que je venais de perdre 7 ans d’amour profond, 10 ans de nostalgie, pis 30$ tabarnak. (En même temps, je regarde mes deux chums avec leurs chandails à 40$ pis ça me rassure!)

Bref, j’ai commandé une autre bouteille de mousseux pis je suis allée aux toilettes me mettre du rouge à lèvres (pas question que je frenche le has been des BSB).

P.S. Si jamais t’entends parler que LANCE BASS de NSYNC vient en show à Montréal, vas-y pas… y’était mauvais dans le temps, ça sera pas mieux aujourd’hui!

P.P.S Je cherche des billets pour Justin Bieber le 16 mai au Centre Bell, je dois me refaire des souvenirs.

Fan invétérée de l’émission Mémoires Vives, en amour avec Marc-André Grondin depuis qu’il se garde les cheveux rasés et surement, la fille la moins à l'aise pour parler en anglais, même en état d’ébriété.

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