Mélissa Simard, réseautrice culinaire

Tout, dans l’univers de Mélissa, tourne autour de la nourriture. Elle donne des ateliers de cuisine, offre des tours culinaires et organise des… clubs soupers.

Un club souper, c’est quoi?
C’est un groupe qui se réunit de façon régulière pour partager un repas. C’est une tradition qui est surtout populaire chez les gens de la quarantaine. Il y en a beaucoup qui ont commencé jeune, mais qui ont eu de la difficulté à poursuivre à cause des enfants. Dans mon groupe, on est quatorze et ça fait neuf ans qu’on se réunit un dimanche par mois.

Comment vous fonctionnez?

Chaque mois, on divise les tâches, et celle qui fait le repas principal décide du thème et du lieu. Récemment, on a fait un souper sous le thème du Titanic. On a préparé le dernier repas qu’ils ont mangé sur le Titanic, et on s’est déguisés en vêtements d’époque. C’est une façon de faire la fête et de manger comme des rois.

Dans quel lieu le plus fou avez-vous organisé un club souper?
À notre anniversaire de huit ans, on a mangé nos cinq services dans le métro, de la station Côte Vertu à la station Montmorency. On est arrivés avec notre bouffe déjà faite et on s’est installé une table. Les employés du métro ont ri, ils nous prenaient en photo. On a pas pris le risque d’emmener de l’alcool par contre.

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de faire ça, des clubs soupers?
Quand j’étais petite, ma mère avait elle aussi un club souper, et ma vie tourne pas mal autour de la nourriture. L’hiver, je donne des ateliers de cuisine, et l’été, je fais faire des tours culinaires à vélo avec Fitz & Follwell. Ça s’appelle Flavours of the Main. On part du quartier chinois et on se rend jusqu’au marché Jean-Talon, on arrête dans les commerces et on raconte l’histoire des Chinois, des Italiens et des Juifs à Montréal, tout en mangeant.

Est-ce que c’est un tour qui pourrait intéresser des Montréalais?
Oui, même si 90% de nos clients sont des touristes, les Montréalais finissent toujours par apprendre quelque chose.

Qu’est-ce que tu recommanderais à quelqu’un qui veut partir son propre club souper?
D’avoir des règles. Quand on a commencé, j’avais 20 ans, et c’était surtout un drinking club. On n’était pas organisés, on commençait à manger à 11h et on était pas mal paquetés. Maintenant, on est plus sérieux pas mal.

Chiffre : 75 000 lbs : quantité de viande sur le Titanic.

Judith Lussier est journaliste, chroniqueuse et auteure. En plus de ses collaborations pour Urbania, elle est chroniqueuse au journal Métro et dans plusieurs autres médias.

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