L’opulence en chiffres

166 MILLIARDS 

Fortune personnelle estimée de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, devenu en 2018 l’homme le plus riche de la planète. Établie à Seattle, dans l’État de Washington, son entreprise emploie aujourd’hui plus de 575 000 personnes. La petite histoire veut qu’en 1994, Bezos ait emprunté de l’argent à ses parents pour ouvrir dans son garage une petite librairie nommée Cadabra (un clin d’œil à « abracadabra »). Plus de 20 ans plus tard, en rachetant la chaîne américaine de supermarchés bios Whole Foods et en devenant propriétaire du quotidien Washington Post (rien de moins !), l’homme d’affaires a visiblement l’intention d’acquérir tout, de A à Z, comme le montre subtilement la flèche du logo de sa multinationale.

60 ANS

Âge de l’ouvrage The Affluent Society (L’âge de l’opulence dans sa version en français, sortie trois ans plus tard), de l’économiste canadien John Kenneth Galbraith. Ce livre a fait école en participant à la diffusion des concepts de société d’abondance et de culture de la consommation. L’auteur — qui a été le conseiller économique de différents présidents américains, dont John F. Kennedy — partait d’un énoncé simple : « Ce sont les entreprises qui imposent des produits aux consommateurs, et non l’inverse ». En d’autres termes, il considérait comme irréaliste la notion d’économie de marché et défendait alors l’idée que les États-Unis étaient devenus un pays riche en biens de consommation, mais pauvre en services sociaux. Et puis, wussup, M. Trump ?

 

1986

Année où est sortie la chanson Flash, accompagnée d’un vidéoclip incroyablement kitsch (ahhhhh, les années 80). Ce fut l’un des deux-trois succès de Stéphanie de Monaco, membre en règle de la mythique famille princière de la principauté du même nom. Celle qui tentait alors une percée dans le monde de la musique est, dans les faits, treizième dans l’ordre de succession au trône de Monaco (par un système hiérarchique plutôt compliqué qu’URBANIA n’est pas vraiment sûr de comprendre). Aussi bien dire que madame Grimaldi, de son vrai nom, a pris une décision avisée en choisissant plutôt de se consacrer à la lutte contre le VIH, notamment à titre de présidente de l’association Fight Aids Monaco. Excellent flash, Stéphanie (’scusez-la) !

419

Nombre de pharmacies Jean Coutu — là où, comme tout le monde le sait, on trouve de tout, même un bon pote — installées au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. C’est en 1969 que leur fondateur, le bien nommé Jean Coutu, a ouvert son tout premier établissement du genre, où le laxatif côtoie désormais aussi bien le déguisement d’Halloween que l’appareil photo numérique. Occupant le cinquième rang du club sélect des personnes les plus fortunées du Québec, l’homme d’affaires de 91 ans peut compter sur son fils et son petit-fils pour assurer l’avenir de son enseigne. Notons que les fameux (et influents) millénariaux classent d’ailleurs les pharmacies Jean Coutu au premier rang des entreprises d’ici qu’ils admirent le plus, selon les révélations étonnantes d’un sondage Léger mené en 2018.

36 MILLIARDS

En euros, chiffre d’affaires (en date de 2017) de L’Oréal, numéro un mondial des cosmétiques. Fondée en 1909 par Eugène Schueller, un chimiste français, l’entreprise n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil des ans avec l’acquisition de marques aussi importantes que Ralph Lauren, Laboratoires Vichy et Lancôme. Au décès de son père, en 1957, Liliane Bettencourt — fille unique de Schueller — a hérité de la multinationale et bâti une fortune à ce point colossale qu’elle est devenue, en 2016 (soit un an avant sa mort), la femme la plus riche du monde, selon le magazine Forbes. Néanmoins, le fisc a débusqué en 2010 deux comptes cachés en Suisse appartenant à l’héritière (ahem)… preuve que tous les cache-cernes et soins antiâge de ce monde ne parviennent pas à camoufler les scandales financiers des bien nantis !

11 ANNÉES

Durée de diffusion — de 1984 à 1995, plus précisément — de Lifestyles of the Rich and Famous (en français : La vie des gens riches et célèbres), qui a fait les belles années de TVA dans les années 1980. L’émission s’attardait au mode de vie extravagant de richissimes vedettes, athlètes et gens d’affaires en nous montrant leurs résidences, leurs automobiles, leur quotidien… Par exemple, dans un rare extrait trouvé sur YouTube, on nous annonce entre autres un reportage portant sur un homme d’affaires américain ayant fait fortune « en créant de magnifiques jouets pour adultes » (non, ce ne sont pas ceux que vous imaginez), sans oublier une visite chez Tommy Chong, du duo Cheech & Chong. Certes, l’émission n’existe plus aujourd’hui, mais réseaux sociaux obligent, le voyeurisme restera vraisemblablement alive and kickin’ pour bien des années encore (soupir…).

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