L’héritage de Johnny Hallyday expliqué aux Québécois.

La disparition de l'icône du rock français en a attristé plus d'un.

Étonnés par l’ampleur du deuil national que vit la France suite au décès de Johnny Hallyday, on a demandé à notre collaborateur français (et fan fini de Djeunny, comme vous pourrez le constater) de nous faire découvrir l’héritage de cette icône du rock français.

C’est une bien triste nouvelle qui s’est abattue sur la France dans la nuit du 5 au 6 décembre. En effet, un des plus grands symboles du patrimoine de l’Hexagone a subitement disparu laissant derrière lui des milliers d’inconsolables.

La tour Eiffel se serait-elle écroulée?

Bien pire que ça, Johnny Hallyday alias Jean-Philippe Smet de son vrai nom, le rockeur de tous les Français et le plus Français des Belges s’est éteint à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer du poumon.

Si en France on saisit la moindre occasion pour se chicaner sur n’importe quel sujet rien que pour le plaisir d’être de mauvaise foi, on est tous d’accord pour dire que Johnny, c’est le patron, le boss, le CEO du Rock Français et même de la chanson française pour certains. Il a su traverser les décennies et conquérir chaque génération l’une après l’autre, ce qui fait que même si on apprécie que vaguement la musique d’Hallyday, on a tous en nous quelque chose qui nous lie de près ou de loin au Monsieur.

 

La tour Eiffel se serait-elle écroulée? Bien pire que ça, Johnny Hallyday alias Jean-Philippe Smet de son vrai nom, le rockeur de tous les Français et le plus Français des Belges s’est éteint à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer du poumon.

Personnellement, ça me rappelle les trajets en voiture le matin pour aller à l’école avec mon père chantant à tue-tête sur un Johnny déjà en forme. Un bon « vivre pour le meilleur » façon Johnny dans un virage à toute allure (car j’étais souvent en retard), ça n’a pas de prix !

L’héritage de Johnny Hallyday, expliqué aux Québécois.

Considéré comme le « Elvis Français », Johnny (qui s’est grandement inspiré de celui-ci à ses débuts) a eu un impact tout aussi important sur la jeunesse de France comme l’a eu le King en Amérique à la même époque. C’est d’ailleurs la chanson « L’idole des jeunes » qui le propulsera vers le succès et lui vaudra d’endosser ce surnom pour le restant de sa carrière qui s’étalera sur plus d’un demi-siècle et lui fera atteindre un statut de mythe, de légende, de quasi-dieu vivant.

À tel point que jusqu’à l’annonce de sa mort, une France sans Johnny semblait carrément impensable, totalement improbable et relevait presque de la science-fiction. C’est d’ailleurs de ce postulat qu’est parti le réalisateur Laurent Tuel en 2006 avec l’excellent film Jean-Philippe, où l’on suit les déboires de Fabrice, cadre moyen et fan absolu de Johnny Hallyday qui se réveille dans une réalité différente où Johnny n’existe pas. Enfin du moins pas comme on le connait habituellement. Avec Johnny himself dans son propre rôle !

À tel point que jusqu’à l’annonce de sa mort, une France sans Johnny semblait carrément impensable, totalement improbable et relevait presque de la science-fiction.

En 2009, l’Élysée avait même préparé en secret des funérailles nationales lorsque suite à des complications postopératoires, l’idole des jeunes s’était retrouvée dans un état des plus préoccupants.

Avouez que c’est pas mal pour un chanteur non?

Et pour continuer dans le grandiose, Johnny Hallyday en chiffres, c’est juste hallucinant :

60 ans de carrière, 50 albums enregistrés, plus de 100 millions de copies écoulées et bien évidemment des milliers de concerts à travers le monde devant des foules immenses car Johnny c’est avant tout une véritable bête de scène. Mais un tel succès ne se gagne pas sans quelques remous. Souvent moqué, parfois ringardisé, Johnny a résisté aux modes et aux tendances tout en explorant de nouveaux styles de musique et en faisant confiance aux jeunes auteurs parfois peu connus (Michel Berger, Zazie, Benoit Poher etc.)

Johnny l’invincible n’est plus et vivra désormais à travers sa musique atteignant définitivement le statut de légende.

Mais bien avant son statut de plus grand rockeur Français de tous les temps, lorsque je vois Johnny, je vois surtout mon père qui chante et je vois tous les autres enfants de la génération d’après-guerre issus des classes populaires. Les prolétaires, comme on disait avant que ça ne deviennent un gros mot. Johnny, c’est juste l’un d’entre eux qui est « né dans la rue » et qui a refusé de travailler à l’usine pour vivre de sa passion. Il est celui qui grâce à son talent, sa ténacité et à force de travail se retrouvera propulsé au sommet de la France tout en se rappelant toujours d’où il vient.

Johnny c’est ça, c’est l’incarnation de « l’American Dream » à la Française. C’est le symbole de la lutte des classes qui, avec sa musique, a su fédérer une France souvent prompte à se déchirer et dont les fractures sociales ne font que s’amplifier de jour en jour.

Donc merci et bon voyage Monsieur Hallyday, tu vas enfin l’avoir ton duo avec Elvis !

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