Les syndicalistes VS la démocratie

Éric nous raconte les origines de son courroux.

Encore moi.

Merci de me donner une deuxième chance ou de ne pas faire partie des lecteurs qui se sont désabonnés d’URBANIA à cause de moi.

Sinon, on me demande souvent pourquoi je suis autant à droite.

La réponse est simple: le jour où j’ai réalisé que l’État-providence, mis en place par et pour les baby-boomers, détournait l’argent des prochaines générations.

J’étudiais alors à la maîtrise en administration à l’ENAP lorsque j’ai commencé à m’impliquer politiquement. J’ai vite constaté que la principale force d’inertie qui défend cette iniquité intergénérationnelle s’appelle… les syndicats.

Aucune autre organisation, mis à part les gouvernements, ne possède le pouvoir coercitif de soutirer de l’argent de votre chèque de paye, contre votre volonté, pour la dépenser à promouvoir des idées parfois contraires aux vôtres.

Aucune autre organisation, mis à part les gouvernements, ne possède le pouvoir coercitif de soutirer de l’argent de votre chèque de paye, contre votre volonté, pour la dépenser à promouvoir des idées parfois contraires aux vôtres. Aucune entreprise, aucune chambre de commerce ou aucun lobby ne peut agir ainsi. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas.

Ce détournement de fonds est tout à fait légal au Québec; merci à la formule Rand. Il fait même en sorte que les syndicats québécois sont maintenant milliardaires, c’est-à-dire qu’ils perçoivent en cotisations obligatoires, tous les ans, une somme dans les dix chiffres.  

Comme à chaque élection, nous assistons encore ces jours-ci à leurs interventions musclées en faveur des libéraux et néo-démocrates, mais surtout contre les conservateurs.

Par exemple, vous avez peut-être remarqué cette semaine les affiches de la plus importante centrale d’ici, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ), apparaître sur un poteau près de chez vous. 

Assez ironique de constater que la toujours très souverainiste FTQ gaspille l’argent des travailleurs pour réclamer une intervention fédérale dans un domaine de compétence exclusif du Québec, la santé. Pour les camarades, toutes les causes semblent bonnes pour réclamer plus de taxes, plus de programmes sociaux, plus d’employés de l’État… qui paient toujours plus de cotisations à vous savez qui.  Mais jusque-là, rien de nouveau sous le soleil.

Cette année, la situation est cependant encore plus odieuse qu’à l’habitude. Avec la crise des médias, le plus important syndicat des journalistes au Canada, Unifor, qui représente plus de 12,000 travailleurs de l’information, a décidé de consacrer – on présume – d’importantes sommes d’argent pour financer une méga-campagne publicitaire anti-conservateurs et ce, dans les deux langues officielles.

Vous avez sûrement aussi vu, au cours des dernières semaines, ces pubs télé où un père de famille dans un aréna, après un match de hockey de son fils, tente d’acheter une canne de cola devant une machine distributrice conservatrice qui n’a rien de bon à offrir. Une voix grave et sévère nous prévient alors: « Andrew Scheer coûtera cher à celles et ceux qui travaillent fort. C’est un choix que vous regretterez. »

Le gouvernement de Justin Trudeau a récemment annoncé un fonds d’aide pour venir en aide aux médias. 595 millions de dollars de l’argent des contribuables canadiens sera ainsi remis aux médias en crise. Lesquels? Un petit comité « d’experts » décidera à qui émettre les chèques.

Le syndicat derrière cette campagne représente notamment les journalistes des quatre principaux médias privés anglophones au pays, soit le Globe and Mail, CTV, Global News et le Toronto Star. C’est donc dire que le chef conservateur se promène présentement dans son autobus de campagne et se fait questionner quotidiennement par des journalistes qui financent, via leurs cotisations syndicales, des pubs pour assurer sa défaite. Allo l’éthique et la neutralité journalistiques!  

Attendez, ce n’est malheureusement pas fini. Le 19 août dernier, Unifor tenait son congrès annuel à Québec. Qui était l’invité d’honneur? Vous l’avez deviné.  Nul autre que Justin Trudeau. Sans son costume d’Aladdin par exemple.  

Le président d’Unifor, Jerry Dias, en a profité pour rugir: «Nous allons célébrer la défaite d’Andrew Scheer!» Ce à quoi un Justin tout sourire a répondu: «Au cours des quatre dernières années, on a été votre partenaire. Mais ce n’est qu’un début. Ensemble, on va aller beaucoup plus loin».

Voyez-vous, le gouvernement de Justin Trudeau a récemment annoncé un fonds d’aide pour venir en aide aux médias. 595 millions de dollars de l’argent des contribuables canadiens sera ainsi remis aux médias en crise. Lesquels? Un petit comité « d’experts » décidera à qui émettre les chèques.

Mais qui a été le premier représentant à faire partie de ce club sélect? Je n’insulterais pas votre intelligence en le nommant, vous avez compris.

Si vous considérez cette réalité acceptable, vous êtes définitivement plus syndicaliste et gauchiste que démocrate. 

Mais si, au contraire, vous trouvez cette situation scandaleuse, il y a encore de l’espoir pour l’idéal démocratique au Canada.

À la prochaine, qui sait.

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