Les mystères de l’île de Pâques

Parce que c'est le dimanche de Pâques, on a pensé, chez URBANIA, vous présenter des secrets de l'île de Pâques. Des fois, c'est pas plus compliqué que ça. Ne manquez pas notre grande entrevue avec Paolo Noël, le 25 décembre prochain.

Vous pensez que cet article est gratuit et qu’il ne relève que d’un jeu de mots poche? Non. Il a sa raison d’être. Il découle d’un anniversaire historique, que vous pourrez découvrir un peu plus loin dans le texte (oui, on maîtrise l’art du suspense presqu’aussi bien que les auteurs de Fugueuse)… Tout ça pour dire qu’on ne savait pas grand-chose de l’île de Pâques, sinon qu’elle appartient au Chili et qu’un peu partout sur son territoire, y’a des grosses statues de pierre avec autant d’expressions faciales que Claude Poirier. On a donc fait nos journalistes d’enquête pour vous présenter cinq faits inusités au sujet de cette mystérieuse île. Pour être franc, on n’en savait tellement rien, que pas mal n’importe quel fait devenait inusité. Voici donc une fine sélection de découvertes.

Double identité

L’île de Pâques et Giovanni Apollo ont un point en commun: ils nous ont bernés depuis un méchant boute avec leur nom. En fait, l’île de Pâques s’appelle aussi Rapa Nui qui, en vieux dialecte chilien, veut dire: “Là où le wi-fi rentre pas top top.” C’est compliqué, ces affaires d’identité. Faudrait pas qu’on apprenne en plus que les statues, c’est pas de la vraie vraie pierre, mais d’la garnotte cheap.

Donc pourquoi Pâques, viarge?

Ben oui, pourquoi ça s’appelle l’île de Pâques, d’abord? Parce que… SPOILER ALERT: c’est encore la faute de l’homme blanc. Un explorateur hollandais du nom de Jacob Roggeveen l’aurait “découverte” le dimanche de Pâques, en 1762. Mais puisque des gens y habitaient déjà depuis longtemps, on peut parler de “deuxième arrivée” avec Jacob Roggeveen qui la re-baptise comme si c’était la sienne. C’est comme si tu t’appelais Charlotte depuis ton enfance, que ta mère se faisait un nouveau chum et qu’il te re-baptisait Sophie. Ça serait weird.

Se gosser des statues à même un volcan

Les statues qui trainent sur l’île ont été sculptées à même la roche du volcan Rano Raraku, qui veut dire “Ne mets pas ta slackline en haut du trou.” Il s’agit d’un volcan très peu actif sur l’île, dont la roche analysée correspond à celle utilisée pour tailler les statues. Pour ceux qui croyaient encore qu’elles auraient pu tomber du ciel ou arriver en bateau, désolé, vous venez d’apprendre que la vie est une autoroute pavée de déceptions et de désillusions. N’empêche, une question demeure…

Comment qu’elles ont été bougées, d’abord?

Voila LE grand mystère de l’Île de Pâques. Comment les statues, pesant chacune plusieurs milliers de livres, ont pu être si savamment positionnées un peu partout sur les berges de l’île? Dans le temps, y’avait pas de pickup Ram robuste avec une extraordinaire capacité de chargement (à lire avec la voix de  Dan Bigras).

Parmi les théories (et elles ne sont pas confirmées), il y a l’idée que les habitants les aient jadis roulées sur des gros troncs d’arbres, appliquant le principe du “bac d’épicerie que les livreurs pitchent sur un tapis-roulant de ptits rouleaux en métal jusqu’au camion de livraison.” D’autres croient qu’on les a plutôt déplacées à la verticale, en les bougeant de droite à gauche avec des cordes. Et une autre théorie, un peu plus fantaisiste, veut que les statues aient marchés d’elles-même jusqu’à leur emplacement. À ce jour, on a toujours pas trouvé de traces de champignons magiques dans la faune et la flore de l’île.

Pas juste une attraction touristique

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que l’île de Pâques est habitée. La population officielle datant de 2015 était d’environ 6 000 personnes, majoritairement des membres de la communauté rapanui, qui veut aussi dire “Esti que nos familles viennent pas nous visiter souvent”. L’île de 163 km carrés est protégée par le patrimoine mondial de l’UNESCO et les habitants qui y vivent s’occupent de préserver son cachet bucolique. On imagine qu’ils ont pas mal juste ça à faire, en fait, parce que vous comprendrez qu’il n’y a pas énormément de Dooly’s sur une île perdue dans l’océan Pacifique.

Par ailleurs, vous pouvez visiter l’île de Pâques si le coeur vous en dit; quelques vols partent de Santiago, la capitale chilienne, et vous emmènent jusqu’à l’île. Attendez-vous pas à trouver un Hyatt Regency avec piscine sur le toit, faut aimer dormir dans des huttes semi-fancy pis prendre des marches de 4h dans les prés. En tk. Juste pour faire changement de l’Asie-du-sud-est ou du Costa Rica, pourquoi pas?

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