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Partout autour du globe, les changements climatiques se manifestent en phénomènes météorologiques de plus en plus dévastateurs et fréquents. Mais si l’on prend à peine conscience que personne n’est à l’abri, vos assureurs, eux, le savent depuis longtemps.
La crise climatique nous coûte déjà cher : c’est du moins ce que l’on peut conclure de la récente montée du prix des aliments causée par les difficultés d’approvisionnement suite aux changements climatiques. Et oui, pour pallier les risques de sinistres provoqués par la crise, il vous faudra payer de plus en plus cher vos assurances.
Le Bureau d’assurance du Canada indique que neuf des dix années les plus dispendieuses en termes d’assurances sont survenues depuis 2005 (1998, l’année de la crise du verglas, est celle qui manque à la statistique). Le coût des sinistres catastrophiques assurés au Canada s’élève désormais à 2,2 milliards de dollars annuels. Avant 2010, la moyenne n’avait jamais dépassé 1 milliard de dollars.
Incendies, vagues de chaleur extrêmes, inondations, glissements de terrain : ces désastres météorologiques ayant marqué les dernières années ont révélé que la Californie était en première ligne des changements climatiques. De fait, aux États-Unis, l’assurance habitation a vu ses tarifs augmenter de 50 % entre 2005 et 2015, une hausse attribuable aux catastrophes naturelles, mais aussi à l’inflation et aux prix graduels de l’immobilier.
De moins en moins de régions sont immunisées face aux changements climatiques, car tout le monde (littéralement) finira par y passer. Le problème, c’est que les assureurs se basent généralement sur les tendances historiques pour prévoir les risques de sinistres associés à chaque région. Or, les conséquences imprévisibles des derniers changements climatiques font en sorte que le passé n’est plus indicatif du futur. Mesurer le coût des changements climatiques est donc un travail en chantier.
Les expert.e.s prévoient que les assurances deviennent éventuellement inabordables ou même inaccessibles dans les zones particulièrement à risques, de quoi augmenter les inégalités sociales. Mais même si nous ne sommes manifestement pas tous et toutes sur un même pied d’égalité face à la crise climatique, il existe encore des manières de limiter les dommages.
Les coûts liés à votre assurance habitation risquant certainement d’augmenter dans les prochaines années, la prévention des sinistres est à envisager sérieusement.
Au Québec, 20 % de la population (soit 340 000 propriétés) est exposée aux inondations.
Pour vous y protéger et, par le fait même, réduire vos primes d’assurances, vous pouvez vous doter de sous-pompes avec des générateurs de secours, de clapets antiretour et d’une irrigation appropriée pour éloigner l’eau de votre maison.
Ce ne sont que quelques suggestions parmi une longue liste de précautions à prendre, mais plus vous en ferez, plus vous serez en sécurité – physiquement comme financièrement.
Les inondations de plus en plus fréquentes représentent un risque majeur dans les prochaines années. Au Québec, 20 % de la population (soit 340 000 propriétés) y est exposée ー en excluant les immeubles en copropriété et les logements. Les pertes engendrées par les inondations sont souvent non assurées et non budgétées, ce qui représente un lourd fardeau financier pour les municipalités, le gouvernement et les individus.
Par ailleurs, la recommandation première des ressources expertes en assurances est de bien entretenir votre demeure pour vous protéger en cas de météo extrême. En rafale : vérifier l’étanchéité des fenêtres et des portes, changer la toiture si nécessaire, procéder à un nettoyage annuel des gouttières, ne pas négliger les fissures dans la fondation, s’assurer que le nivellement de la pente de son terrain est adéquat et tailler les arbres et arbustes environnants afin d’éviter des dommages en cas de tempête.