Les bombes pleuvent (littéralement) sur les démocrates

Et Justin veut imposer une taxe sur le carbone pis vendre des guns.

Cette semaine, je ne parlerai pas de politique québécoise. Il s’est passé des choses, genre François Legault qui suspend les augmentations de salaire aux médecins spécialistes, mais en général, le nouveau gouvernement a pas encore fini de défaire ses boîtes.

On recommencera à en parler quand ils auront fait leur pendaison de crémaillère.

Par contre, il s’est passé beaucoup de choses sur les scènes fédérales et internationales.

Let’s go, on part ça.

Des bombes postales

Des fois, j’aime ça me commander des petites surprises qui vont arriver dans longtemps, parce que j’oublie ma commande, et un moment donné, ça me fait une surprise dans ma boîte aux lettres.

Sauf que cette semaine, des personnalités démocrates ont reçu des surprises pas mal moins le fun: des bombes.

On ne sait pas qui est le ou les auteurs de cette tentative d’attentat terroriste. Mais on se doute des orientations politiques qui motivent le geste.

Parmi les personnes ciblées (personne n’a été blessé), on retrouve Barack Obama, Hillary et Bill Clinton, John Brennan, ancien directeur de la CIA qui a été critique de Donald Trump, l’acteur Robert De Niro, lui aussi très critique envers Donald Trump, ainsi qu’une poignée d’élus démocrates.

Il a dit que c’est de la faute des médias qui ont juste à arrêter de mentir, pis que c’est un peu de leur faute si le monde reçoivent des bombes.

Le milliardaire philanthrope américain George Soros a également reçu une bombe par la poste. Vous ne connaissez sûrement pas Soros, si vous vous tenez sur les blogues conspirationnistes de droite. Pour cette frange de la population, il serait une espèce de génie de l’ombre qui veut contrôler le monde en encourageant l’immigration, et un paquet d’autres théories.

On voit donc un fil commun derrière ces attaques: elles visaient des gens de gauche, ou du moins, des gens qui osent critiquer Trump.

Qu’a donc eu à dire le président américain? Dans un premier temps, il a condamné les attaques et déclaré que c’était inacceptable.

Bon.

Piiiiis, il a dit que c’est de la faute des médias qui ont juste à arrêter de mentir, pis que c’est un peu de leur faute si le monde reçoivent des bombes.

Câlisse.

Oh, pis des partisans de Trump se sont mis à chanter « Lock her up» à l’encontre d’Hillary Clinton pendant un rally politique.

Câlisse de crisse.

Le maudit carbone

Non, je ne vous parlerai pas de Maxime Bernier qui a déclaré que le CO2 c’est pas de la pollution parce que ça sort de notre bouche pis que ça nourrit les plantes.

Maxime Bernier qui dit des épaisseries, c’est pas une nouvelle ça.

Je veux plutôt parler de la nouvelle mesure sur le carbone instaurée par le gouvernement libéral.

Les gouvernements de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba et de la Saskatchewan ont décidé de ne pas taxer le carbone, malgré les demandes du fédéral. Justin Trudeau leur a donc imposé des taxes qui pourraient faire monter le prix de l’essence jusqu’à 11 cents le litre.

Maxime Bernier qui dit des épaisseries, c’est pas une nouvelle ça.

Mais évidemment, alors que les élections approchent, ce n’est pas nécessairement la décision la plus populaire. Justin Trudeau a donc promis cette semaine que l’argent de plus irait dans les poches des contribuables, soit par des retours d’impôt, soit par des investissements dans la communauté.

Sauf que le beau Justin se retrouve pris entre l’arbre et l’écorce pis euuuuuh… l’autre écorce. D’une part, les partisans de la taxe sur le carbone trouvent que les mesures ne sont pas assez sévères, et que ça ne suffira jamais pour atteindre les objectifs de Paris.

Les conservateurs, eux, sont contre la taxe sur le carbone, point.

Pis les autres provinces qui taxent déjà le carbone, dont le Québec, se sentent laissées pour compte. Parce que nous, vu qu’on impose notre propre taxe depuis 2014, ben on recevra pas les cadeaux d’excuses du gouvernement que vont recevoir l’Ontario et cie.

JAMAIS PERSONNE DE CONTENT, HEIN.

Justin et l’Arabie saoudite

Je vous parlais la semaine dernière de l’Arabie saoudite, qui aurait assassiné un journaliste, en cachant son crime aussi bien qu’un méchant dans Scooby Doo.

Ben apparemment, les méchants de Scooby Doo ne sont pas très populaires sur la scène internationale.

Sauf que: au Canada, on vend beaucoup d’armes à l’Arabie Saoudite. Et apparemment, quand Stephen Harper a signé ce contrat-là à l’époque, il a mis beaucoup de clauses pour pas qu’on puisse en sortir comme on veut.

Il y a beau avoir beaucoup de pression sur Justin Trudeau pour qu’on arrête de leur vendre des blindés, ça ne semble pas être facile. Le premier ministre a même laissé entendre que ça pourrait nous coûter 1 milliard en pénalités.

Il regarderait plutôt pour limiter les exportations, comme on l’a fait précédemment quand on a soupçonné le gouvernement saoudiens d’utiliser ses beaux blindés tous neufs pour tirer sur des minorités.

EN MÊME TEMPS, VOUS PENSIEZ QU’ILS FAISAIENT QUOI AVEC LEUR BLINDÉS? DES «BURNS» DANS LE PARKING DU WAL-MART?!?

C’est déprimant, des fois, la politique.

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