La déduction

Les aventures de l'homme moyen #3

Quand je chante, les gens quittent les lieux. Je ne suis sans doute pas un artiste populaire. Quand je touche une rondelle, elle ne va pas dans le but et quand je frappe une balle, elle ne va pas de l’autre côté de la clôture. Je ne suis sûrement pas non plus un athlète professionnel.  Par contre, je connais les CV, les taux horaires et économiser pour les imprévus comme une laveuse qui brise ou une dent de sagesse qui fait mal. Je suis probablement un membre de la classe moyenne.

(Aviez-vous lu le 2e épisode: Le temps du Plan A ?)

J’aime bien déduire, car c’est logique, lucide, voire même mathématique. Ma dernière déduction portait sur mes finances personnelles. En regardant dans mon compte de banque aujourd’hui et en faisant une projection pour demain, j’en ai déduit que si je continuais à ce rythme, je ne serais jamais libre. Libre dans le sens où tout ce que l’on fait est un choix, sans contrainte de temps ni d’argent. Avec cette idée en tête, cette semaine nous explorerons comment un moyen peut faire pour devenir plus riche.

Quand nous ne sommes pas des athlètes professionnels ou des artistes populaires, qu’est ce qu’il nous reste à nous, gens de classe moyenne, pour espérer devenir riche?

Acheter un condo ? Avoir une promotion au travail ? Mettre cent dollars par paye dans un REER ?  J’ai fait le calcul et ça ne marche pas.

Parmi les autres gens qui sont riches, il y a aussi ceux qui font des affaires.

« Qu’est ce que tu fais dans la vie?
–    Des affaires
–    Ah… euh  bien moi aussi ?! »

Pour un homme moyen qui a toujours été payé à l’heure, se mettre en action pour se lancer en affaires peut sembler difficile, car on doit sacrifier la sécurité que nous procure un taux horaire pour aller vers le risque associé aux pertes et aux profits. Nous devons faire le choix entre le potentiel d’une récompense plus grande ou de savoir exactement à quoi s’attendre.

Néanmoins, l’opération mathématique d’une affaire est en soi très simple: il suffit d’acheter un produit et de le revendre plus cher que le prix payé. Pour la deuxième étape de ma préparation à la retraite, je vous propose donc de m’aider à conclure une affaire.

Avez-vous des idées à me suggérer? Qu’est-ce qui fonctionne bien pour vous?

En attendant vos suggestions, l’idée d’affaire qui me vient d’emblée en tête est celle de vendre des t-shirts. Je vais en acheter qui sont vierges, ajouter une impression et les vendre plus cher que je les ai payés. Par cette opération, je vais essayer de transformer un investissement de 500 $ en une somme de 1000 $.

Il me faut trouver le concept, l’imprimeur et pour terminer l’opération, un acheteur. À vos carnets d’adresses, tout le monde !

Ce faisant, je deviendrai l’homme d’une affaire et je n’aurai qu’à en conclure une autre pour devenir un homme d’affaires.

David Malo
aventureshommemoyen@gmail.com
Twitter: @HommeMoyen

Le 4e épisode est ICI.

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