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Quiconque a déjà fait la route entre Montréal et la Gaspésie sait combien le Bas-du-Fleuve séduit dès les premiers kilomètres. Entre Kamouraska, la Matapédia, la Mitis, les Basques, Rimouski et Rivière-du-Loup, le temps semble s’étirer au rythme des marées.
Pour les amateurs de plein air, la région offre un terrain de jeu incomparable, où chaque détour réserve son lot de découvertes. Avec ses charmants petits villages côtiers, ses cantines et ses nombreux sites de baignade, c’est la région idéale où s’arrêter pour remplir ses poumons d’air salin.
Et si vous êtes amateur de camping, le Bas-Saint-Laurent est la destination où planter votre tente cet été. Voici cinq sites à visiter absolument.
Premier arrêt sur la route 132 : Kamouraska, minuscule municipalité connue pour ses paysages à couper le souffle et ses bonnes tables. Question d’étirer le plaisir, c’est aussi un lieu idéal où camper.
Avec ses 100 sites rustiques, le Camping de la Batture est un incontournable de la région. Géré par la Société Écologique de la Batture du Kamouraska (SEBKA), le terrain est perché sur un cabouron qui surplombe le fleuve Saint-Laurent, à un jet de pierre de la microbrasserie Tête d’Allumette. Bref, c’est un emplacement de choix pour profiter du fleuve le jour et d’une bière locale le soir.
La saison débute le 8 mai prochain, avec une arrivée prévue entre 15h et 19h et chaque emplacement de tente est disponible au coût de 32 $/nuit. À noter que les sites ne comprennent aucun services, c’est-à-dire sans électricité ni eau potable, alors pensez à apporter vos bouteilles ou un filtre à eau. Sur place, vous trouverez néanmoins des douches payantes, une buanderie, du bois de chauffage en vente et le WiFi gratuit… mais on vous suggère fortement d’en profiter pour déconnecter.
Le Domaine Floravie est niché sur une presqu’île à l’embouchure de la Rivière-Hâtée, là où elle rejoint le fleuve Saint-Laurent, dans le secteur de Pointe à Santerre. Situé à environ 13 km du centre-ville de Rimouski et à quelques minutes du parc national du Bic, c’est un endroit où la nature reprend tous ses droits et où les couchers de soleil valent à eux seuls le détour.
La saison débute le 2 mai prochain. Les places partent vite, mais il est possible de s’inscrire sur une liste d’attente. Les animaux sont acceptés aux emplacements 3 et 4, mais ils doivent être tenus en laisse en tout temps.
Aux portes de la Gaspésie, Sainte-Flavie marque le début d’une région où le fleuve prend toute sa démesure. C’est ici que la rivière Mitis vient se jeter dans le Saint-Laurent, et c’est à cet endroit précisément que se niche l’un des campings les plus cozy de la route 132.
La saison commence le 1er juin, et les tarifs débutent à 20 $/nuit. Les sites sont sans services, mais soyez rassurés : le mythique restaurant Le Ketch n’est qu’à quelques kilomètres.
Camping Ô Fleuve, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
Situé sur la rive nord de l’Île Verte, le camping offre une vue imprenable sur le fleuve et ses couchers de soleil. Le terrain propose 8 sites pour tentes seulement, dont un en formule prêt-à-camper : il comprend une tente 4 saisons pouvant accueillir jusqu’à 4 adultes, fournie avec tout le nécessaire pour cuisiner ainsi que des lits de camp et des matelas de sol. Douches et bois de chauffage sont inclus gratuitement.
C’est possible d’y rester dès le 15 mai. Sur l’île elle-même, on se déplace à vélo ou à pied sur le chemin principal, qui en relie les deux extrémités. Bref, il s’agit d’un camping pour les vrais amoureux de la nature, où le silence n’est rompu que par le clapotis des vagues.
Camping des Passereaux, Cacouna
Le parc côtier Kiskotuk, situé à quelques kilomètres à l’est de Rivière-du-Loup, dispose de près de 30 kilomètres de paysages côtiers époustouflants. Il renferme également l’un des plus beaux spots de camping de la région : le Camping des Passereaux.
Il compte 13 sites rustiques, tous sans eau ni électricité, tous isolés les uns des autres. Neuf d’entre eux sont aménagés côté fleuve, et quatre autres sont perchés à flanc de montagne. Ces derniers sont accessibles à pied en une vingtaine de minutes, sans rond de feu, mais avec une vue qui vaut largement la chandelle.
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Le Domaine mise sur la qualité plutôt que la quantité : quatre emplacements de camping sans services, bien espacés les uns des autres, avec accès direct au fleuve. Une station d’eau potable permet de remplir les gourdes et de faire la vaisselle, et une aire de douche est disponible. Deux bornes de recharge pour véhicules électriques sont également mises gratuitement à la disposition des clients, ainsi que trois stations pour vélos électriques.
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Le Camping Parc de la rivière Mitis mise sur la simplicité et l’authenticité. Il compte neuf plateformes de bois : quatre en bordure du fleuve, cinq en pleine forêt. Le parc régional, qui s’étend sur plus de 300 km², relie les monts Notre-Dame au littoral du Saint-Laurent, ce qui en fait une destination idéale si vous souhaitez faire de la randonnée. Les amateurs de pagaie pourront quant à eux s’aventurer en kayak de mer directement depuis l’embouchure de la rivière.
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Celui-là, il faut le mériter. Pour rejoindre le Camping Ô Fleuve, pas question de simplement prendre la route 132 : il faut emprunter le Peter-Fraser, un traversier qui vous mènera à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs depuis le quai de l’Île Verte. La traversée dure une trentaine de minutes, juste assez pour sentir que vous laissez le quotidien derrière vous. L’été, la demande est forte et les places sont limitées, donc assurez-vous de réserver votre passage à l’avance.
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Détail important : aucun site n’est accessible en voiture, ce qui garantit une tranquillité absolue. Il faut donc prévoir le déplacement de son équipement sur une courte distance à pied. Au sommet, un belvédère offre une vue panoramique à 360 degrés sur le parc, les îles environnantes et la tourbière du Bois-des-Bel, qui devrait vous faire oublier vos muscles endoloris.