Les 5 commandements du conducteur de « camper van » au repos

Chroniques d'un (pas si vieux) « camper van »

Avec les chroniques d’un (pas si vieux) « camper van », Mélanie Leblanc vous amène sur la route, la vraie. Des chemins sans filtres Instagram, pas toujours glam, souvent bordéliques, mais ô combien divertissants. À bord de John Mel & Camper, son truck de 21 ans (pas de rouille, pas de trou), c’est un départ vers la liberté… et le chaos.

Même quand tu ne roules pas, ton camper van tu utiliseras comme…

TRUCK DE DÉMÉNAGEMENT

1er juillet, Montréal.

Ça serait mieux si je pouvais dire qu’Antoine n’a pas parti l’auto-nettoyant du four dans la cuisine, à l’appartement qu’il quitte. Mais je ne le peux pas. Il fait 4000 degrés. Même les boîtes suent. C’est le temps de partir et de s’évader dans l’air frais des montagnes vous me direz? OUI! Mais c’est surtout le temps de déménager! NON!

Pour vrai quand j’en ai fait l’acquisition, en un octobre froid de 2014, je ne me serais jamais imaginé me servir de mon camper van pour déménager. À Montréal. DANS la canicule.

BUREAU

Quand ça fait plus d’une semaine que je n’ai pas senti l’odeur de John Mel & Camper, je me mets doucement à shaker de la patte et à grincer des dents. Ou presque.

Bref, je le retrouve pour écrire (ceci) et faire des suivis de dossiers… D’ailleurs, quiconque aurait LA solution miracle pour du wifi partout, en tout temps, dans toutes les Amériques est prié de se manifester bien fort S.V.P.!

CHAMBRE AMBULANTE

Très populaire sur la Rive-Sud de Montréal, la chambre portative permet d’aller visiter des amis, de souper et de bien festoyer. Y’a quand même quelque chose de surréaliste à se réveiller en plein quartier résidentiel et prendre le café sur le trottoir.

Antoine ajoute : et faire peur au voisinage, quand tu sors de pisser de derrière une haie de cèdres!

CHAMBRE D’INVITÉS

Lire le point suivant et ajouter « quand la visite a trop bu et qu’elle trouve ça trop nice de dormir dans le truck ».

RESORT

L’été est rempli, l’été va vite. Les articles ici se sont faits rares, et pour cause. Fait que les vacances, on les a prises à Belœil, un mardi soir, sur le terrain du beau-frère. Terrain muni d’une piscine, qu’on a squattée durant leur voyage à la mer.  Sur le coup, on n’était pas certains de l’accueil qu’on nous a réservé. Un quoi? Oui! Un oiseau MORT, encore une fois, s’est chargé du comité d’accueil. Mais c’est quoi ce karma de marde?

Un jour, une auteure des Chroniques d’un (pas si vieux) camper van a dit: quand la nature ne veut pas de toi, c’est pas le temps de faire de la limonade, c’est le temps de sacrer ton camp.

On raconte que le même jour, la même auteure des chroniques d’un (pas si vieux) camper van a fait un lien très douteux pour raconter l’anecdote qui suit…

Ma fête de l’an passé: épique.

Oka. Printemps 2017.

Il pleut. Un peu pis beaucoup pis beaucoup pis un peu. Bref on passe un bon moment. Merci notre auvent! On revient au feu entre les averses et le feu, lui, ne s’éteint jamais. Champagne!

On passe le vendredi soir à célébrer et écouter de la musique. Musique provenant de la radio du truck avec la clef mal positionnée. Oui. On a crevé la batterie. Pis on le savait pas.

Le lendemain, on s’en rend compte et on décide d’aller demander de l’aide au bureau du parc. Aide qui nous a été promise, mais qui n’arrive jamais.

Il y a eu quoi au printemps 2017 à part des milliards de moustiques assassins? Des INONDATIONS!

Dimanche matin.

6h30 toc toc toc. Heille, sont crinqués sur le boostage, on a attendu 24 heures, on aurait été capable d’attendre encore quelques heures… de sommeil.

Un gardien cogne à la porte, un peu en panique:

-Vous devez évacuer, l’eau monte.

-Hein? Quoi? L’eau? Hein? fait mon chum.

-On a combien de temps? Que je demande, une vraie ninja.

-15 minutes.

OK, pas de trouble, on est des machines de guerre quand vient le temps de “fermer” le campe. Chacun ses tâches, on forme une sale équipe.  MAIS ON N’A PAS DE BATTERIE !!!!!!!

Les beaux principes du Parc “j’ai pas le droit de vous booster” ont vite pris le bord, le gardien avait la face dans le moteur, avant que j’aie le temps de mettre ma  brassière. Tout le monde est un peu apeuré, on sait pas trop ce qui va se passer. Mais ils se font rassurants:

-On va essayer que vous ne restiez pas coincés dans la boue.

Toi, tu sais m’apaiser, Monsieur Sepaq. Je suis détendue, là. Une vraie nuque qui sort d’un d’un spa nordique.

-As-tu déjà roulé dans l’eau? Qu’il demande.

Ouin. C’est ça. Je sais que quatre roues, un volant  pis un auvent ça peut avoir l’air vite vite d’un bateau, mais NON, mon truck a jamais ROULÉ dans l’eau.

Là, j’ai pu de fun.

-Garde tes roues droites pis tu vas rouler sur la piste cyclable. SURTOUT, donne pas de coup de volant parce que tu vas tomber dans le fossé.

Je pense que le volant porte encore les marques de doigts d’Antoine, incrustées dans le caoutchouc.

À la lecture de ces lignes, vous vous doutez bien que nous ne sommes pas morts dans la vase. Arrivés sur le béton ferme, je reçois un appel de la Sepaq: “étant donné que vous avez dû évacuer hier matin, nous allons rembourser votre fin de semaine.”

Oups, on s’était trompés de terrain de camping. On s’est ramassés sur un terrain fermé à cause de l’eau. Me semblait bien aussi qu’on était très seuls dans notre loop!

Pour lire d’autres aventures de Mélanie Leblanc et son «camper van», c’est par ici!

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