L’égo des citoyens du Plateau vu par les commerçants du coin

Vox pop sous la pluie

Les égos de certains citoyens du Plateau Mont-royal rendent le quartier difficile à gérer selon son maire, Luc Ferrandez, nous apprend ce matin le Journal de Montréal. Comme nos bureaux sont situés au coeur du Plateau, on a décidé d’aller tâter le terrain. On est allé voir des commerçants du coin et on leur a posé la grande question: “L’égo des habitants du Plateau rend-il la gestion de votre commerce difficile et si oui, comment faites-vous pour dealer avec eux?”.

M. Ferrandez, voici les conseils de vos citoyens!
De rien.

“Si ça fait pas l’affaire, faut les mettre dehors!”

– Une employée d’épicerie

“C’est drôle, parce que moi, je ne gère jamais de gros égos. Je gère juste du monde frustré parce qu’il n’y a pas de parking.”

– Une autre employée de la même épicerie (préposée à la caisse rapide)

“Des gros égos sur le Plateau? C’est un mythe. C’est juste que les gens nous envient parce qu’on a plein de bons restos et que nos citoyens ont une situation sociale plus élevée que la moyenne. Vous le savez, il y a beaucoup de gens de Radio-Canada, dans le coin… Il y a de la jalousie de la part des autres, c’est sûr. Mais on n’a pas un plus gros égo parce qu’on habite sur le Plateau. Faut arrêter de penser ça.”

– Un client d’une autre épicerie, réagissant à ma question

“Quand je tombe sur quelqu’un qui se prend pour un autre, j’essaie de lui faire comprendre qu’il n’est pas le seul à avoir réalisé de grandes choses. J’veux dire, on a tous fait des trucs cool, pis on ne le répète pas tout le temps.”

– La dame d’un café

“Les vedettes qui viennent chez nous ont rarement un gros égo! Quand c’est le cas, on les abaisse à notre niveau. On reste neutre et on se rappelle que ce sont des humains comme les autres. Anyway, ce ne sont pas les gens connus qui sont durs à gérer, ce sont les habitants de longue date du Plateau – eux, ils se pensent plus fins…”

– Deux gars le fun dans une boutique

“Honnêtement, je trouve les habitants du Plateau pas mal plus peace and love que ceux du Centre-Ville. Ils vivent leur vie. Et ceux qui ont un trop gros égo, ben il faut les laisser faire. Ça leur est propre. On n’est pas là pour les juger, ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent.”

– Une dame qui vend des substances

“Nos clients n’ont vraiment pas un plus gros égo que les autres! Mais si je devais donner un conseil de service à la clientèle à M. Ferrandez, ce serait celui-là: c’est important d’apaiser la colère des clients frustrés, mais avec le sourire. Et surtout, il faut accepter qu’il y a des mauvaises journées pour tout le monde. On ne peut pas tout contrôler.”

– La très zen serveuse d’un restaurant

Morale de l’histoire: vivons et laissons vivre.

Peace out.

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