Le Rosemont de Marie-Lyne Joncas

L'humoriste, comédienne et chroniqueuse nous révèle les secrets de son quartier bien-aimé.

Pour découvrir le quartier Rosemont-La Petite-Patrie, URBANIA et Yimby s’associent pour vous présenter les coins favoris de l’humoriste, comédienne et chroniqueuse, Marie-Lyne Joncas.

Élevée sur la Rive-Sud de Montréal à Chambly, Marie-Lyne Joncas habite à Montréal depuis longtemps, parce que des écoles de théâtre à Chambly s’ul bord d’la 112, y’en a pas tant. Elle a fait plusieurs appartements dans plusieurs quartiers pour finalement s’installer depuis 6 ans maintenant dans Rosemont-La Petite-Patrie, juste à côté de la Promenade Masson. Et elle ne veut plus partir.

On l’a rencontrée le temps d’une marche dans les rues de son quartier pour qu’elle nous présente ses adresses et recoins préférés. Et ce ne sont pas les anecdotes qui manquent quand elle nous parle d’une fin de soirée dans un petit bar miteux ou d’une date dans un parc qui a mal viré. Marie-Lyne, elle a vécu son Rosemont. Et elle nous le raconte…

L’importance d’un resto-déjeuner-club-lounge

Un incontournable de la Promenade Masson, le resto-déjeuner-bistro-bar (tout dépend de l’heure de la journée) présente un menu où tout est à 5 $. Et ça, c’est le genre de pitch de vente qui attire Marie-Lyne. « Que ce soit pour un déjeuner le matin, une rencontre de travail sur l’heure du midi, un 5 à 7 en fin de journée où même une fin de soirée à 2 h, le Pot Masson est là. Avec des repas comme des drinks à 5 $, c’est le genre de place qui me parle. Quand tu peux commencer sul mimosa pis te finir sur le gin-tonic sans même sortir dehors, t’es à la bonne place. »

Si, durant le jour, la clientèle est plus familiale, à partir de 16 h, le menu, la musique et même l’éclairage changent pour se transformer en ambiance lounge qui fait oublier que 2 h plus tôt, des enfants mangeaient des crêpes sur le comptoir où s’alignent maintenant une rangée de 6 shooters.

Marie-Lyne, le mot final? : « Même si c’est juste 5 $, j’suis tellement là souvent que j’ai quand même du dépenser des centaines de dollars juste en extra-saucisses dans mes déjeuners. »

Tomber en amour en ramassant d’la crotte

Les citoyens de Rosemont connaissent le Parc Pélican parce que l’été, des chèvres dans un enclos s’occupent de brouter le gazon. Très très Rosemont comme idée. Pour Marie-Lyne, elle, c’est pour son parc à chiens qu’elle y va quotidiennement. « C’est la meilleure place pour rencontrer des hommes dog lover célibataires et un peu cut. J’ai même déjà écrit un article pour URBANIA où je racontais une des 17 fois où je suis tombée amoureuse en allant promener mes deux Boston terrier. C’est fâchant parce que tu viens à devoir te mettre cute pour aller ramasser des tas d’marde, accroupie à côté d’un pit de sable, juste au cas où tu croises un beau trentenaire qui jogue avec un Labrador brun… »

Les liens sacrés du dépanneur

Mais pourquoi un simple dépanneur de quartier figure parmi les coups de cœur de Marie-Lyne? « Justement, parce que c’est le classique petit dep de coin d’rue, mais au lieu d’être tenu par une famille asiatique, c’est géré par Madone, une femme de 50 ans avec qui j’suis devenu chum. J’y ai déjà donné des billets de spectacle des Grandes Crues, pis est venue avec son mari, y’ont eu full de fun. »

Mais le dep en tant que tel, est-ce qu’il vend quelque chose de spécial? « Pentoute. Classique dépanneur. Gratteux, paquets de clopes, sac de chips pis d’la bouffe dans les rangées du milieu qu’on achète jamais. Sauf qu’une de leur particularité, c’est qu’ils livrent. Fak j’te dirais que ça m’est déjà arrivé d’me commander un peu pompette à 10 h 30 le soir un sac de Miss Vickies lime et poivre à 15 $. »

Jamais sans mon bar de quartier

Bar ultra-connu des humoristes grâce aux très populaires spectacles d’humour présentés les lundis soir, le Jockey a tout pour plaire. Et on peut même y croiser Louis-José Houde ou Mike Ward qui viennent parfois faire leur tour aux Lundis de l’humour, la soirée qui a vu passer comme animateur Phil Roy et Jay Du Temple. Marie-Lyne, elle, y a non seulement joué, mais a passé de nombreuses soirées à essayer les différents drinks et grilled-cheese, signatures de l’établissement. « Durant mes deux ans à l’École nationale de l’humour, j’étais dans la même cohorte que Charles Deschamps, ancien propriétaire du Jockey, maintenant copropriétaire du Bordel avec quatre gars full plus connus que lui. Fak après les cours, on se retrouvait tout le temps au Jockey avec un Charles beaucoup trop généreux sur les rabais-employés. J’volais des œufs dans le vinaigre à même le pot pis j’me faisais pas chicaner. »

En plus des soirées d’humour, le bar présente des quiz nights où vous pouvez flasher vos connaissances en buvant d’la bière rousse et commence maintenant à organiser des spectacles de musique de plus en plus fréquemment. Un bar vivant à l’image de son quartier.

Incontournable karaoké

Parce que chaque quartier qui se respecte possède son bar karaoké, Rosemont ne fait pas exception. Et pour Marie-Lyne, la place où aller, c’est au Sel et Poivre. « Ça sent fort la taverne, c’est tout petit, tout le monde est collé, y’a une odeur de fût d’bière mal lavé… mais c’est EXACTEMENT l’ambiance kitsch qu’on cherche dans un bar karaoké. Y’a un peu plus de monsieurs qui chantent du Johnny Cash que de jeunes filles qui s’essayent sur Katy Perry, mais moi, ce genre de place-là, j’aime ça. Quand y’a une nouvelle toune de Justin Timberlake qui sort, c’est moi qui vais dire au gars d’le mettre dans sa liste. Ouais, j’suis pesante dans Rosemont. »

Pesante ou pas, on dirait qu’on aimerait ça voir Marie-Lyne un peu cocktail sur une p’tite scène à côté des toilettes, qui pousse Pour Some Sugar on Me en nous regardant dans les yeux. Ça pourrait se passer au Sel et Poivre, la gang.

                                                                                                                                           ***

En écoutant Marie-Lyne nous parler de son quartier, on réalise assez vite qu’elle pourrait continuer longtemps. Des anecdotes, dont certaines pas vraiment racontables, elle en a. Parce qu’elle a choisi de vivre son quartier, pas seulement d’habiter sa maison, Marie-Lyne cadre parfaitement dans un quartier en pleine ébullition commerciale, culturelle et communautaire.

Vous pourriez, vous aussi, y habiter, notamment grâce aux logements que propose Yimby, pensés et conçus pour les millénniaux désireux de s’installer dans Rosemont-La Petite-Patrie… ou simplement désireux d’être le voisin de Marie-Lyne.

Pour en savoir plus, cliquez ici!

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