Le monde selon J : Le divan de l’horreur – partie 2

Vous avez manqué la première partie de l’histoire? C’est par ici!  

Quelques jours passés et ma crise de nerfs maitrisée, mon ancien divan rescapé des vidanges « re-trônant » dans le salon, je prends le téléphone et lâche un coup de fil au vendeur et lui explique la situation. Le gentil vendeur me mentionne que pour faire mon modèle en 3 morceaux, c’est un peu plus cher, mais de quand même venir en magasin pour refaire la sélection. Ce que je fis, restant pogné dans le trafic du DIX30 durant une demi-heure pour faire un coin de rue et devant se garer dans un stationnement souterrain pour aller bruncher dans un resto qui dépasse mes attentes en matière d’originalité de nom d’entreprise: Allo mon coco.

Bref, je rentre au paradis du couch potato et discute avec mon vendeur.

« Un moment, je vous reviens avec le nouveau prix. »

Il revient en effet, mais le caquet bas, car il m’annonce que pour avoir le même divan, mais en 3 pièces au lieu de deux, bien c’est 1200 piasses de plus. Éclatant de rire comme Denise Filiatrault et Dodo devant une reprise de Moi et l’autre, je le fais répéter.

« Donc si je comprends bien, mon divan qui me coûte actuellement 2450 piasses pour venir en deux morceaux, me coûtera asteur pour le même divan, mais en 3 bouttes, 1200 de plus. C’est comme 50 % du prix du divan, gars. On est loin du quelques piasses jasé au téléphone, mon chéri. C’tu moi ou y’a comme quelque chose qui va pas là-dedans… »

Déboussolé et comprenant à quel point c’est effectivement un rip off, il me propose de choisir un nouveau modèle. On se plogue donc sur un ordinateur de service du magasin, semi poussés dans le cul par un couple de nouveaux amoureux (probablement Julie & J-F) qui viennent de meubler leur condo à grandeur suivis de leur vendeur qui veut les faire signer au PC avant que ce beau monde là change d’idée, et allons sur le site de la compagnie de divans pour choisir un autre modèle qui me conviendra. Super, j’en trouve un, le vendeur est content et moi aussi. En revenant de voir son gérant avec le prix , il a encore une fois la mine basse…

– « Ouin, ça fait presque 5000 dollars, va falloir choisir comme ton premier divan, un modèle qui se fait en bounded, parce que celui-là se fait juste tout cuir.»

– « En quoi? » dis-je stupéfait.

– « En bounded, comme ton divan. »

– « Ok, mais c’est quoi du bounded? »

-« C’est en cuir sur l’assise et les bras, mais le reste c’est pas du cuir, c’est du bounded. »

-« PARDON?! T’es en train de me dire que le divan de 2500 piasses que je viens d’acheter était même pas en cuir au complet ?! »

-« Oui, c’est en vrai cuir sur l’assise pis tout ce qui touche au corps, oui c’est du vrai cuir sur cette partie-là. »

-« Ok, mais je n’étais cr*ss*m**t pas au courant! Là tu me parles comme l’expression saucisse tout bœuf, ok, tout bœuf, mais quelle partie du bœuf ?! Penses-tu vraiment que j’aurais passé deux ans à me coller du cash pour un divan, pour finalement me ramasser avec un sectionnel en ¾ plastique ?! Je ne pense pas, moi… »

-« Oui mais c’est écrit sur ta facture… »

-« Je comprends bien, mais faut savoir ce que je mets sur ma facture avant de dire oui! »

Deux options s’offrent donc à moi :

1- Perdre mon dépôt de 700 piasses déjà mis sur le premier modèle et sacrer mon camp d’icitte.

2- Ne pas perdre mon dépôt de 700 piasses déjà mis sur le premier modèle et essayer de me trouver soudainement un modèle qui me plaît qui se fait en bounded, mon nouveau critère de sélection, donc en plastique.

Je choisis donc à contre-coeur la 2e option, pogné maintenant avec le désir non pas de me trouver un divan en cuir, raison initiale de ma visite, mais de me trouver un divan qui se fait en demi-plastique, chose que je ne savais même pas que j’avais choisi. C’est avec ma face de Gordon Ramsay en beau calvaire dans Hell’s Kitchen que je tente tant bien que mal de trouver un nouveau modèle. Évidemment peine perdue, car soit ceux que je veux ne se font qu’en tout cuir à la grandeur ou soit pas en 3 morceaux. Bref, c’est un cul-de-sac et je décide donc de garder le même modèle, le Kelowna comme il se nomme, en trois parties, mais de négocier le prix.

Résultat : Je me ramasse finalement avec un divan en 3 morceaux qui, au total, fera un sectionnel de 100 pouces par 100 pouces, donc beaucoup trop grand. Juste pour vous dire comment c’est over grand, mon salon sera entièrement recouvert de bounded/plastique et je doute pouvoir garder mes tables de salon qui ne rentreront plus, finalement. La différence de prix ? 550 piasses de plus pour un total de 3000$ au lieu de 2450$, donc 25% plus cher qu’à la base, pour que mon divan de l’horreur rentre dans mon salon du Plateau. J’ai acheté mon premier divan le 31 décembre 2013, on est la mi-mai et j’ai toujours le cul sur ma fameuse couverte en polar. Une chance que j’ai l’air climatisé, car la raie sur du bounded en pleine canicule de juillet, ça doit être d’un chic fou. J. *À noter que suite à la diffusion de la première partie du texte, le magasin en question m’a contacté pour que l’on arrive à une entente qui me conviendra. Je vous confirme que ce qui me conviendra, chers amis… ne sera pas en bounded ! 

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