Le centre d’achats du mois : Le Boulevard

Ouvert depuis 62 ans, le centre Boulevard occupe encore et toujours une place de choix dans les habitudes de consommation des habitants de Saint-Michel et Saint-Léonard. Porté par un effort de revitalisation considérable depuis quelques années, ce grand temple commercial gracieusement étalé en forme de L possède toutefois son lot d’établissements moins évidents. Visite guidée discutable.

En arrivant dans le parking, on se rend compte que les proprios ont voulu miser sur une nouvelle image de marque afin de faire une scission franche avec ce que le centre projetait avant.

C’est ainsi qu’après de multiples brainstorms, ils en sont venus à la conclusion éclairée que, pour avoir une clientèle regarnie, fallait miser sur des termes à la mode.

Rendu au pas de la porte, on n’a pas vraiment le choix de leur donner raison… Cette façade architecturale est effectivement top BRANCHÉE avec son look grandiose demi-cylindrique.

Pas de quoi toutefois impressionner cet homme au polar gris qui manque toute la beauté du spectacle en marchant la tête baissée. Un sacrilège.

À l’intérieur, c’est la folie de l’Halloween qui bat son plein.

Avez-vous déjà vu un élément décoratif aussi réussi que celui-ci?

En plus d’être branché à l’électricité, le Boulevard est branché à internet — comme en témoigne cette zone wi-fi, où sourires et joie de vivre s’entremêlent avec une belle vivacité.

D’ailleurs, la joie de vivre s’empare de tout le centre d’achats, même de ce magasin d’électronique fort optimiste.

Si vous pensiez avoir atteint le summum du Canadian Tire fuck all en allant à celui coin Bellechasse et St-Lau, révisez vos critères et passez faire un tour à celui-ci.

Plus ou moins inspiré, le magasin ne se force pas toujours pour mettre du stock dans ses rangées.

En revanche, la folie de l’Halloween s’occupe de mettre un peu de vie dans le magasin.

Ce bonhomme boursoufflé très BRANCHÉ en fait foi.

Ce sac-démonstration de poubelles a largement contribué au succès de cette vente. Côté marketing, on a rarement vu mieux.

En même temps, si t’es rendu à un point où tu te procures de la littérature dans un Canadian Tire de Saint-Léonard, c’est tout ce que tu mérites.

C’est bien connu : toutes les personnes branchées mode à Montréal se déplacent au Boulevard. Conscient de cette situation, ce magasin sait qu’il n’a pas besoin de se munir d’une enseigne ou d’un nom puisqu’anyway, sa réputation est faite.

À l’intérieur, la tendance est fortement inspirée de celle qu’on pourrait retrouver dans un Freedom à Trois-Rivières.

Dépêchez-vous : il reste genre trois paires de gants.

Nageant dans l’argent, ce magasin anonyme peut compter sur une salle d’essayage à l’allure de grandiose lobby de prestige.

Visiblement parfait pour accueillir un 5 à 7 avec tous les chefs de file de la mode internationale.

Parlant d’international, l’I.N.C. International propose une aubaine à tout casser : deux racks trois étages en métal pour 40 piasses.

Reste que même ce magasin mondial ne peut rivaliser d’audace côté rabais face à Mode Sand, qui y va avec un spécial trois fois plus imposant.

Dans ce grand rack de linge varié, il y a deux nouveautés. Le Mode Sand vous invite à les trouver.

Beau ou TRÈS TRÈS TRÈS beau?

Si vous cherchez des vêtements 24 carats, c’est ici.

En revanche, si vous tripez sur les chiffres, un détour au repaire urbain international par excellence Urban Planet s’impose.

Aperçu du décompte vestimentaire :

Les différentes affiches du magasin épatent.

Vous sentez-vous inspiré?

Si votre enfant se cherche un costume d’Halloween “bizarre” ou “colleux”, vous savez où aller.

Un vieux classique : se faire avoir grammaticalement par un “vous” trompeur.

Très heureux d’apprendre que l’équipe marketing de Steppenwolf ait repris du service.

À part ça, la promenade dans les allées du Boulevard permet de faire de surprenantes découvertes.

C’est ici qu’on apprend notamment qu’un célèbre musicien classique était également un bijoutier de calibre.

C’est également ici qu’on apprend que les ongles peuvent constituer une passion.

Y’a pas de niaisage dans les noms de magasin ici. Faut rapidement savoir à quoi s’attendre, avant même d’être entré dans le magasin.

Ce resto a rapidement adopté la formule en crissant l’ensemble de son menu dans son nom.

Le concept est simple ici : tu prends ta pizza pis tu décalisses.

Marise y va également d’une façon assez directe sur son enseigne. En rentrant, ça se peut que tu penses qu’elle est dans le back-store, alors qu’elle est simplement en face de toi, cachée par un rack de chemises de nuit.

Sans surprise, considérant la grandeur de la propriétaire, les prix irrésistibles sont à la baisse.

L’attente en aura valu le coup : nous voici rendus au splendide bar L’Entre-Jeux.

“Entraîne-moi pas dans le vice! Je veux pu jouer! J’ai été chanceux au début, mais là, c’est fini…” dit un habitué de la place, attablé au bar, à l’un de ses comparses.

“En tout cas, si j’me ramasse à devoir payer 7 Coor’s de plus à soir, m’a être en criss!!!” s’exclame la serveuse, quelques minutes plus tard.

Bref, il fait bon vivre ici.

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