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Cocktails, crème glacée, vacances, festivals, nouvelle garde-robe adaptée à la température, le retour des beaux jours rime souvent avec un carnaval de dépenses. Et si vous êtes propriétaire, la facture grimpe encore plus, car l’été est la saison du terrassement et des grosses rénovations.
Si vous avez l’impression que l’argent vous coule entre les doigts comme le sable de la plage où vous passez vos samedis, vous n’êtes pas seul.e. Selon une étude, 52% des Américains surconsomment pendant les mois les plus chauds de l’année, et les femmes seraient légèrement plus nombreuses (55%) à le constater que les messieurs (52%), quoique très légèrement.
Les raisons sont multiples. Explorons les principales :
Eh oui, le simple fait que le soleil soit de la partie expliquerait en partie le problème. Mais quand on creuse la question, on se rend compte que ça fait du sens. D’abord, les températures froides incitent à s’encabaner. Les sorties au restaurant, les promenades au centre-ville et les activités sportives sont moins tentantes quand le mercure descend.
Il y a aussi des dépenses liées à la température elle-même, comme les crèmes solaires, les chapeaux et les unités d’air climatisé.
Puis, il y a les vêtements. Parce que l’hiver, on se cache sous un manteau. À l’exception du temps des fêtes, on n’est pas constamment en représentation vestimentaire. L’été, c’est plus dur de se cacher. Maillot de bain, robe soleil, shorts, chemise aux multiples petits motifs, l’été est la saison où l’on défile dans les rues, et cette conscience fait monter nos dépenses.
Au Québec, l’été ne dure pas si longtemps. Il n’est donc pas étonnant que plusieurs d’entre nous avons (je vole ici une expression commune) un ressort dans le derrière, ou en langage plus contemporain, le fameux FOMO (Fear Of Missing Out). On veut combler notre temps de folles activités qu’on ne peut faire qu’une fois par année. Que ce soit le Festival d’été de Québec, Osheaga, la Ronde, tout ça coûte très cher.
Dans mon cas, c’est au moins 150$ de plus par mois qui passent dans mes loisirs comparés à l’hiver, incluant les activités sportives et sociales. La saison des vacances coûte d’ailleurs, en moyenne, un peu plus de 2000$ à chaque ménage québécois.
Pendant les vacances, on a aussi tendance à la surconsommation. Après tout, on a déjà étiré les cordons de notre bourse pour notre séjour au soleil, alors il est tout à fait naturel que quelques pièces supplémentaires finissent par s’en échapper.
Inconsciemment, les voyageurs et vacanciers s’endetteraient en moyenne de 1100$ pendant leurs vacances, et ce, en plus de ce qui était originalement budgété.
Que ce soit le jardinage, le terrassement, les rénovations ou l’entretien général, l’été, c’est la saison des visites à la pépinière et à la quincaillerie. Rapidement, la facture grimpe et les fins de semaine se passent en bottes à cap d’acier.
De mon côté, il s’agit probablement du poste budgétaire qui est le plus affecté par les beaux jours. D’un 100$ pour des tapis extérieurs aux 300$ pour partir et entretenir la piscine, en plus des graines d’oiseaux, des voyages de terre et des plantes en pot, la facture avoisine aisément les 1000$. Et dire qu’avec tout ça, je n’ai toujours pas de barbecue…
Bref, c’est normal que le portefeuille en prenne un coup pendant l’été. Le truc, c’est de s’assurer que ce coup-là soit budgété.
Toutes les dépenses indiquées ci-haut ne peuvent pas être évitées, alors ne vous tapez pas dessus si votre budget mensuel de janvier prend le bord en juillet.
Pour prévoir les dépenses des mois doux, voici quelques stratégies :
Ben oui, si vous voulez garder le contrôle de vos finances, vous devrez prendre des décisions difficiles. Est-ce que vous avez vraiment besoin de renouveler votre garde-robe estivale? Pouvez-vous vraiment vous permettre de manger au resto quatre soirs par semaine?
Favorisez aussi les activités gratuites. Concerts, randonnées, activités de quartier, etc., l’été regorge de belles activités pour les petites bourses.
Mais plutôt que de devoir vous restreindre tous les jours, choisissez des journées all out et des journées gratuites. Pourquoi ne pas vous donner le défi de ne pas dépenser le lundi, mardi et mercredi, par exemple? Cela vous donnera plus de marge de manœuvre pendant les fins de semaine. Voyez ça comme une forme de jeûne intermittent, mais pour vos finances!
Qu’est-ce que je veux dire par là? Évitez les endroits qui poussent à la consommation excessive. Le meilleur exemple : un après-midi sur une terrasse. Vous commandez un verre, puis un autre, puis vous avez faim, puis un café… Au moment de payer, vous voilà avec une facture de 90$. Pourquoi ne pas plutôt aller dans un parc et pique-niquer, ou sur le bord de la piscine de votre ami(e)? Le même plaisir pour une fraction du prix.
Malgré tout, on a le droit de profiter de la saisonnalité : c’est correct, d’avoir des saisons où on est dans l’excès et d’autres, dans la restriction. L’important, c’est d’avoir des périodes consacrées à se refaire une santé financière, si on veut pouvoir s’offrir des mois d’excès.
L’équilibre. C’est souvent ça, la réponse.