L’Ascension

Aveuglement, déni et flagornerie plombent la couverture médiatique entourant le départ du président Obama

«We had a dream, now let’s wake up!»
Guillaume Wagner à Gravel le Matin.

Le comportement obséquieux des médias libéraux américains et européens qui ne cessent de faire pleuvoir les éloges sur le président sortant est symptomatique du déni dans lequel se vautrent les porte-voix de l’élite médiatique depuis 8 ans. New York Times, New Yorker, Washington Post, CNN, ABC, MSNBC, PBS, Le Monde, Libération, TF1, France 2, Canal Plus, Rai, BBC, Al Jazeera, tous se sont empressés de formuler des louanges plus mielleuses les unes que les autres, la palme allant sans conteste à The Atlantic avec un interminable texte qui «redéfinit la notion même de prostration», pour citer le journaliste australien John Pilger.

Les médias québécois n’échappent malheureusement pas à cette tendance et joignent leurs voix à la polyphonie flagorneuse qui prend des airs de chants sacrés et d’incantations du Messie en pleine Ascension.

Ainsi, Le Devoir saluait récemment le raffinement intellectuel du président sortant en reprenant presque mots à mots des extraits du portrait du New York Times qui s’extasiait devant son penchant pour la lecture ( tiens, tiens, un président qui lit des romans, quelle merveille! ) et en soulignant un autre accomplissement, hautement symbolique – sa spécialité – soit la désignation comme monuments historiques de «trois hauts lieux de la lutte pour la reconnaissance des droits civiques, dont un motel de l’Alabama où se réunissait Martin Luther King».

Dans le Journal de Montréal, Pierre Martin signe un texte d’opinion dans lequel il ose écrire que: «En politique étrangère, le bilan est nuancé, mais Obama a quand même mis fin à deux guerres…» Il faudrait envoyer M. Martin à Kaboul voir la base militaire, pardon, l’ambassade américaine, que construit le Pentagone, pardon les contracteurs privés afin de prolonger la présence militaire américaine déguisée en «soutien logistique». Il faudrait aussi que le chroniqueur arpente l’Iraq, aille luncher à Fallujah, souper à Mosul et petit déjeuner à Baghdad, et fasse lire son texte à quelques Iraquiennes et Iraquiens. Il peut aussi écouter ce citoyen américain nous rafraîchir la mémoire… Mais bon, nous sommes en période d’austérité et la presse écrite, sauf exception, ne peut plus vraiment se permettre d’envoyer des journalistes sur le terrain hors des circuits guidés par l’armée américaine évidemment. Passons.

Incontestablement, ce sont les lecteurs des pages éditoriales de La Presse qui ont eu droit à l’éloge la plus sentie, sous la plume de François Cardinal qui, prudent, se dédouane d’entrée de jeu en affirmant ne pas faire un bilan de la présidence d’Obama, exercice qu’il renvoie aux historiens, mais plutôt rendre hommage à l’Homme. Ainsi, l’éditorialiste écrit:

«Au-delà de la «ligne rouge» et de Guantanamo, celui dont on gardera le souvenir, c’est le rêveur qui a ramené l’espoir à l’ère du cynisme et du désengagement civique. C’est l’organisateur communautaire qui a suscité un enthousiasme renouvelé pour l’implication politique. C’est l’humaniste qui a fait une priorité du dialogue, de la compassion et de la lutte contre les inégalités.»

Cette déconnexion de la réalité factuelle sidère, mais demeure symptomatique d’une intelligentsia médiatique embourbée depuis trop longtemps dans les sables mouvants de leur fantaisie parabolique.

Voilà donc comment procèdent les éditorialistes: on banalise Guantanamo et le rôle des Américains en Syrie (et ailleurs dans le monde) en ouverture de paragraphe en flanquant une simple préposition, «au-delà de», pour ensuite, dans une mascarade démagogique sans précédent, se gargariser de palabres symboliques et de nature inspirante. Pourquoi se questionner sur le bilan quand on peut mettre en lumière les symboles? Choisir les mots «rêveur», «espoir», «organisateur communautaire» «implication politique» et, telle la cerise sur le Sunday, «humaniste» et ses dérivés «dialogue», «compassion» et «lutte contre les inégalités», tout cela est bien plus agréable que les faits, moins déprimant aussi.

Cette déconnexion de la réalité factuelle sidère, mais demeure symptomatique d’une intelligentsia médiatique embourbée depuis trop longtemps dans les sables mouvants de leur fantaisie parabolique: L’ère libérale humaniste, la fin de l’histoire, la démocratie pour tous, le libéralisme: l’ouverture des marchés et la lutte contre «la Terreur» peu importe la forme de sa nouvelle incarnation (nazis, communistes, terroristes laïques, islamistes et à nouveau les méchants russes).

Médusé devant tant de recueillement et tant d’hommages au commandant en chef nobélisé, qu’on qualifie de tribun d’exception qui maîtrise l’art de la rhétorique mieux que tous ses prédécesseurs, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour John F. Kennedy.

JFK, comme Obama, maîtrisait mieux l’art de la rhétorique que ses contemporains, mais à la différence de Barack, JFK, aidé par son génial et vital jeune frère Robert, souhaitait rompre avec son héritage de privilèges et mettre en place de réelles réformes pour transformer la société américaine. JFK avait clairement indiqué qu’il allait mettre en pièces la CIA en renvoyant son influent directeur Allen Dulles suite au fiasco de l’invasion de la Baie des cochons à Cuba en 1961. Plusieurs généraux sont aussi limogés dans la foulée dont le cinglé Général Lemnitzer, qui avait suggéré à Kennedy de mettre en place l’opération Northwoods, une attaque sous fausse bannière visant à indigner l’opinion publique américaine en blâmant les Cubains d’être responsables d’attentats sur des intérêts américains.

Peut-être pour se repentir des activités criminelles de leur père, les frères Kennedy avaient décidé de s’attaquer de front à l’État profond américain et aux arcanes de son pouvoir. Quiconque investit un peu de temps dans des recherches sur la CIA et ses origines se retrouvera tôt au tard devant des informations troublantes à propos des sociétés secrètes et leurs ascendances sur la «vie démocratique américaine». Les frères Kennedy comprenaient les risques de leurs entreprises, mais investis d’une intégrité peu commune, ils avaient décidé de ne plus reculer. Ainsi, JFK a tenté de sortir les Américains du cartel de la Réserve Fédérale, la FED (qui n’est en passant ni une réserve, ni fédérale) en créant une nouvelle monnaie comme le permet la Constitution américaine. (Obama avait en 2008 le même pouvoir. Il aurait pu couler les banques et redonner au peuple leurs maisons, mais il a choisi Wall Street).

Ces éminents milliardaires sont presque tous membres de sociétés secrètes et clubs privés qui influencent depuis les débuts de la nation américaine ses politiques intérieure et extérieure.

En voulant détruire la CIA, réformer la FED et se désengager de la frauduleuse guerre du Vietnam, JFK savait qu’il s’attaquait aux industriels, aux militaires et aux banquiers américains dont les plus influents avaient créé la CIA afin de défendre non pas la «sécurité nationale», mais bien leurs intérêts financiers et leurs influences occultes sur l’État du monde. Ces éminents milliardaires sont presque tous membres de sociétés secrètes et clubs privés qui influencent depuis les débuts de la nation américaine ses politiques intérieure et extérieure. Kennedy connaissait l’influence des frères Dulles, de leurs clients à Wall Street et de leurs patrons au Council of Foreign Relations. L’Histoire populaire aime bien citer quelques extraits des discours célèbres de Kennedy, dont cette fameuse citation : «ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays». Mais son discours le plus significatif, le plus sincère, le plus profond, probablement celui qui lui a coûté la vie, est sans contredit celui-ci dans lequel il vilipende les sociétés secrètes et les complots qui en émanent afin de saboter le processus démocratique et transparent vers lequel il souhaitait mener son pays. C’est tout l’appareil de l’État profond que Kennedy décrie ici en leur reprochant un modus operandi occulte et lâche qui ne peut que magnifier les systèmes d’exploitation capitalistes en place. Ce discours trouve aujourd’hui en 2017 une étrange résonance avec «l’actualité» et trouvera certainement un écho chez ceux et celles qui sont véritablement mués par une volonté de renouveau démocratique. Contrairement aux discours d’Obama, ceux de Kennedy étaient sincères et se reflétaient presque toujours par des actions concrètes.

À l’exception des frères Kennedy, chaque présidence se ressemble et se suit malgré l’illusoire façade qui prétend qu’une lutte idéologique féroce ait lieu entre Démocrates et Républicains.

Bien vivant et bientôt promu ambassadeur onusien pour les changements climatiques, Obama n’arrive pas à la cheville des frères Kennedy qui ont eu le courage de continuer à se battre pour leurs idéaux, aux prix de leurs vies. À l’exception des frères Kennedy, chaque présidence se ressemble et se suit malgré l’illusoire façade qui prétend qu’une lutte idéologique féroce ait lieu entre Démocrates et Républicains. L’appareil militaire, industriel et corporatiste américain, flanqué de ses agences de renseignements, de divertissement et de propagande, téléguidé par les intérêts d’un état profond transnational (Deep State), n’obéit qu’à un seul credo, celui d’un turbo-capitalisme de prédation, d’occupation et d’asservissement. Tous les présidents américains comprennent ce système et doivent d’ailleurs, avant de se lancer dans une course à la présidence, voir leurs candidatures «approuvées». Que ce soit FDR, Truman, Eiseinhower, Johnson, Nixon, Ford, Reagan, Clinton ou Obama, tous doivent préalablement être parrainés par des éléments de l’État profond, ou en être directement issus comme les Bush afin d’espérer occuper la Maison-Blanche et servir leurs patrons, consciemment ou inconsciemment, tout en cherchant à convaincre leurs concitoyens qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour améliorer leurs sorts. Dans le cas d’Obama, c’est grâce au soutien de Zbigniew Brzeziński qui lui a dit : «Yes you can» que son rêve de devenir le premier président noir des États-Unis s’est concrétisé.

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Carter, membre fondateur de la Commission Trilatérale avec son grand ami David Rockfeller, du Council of Foreign Relations (CFR), ancien patron de la National Endowment for Democracy, illustre membre du groupe occulte Bilderberg et auteur du très révélateur Le Grand Échiquier, manifeste qui déploie sa vision de ce que devrait être la politique étrangère américaine, Brzezinski est avec Kissinger l’un des plus influents et des plus macabres idéologues américains. Il incarne en quelque sorte un pont visible entre l’État public et l’État profond. On ne peut donc pas parler de la politique étrangère d’Obama, mais bien de celle de Brzezinski et de l’État profond, constellation aussi fascinante que macabre sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir dans les prochains mois. Revenons pour l’instant à nos moutons…

Nul besoin d’attendre bilan des historiens pour décliner le bilan du règne de l’État profond entre 2008 et 2016. Un règne d’autant plus efficace grâce au symbolisme renouvelé du libéralisme et du multiculturalisme incarné par le premier président noir de l’histoire.

Si Barack Obama avait tenté de mettre en application ne serait-ce qu’un iota de son programme (No you can’t), il serait mort, mais il est farfelu de réfléchir à cette éventualité puisque contrairement à JFK, Barack n’a jamais eu l’intention d’améliorer le sort de ses concitoyens.

Avant d’être sénateur Barack était avocat à Chicago et a fait beaucoup d’argent en défendant l’intérêt des firmes immobilières engagées dans une agressive gentrification qui a chassé des milliers d’afro-américains de la classe ouvrière, les repoussant une fois de plus vers les marges des grands centres.

La marge éclaire le centre disait Foucault…

Comme sénateur, Obama n’a fait voter qu’une seule loi, la Obama Law, plaidoyer rhétorique pour mettre fin aux massacres en République Démocratique du Congo. Comme président, Obama n’a évidemment pas levé le petit doigt pour tenter d’être cohérent et de tâcher de mettre fin au conflit le plus sanglant de l’histoire moderne, plus de 6 millions de morts depuis 20 ans en toute impunité et sous le regard indifférent de la mission des Casques bleus la plus coûteuse de l’histoire de l’ONU. Il a plutôt choisi de recevoir en pompe à la Maison-Blanche tous les pantins de l’empire, ces dictateurs Africains qui étaient ravis de se faire prendre en photo avec Michelle à la Maison-Blanche. Franz Fanon se retournait dans sa tombe ce soir-là…

L’éditorial de La Presse ajoute : «Reste que c’est le départ d’un homme d’exception, plus encore que d’un président exceptionnel, qui suscite la tristesse»…

Décortiquons donc l’exception et réfléchissons ensemble au sens du mot tristesse :

En 8 ans Obama :

  • N’a pas fermé Guantanamo malgré sa promesse maintes fois répétée;
  • A bombardé illégalement 7 pays, contrairement à 4 pour Bush. L’Iraq, l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, La Somalie, La Libye et La Syrie. 26,171 bombes en 2016, soit 72 par jour;
  • A entériné les manœuvres de la DIA (Defense Intelligence Agency), de la CIA et des autres arcanes de l’État profond pour créer, armer et financer ISIS en collaboration avec l’Arabie saoudite, Israël, la Turquie, le Qatar, et l’OTAN;
  • A signé chaque année le renouvellement du National Defense Authorisation Act (NDAA) dont le plus récent en décembre 2016 autorisait des dépenses militaires de 611 milliards de dollars pour l’année fiscale 2017;
  • A ajouté en décembre 2012 une clause cachée à ce NDAA permettant la détention arbitraire et permanente de citoyens américains sans mandat ni accusation niant l’habeas corpus garanti par la constitution à ses concitoyens.
  • Est le premier président américain à autoriser l’assassinat de ses propres concitoyens,
  • A mis en place un vaste système, inégalé dans l’histoire, d’assassinats de «terroristes» par drones. Le New-York Times rapportait que le président nobélisé choisissait personnellement chaque mardi la liste de ceux qui allaient être assassinés. Des familles entières furent massacrées lors de funérailles et de mariages dans ce que l’administration Obama a qualifié de «dommages collatéraux»;
  • A commandité un coup d’État au Honduras contre le président Manuel Zelaya ainsi que des activités subversives en Équateur et au Venezuela. A mis en place un «coup d’État parlementaire» au Paraguay contre le président catholique, Fernando Lugo, qui, comme Zelaya, avait osé initier une réforme agraire qui a irrité l’oligarchie terrienne, liée aux intérêts agroalimentaires américains, qui représente 2% de la population, mais contrôle près de 80% des terres du pays;
  • En pleine austérité, a octroyé à Israël une enveloppe budgétaire record pour de l’aide militaire totalisant 38 milliards de dollars sur 10 ans;
  • A renouvelé à plusieurs reprises les discours déconnectés de ses prédécesseurs en criant haut et fort croire en «l’exception américaine» ses paroles exactes : «I believe in american exceptionalism with every fibre of my being»;
  • A systématiquement choisi de favoriser Wall Street et de protéger ses cadres contre toute poursuite criminelle. Malgré les promesses de réforme des banques, rien n’a été fait si ce n’est quelques amendes cosmétiques. En mars 2009, lors d’une rencontre avec les plus influents banquiers de Wall Street, Obama a prononcé ces mots: «I stand between you and the pitchforks. I am on your side and I will protect you».
  • Malgré les apparences d’un chemin de croix semé d’embûches et d’obstruction républicaine, Obamacare, l’accomplissement le plus salué de sa présidence, demeure une politique de marché conçu par le think tank Heritage Foundation et rédigé par les lobbys pharmaceutiques et des compagnies d’assurances. Cette politique est aussi calquée presque intégralement à la réforme de santé mise en place par Mitt Romney au Massachusetts ;
  • En matière d’éducation, Obama a choisi de mettre en application le programme de son ami et ancien conseiller Rahm Emanuel (maire de Chicago) en fermant des centaines d’écoles publiques, favorisant leur remplacement par des écoles à gestion privée (Charter schools) accélérant la néolibéralisation du secteur de l’éducation;
  • Edward Snowden, Chelsea Manning, Jeffrey Sterling, John Kiriakou et d’autres lanceurs d’alertes ont été systématiquement maltraités, arrêtés et enfermés alors que les crimes qu’ils souhaitaient exposer ne furent que très peu discutés par les médias et la classe politique préférant s’en laver les mains;
  • Alors qu’on fait grand cas des paroles de Trump quant à la déportation prochaine de criminels issus de l’immigration et des nouvelles restrictions pour entrer aux USA, Obama, plus que tout autre président, a déporté deux millions et demi d’immigrants;
  • A contribué à refroidir les relations avec la Russie et à appliquer la doctrine Brezinski en pointant des missiles vers les sites stratégiques russes et en déstabilisant les intérêts russes en Ukraine;
  • A fait voter des budgets de plus d’un trillion de dollars pour renouveler et moderniser l’armement nucléaire le jour même où il se recueillait à Hiroshima. Une survivante japonaise s’était éloquemment exprimée en mai dernier suite à cette incohérence hypocrite;
  • A tout fait pour mettre en place des accords de libre-échange internationaux (TPP, TTIP) qui n’auraient profité qu’aux transnationales et non aux ouvriers, citoyens, hommes et femmes des nations concernées ;

Avant de laisser la place à son successeur, Obama a mis la table à ce qui pourrait être son héritage le plus pernicieux et le plus dommageable pour la liberté d’expression. Inclus dans le dernier National Defense Authorization Act se trouve une nouveauté orwélienne, le Countering Foreign Propaganda and Disinformation Act. Essentiellement, cette mesure crée un Ministère de la Vérité! Le CFPDA asphyxie davantage la liberté de presse et le journalisme citoyen qui tente de résister aux multiples dérives démocratiques. L’objectif de la Maison-Blanche, du Pentagone et du Département d’État est de filtrer la «désinformation étrangère et la manipulation de la réalité, qui selon Washington, «menace la sécurité et la stabilité internationale». En outre, un centre «d’analyse de l’information» piloté par le Secrétaire à la défense déterminera les nouvelles qui constituent de la désinformation et de la propagande et introduira des nouvelles qui «reposent sur des faits pour contrer les tentatives de propagandes. En deux mots, le Pentagone s’autoproclame libre-arbitre de la Vérité et se munit de la Loi pour ratifier son jugement! Pour mieux comprendre l’absurdité de cette nouvelle législation, le bloggeur, je vous redirige vers le blogueur Zero Hedge.

En discutant de ce triste bilan avec un ami et camarade, le politologue et auteur congolais Patrick Mbeko, celui-ci me disait : «Je ne puis m’empêcher de penser à cette mise en garde de Malcolm X quand il déclara : « Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment.»

Prochainement, je vous parlerai de Donald Trump et de ses liens complexes et ambigus avec l’État profond.

Pour lire un autre texte de Mathieu Roy: «Dissonance cognitive».

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