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Photo: Samuel Tessier

La théologie et les sciences des religions, loin des clichés

Une rencontre avec deux diplômé.e.s de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval

2 février 2026
Présenté par
Université Laval
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En collaboration avec l’Université Laval, URBANIA vous invite à découvrir les études en théologie et en sciences des religions à travers le parcours de deux personnes ayant obtenu un diplôme dans ces domaines.

Un baccalauréat en théologie ou en sciences des religions, c’est pour faire quoi? Longtemps, on a associé ces études presque exclusivement au milieu pastoral ou à l’enseignement religieux. Et je ne ferai pas semblant : avant d’en savoir plus, c’était aussi mon réflexe.

Mais à la suite de mes discussions avec Gaston Mumbere et Laurie Arsenault-Paré, qui détiennent un diplôme de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, mes préjugés se sont rapidement envolés. Leur parcours, notamment leur mise à profit de leur formation sur le marché du travail, m’a fait réaliser à quel point des études dans cette Faculté peuvent mener là où on ne s’y attend pas.

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Au-delà des préjugés

Dans les faits, ni Gaston ni Laurie n’ont suivi la voie qu’on associe spontanément à leurs études : Gaston est intervenant en soins spirituels dans un centre hospitalier universitaire, et Laurie occupe le poste de directrice du Carrefour d’action interculturelle, à Québec. Ces deux parcours illustrent bien la diversité des débouchés.

« Dans ma cohorte, on a choisi des milieux de travail très variés », explique Laurie. De son côté, Gaston le confirme : « Dans ma cohorte, la majorité des étudiants ne sont pas devenus prêtres. »

Conseil éthique en entreprise, intervention en centre de détention, journalisme spécialisé : les avenues sont nombreuses. Alors, pourquoi choisir la Faculté de théologie et de sciences religieuses? Gaston et Laurie me l’ont rapidement fait comprendre : ces études permettent avant tout de mieux saisir l’humain, de même que les relations et les dynamiques sociales.

La théologie comme outil pour lire le monde

« La théologie, ça nous amène sur le terrain des relations qu’on tisse avec les autres », m’explique Gaston. Ayant terminé sa scolarité du baccalauréat au doctorat en théologie, il insiste sur le fait qu’au-delà de son sens historique, la théologie est avant tout une science humaine. « Pour moi, étudier en théologie, c’était une occasion de me pencher sur l’aspect humain et le vivre-ensemble, sur les façons d’habiter ce monde malgré ses déchirures. »

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Les sciences des religions : diversité, dialogue et esprit critique

Dans cette optique, les études à la Faculté de théologie et de sciences religieuses permettent d’acquérir des compétences précieuses, utiles autant sur le plan professionnel que dans la vie quotidienne. Laurie, diplômée du baccalauréat intégré en sciences des religions, estime même que son parcours a fait d’elle une meilleure citoyenne. « C’est un bac qui permet de développer son esprit critique », affirme-t-elle. Ces acquis, ajoutés au fait d’avoir été exposée à une grande diversité de points de vue et d’avoir pu fréquenter des gens de tous les horizons pendant ses études, lui permettent aujourd’hui de porter un regard aiguisé sur les discours haineux.

Gaston partage ce constat : « Ma formation m’a offert cette capacité à prendre du recul, à réfléchir et à nuancer. Aujourd’hui, je me sens plus outillé pour comprendre les nuances du monde. »

Photo: Yan Doublet
Photo: Yan Doublet
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La théologie et les sciences des religions dans une société laïque

Dans une société laïque, étudier en théologie ou en science des religions peut faire sourciller. Pourtant, selon Gaston et Laurie, ces disciplines sont plus pertinentes que jamais.

Selon Laurie, le concept même de laïcité est souvent mal compris au Québec. « C’est un mot fréquemment mal utilisé. Comprendre ces notions-là est essentiel, et le bagage acquis au cours de la formation nous permet justement de faire de la sensibilisation. »

Pour Gaston, le contexte laïque ne diminue pas la pertinence de la théologie : il la renforce, plutôt. Réfléchir aux façons de construire des relations dans une société marquée par la pluralité des croyances demeure, selon lui, une question profondément humaine, et tout à fait d’actualité.

Une faculté portée par la passion

Ce qui ressort de mes échanges avec Gaston et Laurie, c’est leur passion. Ayant su adapter son parcours à ses ambitions professionnelles, Laurie explique que son passage à la Faculté de théologie et de sciences religieuses l’a profondément marquée. « Je me suis sentie très libre dans ce programme, ce qui est rafraîchissant, surtout qu’un milieu universitaire peut parfois être oppressant en matière de performance. C’est la passion qui est transmise et, quand tu surfes sur la passion, cette pression ne se fait pas ressentir. »

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Gaston partage ce sentiment et souligne à son tour l’accueil et la proximité des gens propres à la Faculté : « C’est une faculté à taille humaine, donc on y reçoit une attention particulière. Le corps professoral s’intéresse réellement au développement intellectuel et social des personnes qui y sont inscrites. »

Et, comme le résume si bien Gaston, les programmes offerts gagnent à être découverts. « Le mot “théologie” peut impressionner. Mais une fois qu’on le décortique, ce n’est plus un labyrinthe. Il faut dépasser le titre des programmes et voir ce qu’ils peuvent vraiment apporter. »

***

Découvrez les programmes en théologie ou en sciences des religions offerts à l’Université Laval, sur un campus unique au cœur de Québec. Du certificat au doctorat, explorez des domaines variés : l’éthique, la spiritualité, les langues anciennes, la théologie pratique, etc. Pour découvrir l’ensemble des formations – et peut-être déconstruire quelques préjugés au passage –, rendez-vous sur le site de l’Université Laval.

Photo: Samuel Tessier
Photo: Samuel Tessier
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