La question à 100 $ : combien ont coûté les pants du musicien Simon Kearney

Et autres « fun facts » d’argent avec le roi du pop’n’roll.

La première fois que j’ai rencontré Simon, il était en train de se teindre les cheveux en bleu dans le bain.

Preuve à l’appui

Ce moment-là illustre assez bien le tempérament du coloré musicien (dans tous les sens du terme). Je-m’en-fouteur professionnel, bum joyeux à la recherche d’un bon moment perpétuel, Simon a sorti son dernier album, Maison ouverte, en invitant littéralement tout le monde chez lui. « J’veux pas savoir c’que vous avez fait, ma maison est ouverte », balance-t-il sur la chanson-titre.

L’autoproclamé pop’n’rolleur le dit sans détour : pour lui, s’il y a une chose qui n’a pas de prix, c’est les bons chummeys.

L’autoproclamé pop’n’rolleur le dit sans détour : pour lui, s’il y a une chose qui n’a pas de prix, c’est les bons chummeys. Alors comment Simon Kearney deale-t-il avec ce qui a un prix? Parce que, comme il le chante sur Mon chien est mort, « Les rêves, ça paye pas (toujours?) un loyer ».

En vue de son show de ce soir aux Francos, on a jasé de cash avec lui sans se prendre au sérieux, alors qu’il était sérieusement pogné dans le trafic aux abords de la métropole.

Les questions

Alors tu le payes comment, ton loyer?

J’accompagne du monde sur scène, je fais de la réalisation. Je suis rendu avec un studio sur l’île d’Orléans. Je suis quand même content de mon choix!

Si t’avais à me décrire ta situation financière en un animal, ce serait lequel?

Je pense que ça serait genre… une meute de loups. En tant qu’artiste, l’argent vient par passes. À un moment donné, tu reçois tes chèques de redevance de la radio. Et là, c’est le party, les loups virent fou! Ils ont le ventre plein pendant deux semaines. Pis après, vers la fin, c’est plus difficile…

C’est quoi l’objet le plus cool que t’aies acheté?

Pour vrai, un frisbee. Tsé, le pavé devant l’église sur la rue Saint-Jean, à Québec? Ben on se stash-là avec Jérôme 50. Au début on est deux et on fait juste se lancer le frisbee. On chille. Puis éventuellement, quelqu’un passe dans la rue pis nous rejoint. Des fois, à la fin de la soirée, on est rendu 15! J’ai rencontré une de mes meilleures amies comme ça!

Quel conseil financier est-ce que le Simon d’aujourd’hui donne au Simon de 15 ans?

De ne pas stacker du cash. Quand t’as 15 ans, 200$, c’est tellement beaucoup. Tu dois le dépenser, pas le garder pour quand tu vas être plus vieux. Sinon tu vas faire une dépense plate avec, genre acheter des pneus d’hiver.

Tu préfères que je te donne 100$ maintenant, ou 200$ dans un an?

100$ live! C’est plus concret. Pis je suis impulsif… genre, avec les trucs de musique, je peux passer deux jours sans dormir à checker les reviews de gear sur internet. Puis à un moment donné, j’en peux plus, il faut que j’achète!

Si t’avais à te partir une compagnie, ça serait quoi?

Dans le temps, quand le weed s’en venait légal, je me disais qu’il faudrait que je parte un business là-dedans. Peut-être pour vendre des bats de weed préroulés à saveur. Je me dis que ça pognerait vraiment bien! Genre des bats aux raisins!

Est-ce qu’il y a un truc que ta mère t’achète encore?

Des shoes! À moment donné elle trouve que j’ai pu de classe, puis on va magasiner des chaussures!

Et as-tu déjà fait quelque chose de gênant pour une passe de cash?

Jouer des tounes de Ke$ha dans un resto. C’est pas que c’est mauvais, mais quand tu peux pas lui rendre justice… c’est gênant.

Et maintenant, un vidéoclip pour vous réchauffer avant la question à 100$…

Celle à 100$

Combien t’a couté ta paire de pants la plus chère?

Honnêtement, genre 15 piasses. J’ai juste des pants du Village des valeurs! Je sais pas trop ce que je fais avec, mais j’ai genre six paires qui ont fendu direct en dessous de mes couilles! Je veux pas partir une rumeur que j’ai des grosses couilles, mais sérieux, ça fend toujours-là.

Dans mes shows, je lance toujours une paire de pants dans la foule en disant : s’il vous plaît, ramenez-les-moi, je suis un artiste émergent, j’ai besoin de mes pants! Normalement, mon ami s’occupe de les retrouver et de me les ramener. Mais une fois, une fille les a juste mis dans sa sacoche pis elle est partie! En plus, ces pants-là, je les mets à chaque show sans les laver…

Si vous n’êtes pas de Montréal, les pants de Simon se promènent un peu partout au Québec cet été. Attrapez-les (et redonnez-lui) à la Malbaie, ou encore à Granby!

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