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La question à 100$ avec Yannick De Martino: comment ne pas stresser avec la vie d’adulte?

« Soyez responsable. Commettez pas de crime, mais soyez léger! » 

Par
Alexandre Perras
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Yannick De Martino arrive avec Les Dalmatiens sont énormes en campagne, un tout premier spectacle solo qu’il présentera partout au Québec dans les prochains mois.

L’humoriste est très excité à l’idée de fouler les planches des salles de spectacle du Québec avec ce projet de one-man-show qu’il présente huit ans après sa participation au concours télévisé En route vers mon premier gala. Avec une première médiatique à Québec la semaine dernière, l’humoriste est de passage trois soirs à Montréal cette semaine.

Nous avons réussi à attraper Yannick entre deux entrevues pour jaser de travail, de cash et de la vie d’adulte avec lui.

D’abord, bravo pour ta première médiatique de Québec!

Merci! Ça s’est bien passé, je suis content. J’étais ben nerveux. T’sais, je ne le réalisais pas vraiment, pendant. Mais c’est en jasant avec mon entourage par la suite que j’ai réalisé que ça s’était bien passé.

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Tu voulais faire quoi comme métier quand t’étais jeune?

Ça va paraître absurde…, mais mettons qu’on parle de vraiment très jeune, je voulais être photographe de menus de restaurant. T’sais les menus de Valentine, genre? Je voulais prendre les hot-dogs en photo. Je me disais que ça serait cool comme job. J’y ai vraiment pensé pour vrai. Je ne sais pas trop pourquoi, ç’avait l’air nice!

Te souviens-tu de la première fois que t’as pu gagner de l’argent avec l’humour? C’était combien?

Eum… je pense que la première fois c’était au Saint-Ciboire, à l’époque. Feu Saint-Ciboire là, littéralement feu en fait! C’était une soirée de rodage. On était payé 25$ à l’époque pour les rodages. Je partais de Granby chaque fois et je n’avais pas de voiture. Il y avait toujours un de mes amis qui m’offrait le transport, donc ça me coûtait le gaz et on allait manger à côté aux Trois Amigos… Je quittais toujours Montréal dans le rouge, haha…

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Justement, est-ce que l’argent, ça te stresse?

Pas tant que ça… en fait, j’essaie que non! T’sais, ma mère était très pauvre, donc dès que j’ai commencé à faire le moindrement de l’argent… c’était déjà beaucoup pour moi. Je me souviens encore de la première année que j’ai fait comme 5000$, j’étais comme : « Oh là là! Ça roule mon affaire. Ça va bien! » Et maintenant que je fais un salaire adéquat, je n’y pense vraiment pas. T’sais, ce n’est même plus des chiffres pour moi. Je ne regarde pas trop mes affaires. L’important pour moi c’est que je puisse régler mes trucs et que je puisse faire plaisir aux gens que j’aime. Je pense que c’est ça mon rapport à l’argent, du moins, j’essaie le plus possible de me coller à ça!

Je me souviens encore de la première année que j’ai fait comme 5000$, j’étais comme : «Oh là là! Ça roule mon affaire. Ça va bien!»

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Tu l’abordes à gauche et à droite sans pour autant faire ta carrière là-dessus. Ton entrée dans la vie adulte fut loin d’être ordinaire. Aurais-tu des conseils pour celles et ceux qui appréhendent la vie d’adulte et ses responsabilités?

Ben, je dirais de ne pas se mettre trop de pression avec ça! Je pense que justement, on oublie que d’être un adulte, ce n’est pas obligé de juste signifier une nouvelle étape sérieuse et importante de notre vie. Je crois que, parfois, on oublie que la partie la plus intéressante de notre vie est clairement l’enfance… C’est sûr qu’il y a des responsabilités qui arrivent parce que tu dois t’occuper de tes trucs, mais sinon je ne pense pas qu’il faut penser plus loin que ça.

«Soyez responsable. Commettez pas de crime, mais soyez léger!»

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Avec l’âge et l’expérience, t’acquiers de la maturité et c’est important. Tu développes tes intérêts, tu te connais mieux. Mais sinon, il ne faut pas se mettre une pression par rapport à la vie d’adulte. T’sais, moi par exemple, je ne me suis jamais autant amusé depuis que je suis adulte parce que je me le permets, justement! Mon métier c’est d’aller jouer sur scène! Il y a le verbe « jouer » là-dedans. J’ai vraiment l’impression qu’on oublie de jouer, puis en général, c’est ça que je dirais : « Soyez responsable. Commettez pas de crime, mais soyez léger! »

Parlant de crime, as-tu déjà fait quelque chose de gênant pour une passe de cash?

OUAIS! Bon, je me sens mal un peu. Je ne suis pas en train de légitimer ce que j’ai fait, mais ma situation de l’époque peut un peu expliquer le pourquoi. À 18 ans, j’avais rien, je n’avais pas d’argent. Et j’avais un bébé en plus… Alors c’est ça, il y avait un magasin de vieilles cassettes usagées de jeux vidéo à côté de chez moi et la première fois que j’y suis allé, j’ai fait semblant d’être extrêmement louche comme si je volais quelque chose. Le gars m’a arrêté et m’a dit : « Je veux voir ton sac! » J’avais bien évidemment rien volé, mais le monsieur a insisté. Il a finalement constaté que j’étais pas un voleur et il était vraiment gêné de m’avoir fait vivre ça. J’y suis retourné à plusieurs reprises malgré l’incident, mais ces fois-là, je volais son stock pour vrai! Je me faisais de l’argent en allant lui vendre ce que je lui avais volé. Le gars s’extasiait à chaque fois : « Wow, ça c’est rare Donkey Kong, je te donne 30$! »

J’y suis retourné à plusieurs reprises malgré l’incident, mais ces fois-là, je volais son stock pour vrai!

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Je me suis souvenu de cette anecdote lors de mon passage à l’émission Ça finit bien la semaine. Je me suis donc engagé (et je vais le faire pour vrai) d’aller redonner de l’argent au gars! Je me sens mal maintenant, mais en y repensant, je ne lui expliquerai peut-être pas la situation… Je me suis dit que je pourrais peut-être cacher du cash dans le magasin.

As-tu des dettes envers tes amis ou c’est plutôt l’inverse?

Exact, c’est plus souvent le contraire! Je n’aime pas ça penser à l’argent. J’aime ça que ce soit réglé rapidement. Disons que je veux partir en voyage ou aller au resto avec quelqu’un, ça me dérange pas d’avancer cet argent-là ou de le donner littéralement… T’sais, j’aime ça dans la vie quand tu t’attends pas à un retour. C’est déjà arrivé par exemple que j’avance un voyage à un ami. Bon, je ne suis pas millionnaire non plus alors il a fini par me rembourser. Ça ne me dérange pas, j’suis confortable avec ça! C’est sûr que je le fais quand je vois que les gens ont l’intérêt de me rembourser justement. Et à l’inverse, je suis très mal à l’aise si je dois quelque chose à quelqu’un, mais ça ne me dérange pas quand c’est le contraire.

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Pis comment est-ce qu’on demande à nos amis de nous rembourser?

Ça dépend pour quoi! Honnêtement, je ne le demande pas. T’sais, si une fois je paie le resto à un ami, ça va aller de soi que la prochaine fois, ça va être lui ou quelque chose d’autre, mais honnêtement j’oublie. Et je pense que c’est plus sain comme ça justement. Je ne m’en souviens pas de la fois où j’ai plus payé de drinks ou la fois où j’ai payé le resto. Ça vient juste naturellement. Comme je le disais, je me considère comme chanceux. Je fais de l’argent avec quelque chose qui me passionne et que j’aime vraiment faire. J’oublie quasiment que je suis payé pour faire ça, donc je trouve ça déjà fantastique. À partir de là, moi, je ne vois pas vraiment la dépense à cause du « comment » j’acquiers cet argent, justement.

La question à 100$ : t’es maintenant invité à Tout le monde en parle, tu te fais niaiser par Dany, es-tu rendu un big shot, Yannick?

Haha, ouin! J’en parlais avec des amis justement. C’est sûr que ça donne de la crédibilité aux yeux de plusieurs personnes. Je pense qu’il y a un avant-après juste au niveau que les gens peuvent probablement plus facilement mettre un nom au visage qu’ils avaient peut-être déjà vu auparavant. Toutefois, je reste le même!

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