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Lorsque le premier confinement est survenu il y a deux ans, un inside joke a commencé à prendre vie dans les commentaires sous les vidéos de Mathieu Dufour. Le jeune humoriste tenait le Show-rona Virus, un talk show diffusé tous les soirs en direct sur Instagram, où des invité.e.s de marque se joignaient à la discussion, comme le footballeur Laurent Duvernay-Tardif, le Dr Arruda ou encore Véronique Cloutier. « Tu les réinviteras à ton show au Centre Bell », lançaient les fans de Dufour, en blaguant à moitié.
Eh bien, la joke a porté fruit : le 23 juillet prochain, Mathieu Dufour se produira au QG de la Sainte-Flanelle devant près de 14 000 personnes. Pas pire pour un gars qui n’était même pas certain de vouloir faire ça de sa vie!
On s’est donc entretenu avec lui pour jaser du spectacle, de la place que prend l’argent dans sa vie et des emplois insolites qu’il a occupés dans le passé.
Ça se passe super bien, c’est pas mal fini, je te dirais. Reste plus qu’à attendre!
Avec mon équipe, on a vraiment travaillé l’aspect mise en scène, et la visualisation du show, je l’avais pas mal dans ma tête. Pour le reste, on s’est entourés de gens compétents dans leur métier pour arriver à mettre notre vision sur scène
Le Centre Bell, c’est grandiose parce que c’est grand, c’est imposant. Mais je crois que j’ai fait des affaires plus folles que ça, des choses que je ne pourrais pas raconter, probablement!
Des souliers Versace!
J’en ai plein! Dès que je vois quelque chose qui m’attire, des niaiseries comme une cape d’invisibilité ou une baguette magique sur TikTok, des jouets. Je veux tout! Ça me fait rire parce qu’on dirait que je veux tout ce que j’aurais aimé avoir quand j’étais kid et que ma mère me disait « Bien non, ça sert à rien! » Maintenant, je l’achète!
Je ne suis pas facilement corruptible, on ne peut pas me faire acheter n’importe quoi. Mais si j’ai un intérêt pour l’objet…
Plus jeune, je travaillais dans des camps de jour l’été. Mais mes premières jobs en magasin, c’était quand j’étais au cégep, je travaillais au DavidsTea.
Mais je me rappelle la première fois où je me suis fait payer grâce à l’humour. C’était avec une de mes amies, et on avait été payé 100 $ chacun pour faire un 15 minutes. On s’est dit que comme c’était la première fois que ça nous arrivait, il fallait qu’on s’en souvienne longtemps. Donc on est allé au Centre Eaton et on a tout dépensé!
J’ai tellement fait d’affaires, là! Je suis reconnu dans mon groupe d’amis pour avoir tout fait, même des trucs de bénévoles. Une des affaires qui m’a marqué, c’est quand j’ai été agent de sécurité au G7, en 2018.
C’était avec la même amie que la virée au Centre Eaton. On était vraiment pauvres et on sortait de l’École de l’humour. On avait vu une annonce comme quoi ils cherchaient des agents de sécurité, et c’était vraiment payant comme job. Alors on a appliqué en se disant que jamais ils allaient nous rappeler.
Et finalement, pendant dix nuits, je me suis ramassé à scanner les bagages des gens qui arrivaient à l’hôtel. Comme à l’aéroport, je faisais passer les gens dans les machines à rayons x pour être certain qu’ils n’avaient rien sur eux. J’ai vu des politiciens influents de loin, mais je n’en ai pas rencontré.
Harry Potter et la Chambre des secrets! (rires)
Non, vraiment pas! Une des raisons pour lesquelles j’ai vraiment hâte de faire des meilleurs salaires, c’est pour gâter les gens autour de moi. Je suis vraiment de même, j’aime inviter mes amis, sortir ma famille. Donc non, je cours pas après les gens!
Non, pas vraiment, mais il y a une chose que j’ai compris avec le temps : pour faire de l’argent, il faut en dépenser. Je pense que si t’es dans ce métier, de l’argent, c’est de l’énergie. Ça vient, ça part; parfois t’en a plus et d’autres fois, moins. T’as peur d’en manquer, donc tu sers le tuyau, mais tu bloques toute l’énergie qui rentre de l’autre bord. Faut pas que t’aies peur de dépenser pour que ça parte, c’est vraiment une vague.
C’est niaiseux, mais je crois que je baisserais le prix du billet! J’ai reçu plusieurs messages de gens qui auraient voulu venir, mais qui étaient dans une situation financière précaire qui ne leur permettait pas cette dépense-là. Le show au Centre Bell, je le fais pour tripper en gang et pour que les gens passent une belle soirée, donc j’aimerais que ça soit le plus accessible possible.
Comme c’est moi qui coproduis le show, j’ai eu accès aux logistiques de la production, et c’est une affaire de rentabilité. Il y a des prix minimums, en dessous desquels on ne peut pas aller à cause des frais de location de salle, d’équipement. Mais j’aimerais trouver un moyen de faire des dates où les billets seraient moins chers, c’est certain!