La pompe à cash

Une affaire qui nous fascine avec les institutions financières, c’est l’idée de payer pour que quelqu’un garde notre argent. Considérant que c’est un peu le début de la fin pour les billets de banque et les pièces de monnaie (RIP les cents), on imagine que les coffres-forts sont pas mal moins impressionnants qu’avant. Tsé, quand s’est rendu que les gangsters préfèrent voler du sirop d’érable

Mais bon, même si ça fait longtemps qu’on n’a pas connu de Bonny et Clyde ou de Monica la mitraille, reste qu’en cas de vol (ou de feu ou de tremblement de terre ou de tsunami ou d’attaque de zombies-bouffeurs-de-20-piasses), les institutions financières, elles, sont assurées (contrairement à un sac-banane, mettons). Chaque compte en banque canadien est protégé pour les premiers 100 000 $. (On salue ceux qui ont autant d’économies. On est vraiment content pour vous. Même pas jaloux. Rien. Bravo.)

Bon. Maintenant qu’on a déterminé que c’est plus sécuritaire de laisser nos économies entre les mains de gens qui sont assurés pour ça (puis qui en profitent pour nous verser des intérêts si on a plus que deux sous et quart dans notre compte), parlons d’un autre principe fascinant : payer pour les transactions qu’on fait avec notre carte débit. On a l’impression que les frais bancaires, c’est des peanuts, mais attention! en réalité, ça fait une bonne différence au bout du compte (sauf pour toi, Guy Laliberté – tu peux passer au prochain article).

Mettons que pour dépenser le moins possible, on retire de l’argent à coup de 20 $ (on se contrôle comme on peut, ne jugez pas!). Si on fait affaire avec une institution qui a peu de guichets, on doit retirer chez un concurrent et des frais s’appliquent. Et par « frais », on veut dire « beaucoup, beaucoup de frais ». Concrètement? On paie environ 5,50 $ en frais totaux de transactions chaque fois qu’on retire de l’argent à un guichet qui n’appartient pas à notre institution – soit une demi-heure de travail à servir des onion rings dans un kiosque de fête foraine. Dans ce cas-là, un retrait génère 27,5 % de frais bancaires… Quand on additionne ça au prix des deux drinks pour lesquels on a retiré au ATM d’un bar fancy, ça fait cher le litchi martini en crime…

En quelques mois, on peut donc dépenser près de 100 $ en frais de transaction. Comme c’est déjà assez déprimant comme ça, mettons qu’on n’a pas besoin de frais supplémentaires chargés par notre institution financière en plus. Alors à moins d’opter pour un compte sans frais mensuels avec un nombre de transactions adapté à nos besoins, on est finalement mieux de garder notre argent dans un sac-banane. C’est correct, paraît que ça revient à la mode.

Lentement, mais surement.

Question de faciliter leur quotidien, Desjardins propose aux étudiants d’adhérer à un compte sans frais mensuels. Finie l’époque où on devait se retenir la carte : le compte sans frais mensuels offre 40 transactions par mois aux cégépiens et un nombre illimité de transactions aux étudiants universitaires. De quoi se motiver à faire un doctorat…

Sur le même sujet, voyez aussi la capsule web avec Virginie Fortin!

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