La frénésie de la rentrée télévisuelle : la sentez-vous ?

On a demandé à nos recherchistes spécialisées en télé comment elles se préparent.

C’est ce soir que la vie reprend son cours. Terminée la culpabilité de ne rien faire les soirs de semaine, parce que maintenant j’ai la meilleure des excuses: je me replonge dans mes séries télé québécoises à l’occasion de la rentrée télévisuelle.

Quand j’étais petite, la première semaine d’école je me sentais toujours encore un peu en vacances. La vraie routine s’installait à la deuxième semaine alors que ma mère et moi, on s’évachait devant nos séries après le souper: 19h: Ramdam, 19h30: Virginie, 20h: Les Poupées russes, et ainsi de suite. Chaque jour jusqu’aux nouvelles de 22h. C’est une habitude que je n’ai pas perdue.

C’est elle qui m’a montré à aimer les productions d’ici, tellement que je ne retrouve pas le même plaisir lorsque je «binge watch» Netflix. Devoir attendre une semaine entre chaque épisode, c’est long, mais 7 jours plus tard l’écoute est tellement satisfaisante. 

Maintenant en appartement, je fais partie de cette nouvelle génération qui n’a plus le câble, mais je trouve tout de même le moyen d’écouter la majorité des téléséries.  Jusqu’à tout récemment, je n’avais même pas de télévision. Je suis par contre abonnée à TOU.TV, j’écoute les épisodes en ligne sur TVA et sur Télé-Québec. Je me suis même grayée d’un Chromecast pour la rentrée pour diffuser les émissions que j’écoutais jadis sur mon ordinateur avec écran 40 pouces.

Bref, la rentrée télévisuelle me replonge toujours dans un état nostalgique et me fait apprécier l’automne et ses températures froides. Au bureau, on a même un canal Slack sur District 31 pour parler des développements de la série.

J’ai donc demandé aux fans de télé du bureau, nos recherchistes et notre coordonnatrice, ce qui les émoustille en prévision de ce soir.

Vivre ça en groupe

Même si j’ai 33 ans, je suis assurément une vieille personne en ce qui concerne la télé. J’ai non seulement encore une télévision, mais j’ai aussi le câble avec une soixantaine de chaînes ainsi qu’un terminal sur lequel j’enregistre au moins deux émissions par soir. 

La rentrée télé, pour moi, c’est comme le début de la saison d’hockey ; je l’attends, je l’anticipe, je lis là-dessus, je me prépare! Les premiers épisodes des émissions que je veux découvrir sont programmés et les retours de mes séries prefs sont notés dans le calendrier de mon cell! 

J’ai non seulement encore une télévision, mais j’ai aussi le câble avec une soixantaine de chaînes ainsi qu’un terminal sur lequel j’enregistre au moins deux émissions par soir. 

Je suis aussi du genre à organiser des soirées de visionnement de début de saison : District 31, OD, Jérémie (à VRAK) et This is us (à NBC). Je suis ben trop excitée quand ça revient et je ne peux pas gérer ça toute seule! Quand j’avais 10 ans, ma soeur et moi avions un véritable rituel lors du retour de Radio Enfer et des Intrépides. Finalement, j’essaie sûrement juste de recréer ça, aujourd’hui…! 

Par ailleurs, chers lecteurs d’URBANIA, si vous avez levé les yeux en lisant ma liste semi-quétaine d’émissions préférées, voici ce que vous devez découvrir en cette rentrée télé : Zone franche, une émission de débats à Télé-Québec (sur laquelle je travaille, donc c’est une shameless plogue, sorry not sorry). Une heure pour discuter, débattre, se chicaner et apprendre sur des enjeux d’actualité. De la vraie télé utile! Après vous ne pourrez plus dire qu’il n’y a pas de télé intelligente au Québec! 

– Catherine J. Lalonde, recherchiste télé qui porte très bien son titre.

Un choix pour une femme occupée

J’ai un rythme de vie assez effréné (une job prenante, deux à trois activités sportives par semaine, un comité bénévole et pas mal de relations amicales à entretenir les soirs et weekends… vous voyez le genre), ce qui fait en sorte que je ne comprends souvent pas les références aux Game Of Thrones ou The Office de ce monde. Mais en ce lundi de septembre où la grille horaire télévisuelle reprend du poil de la bête, je suis assez nostalgique. Je me souviens très bien du temps où j’étais scotchée à Vrak TV et à ses séries dramatiques américaines traduites en version française, où je courais en sortant de la voiture de ma mère au retour de la première pratique de chorale de l’année pour ne rien manquer du premier épisode des Frères Scott.

Depuis trois ans maintenant, j’écoute religieusement la quotidienne de Radio-Canada, à l’heure pile où elle est diffusée sur ICI TOU.TV. Et quand on nous laisse sur une finale aussi brutale que la dernière de District 31, on s’assure de finir tôt au bureau pour être au poste (no pun intended) pour le retour à l’antenne ce soir.

-Gabrielle Julien, coordonnatrice qui jubile au retour de District 31.

Quantité vs toutes sortes de qualités

Évidemment, on devient encore plus freak de la rentrée télévisuelle quand on est recherchiste sur C’est juste de la TV et qu’on se doit de tout avoir vu, du meilleur au plus mauvais.

De mon côté, les lundis et mardis des premières semaines, je ne planifie aucune activité sociale les soirs. Je fais du sport le matin avant le travail pour compenser, mais les soirées sont très sédentaires, bien que ce soit un petit marathon de zapping qui soit au programme. J’ai développé une technique pour consommer BEAUCOUP de choses en une soirée, en me faisant un petit plan de match avant de quitter la job en fin pm.

C’est beaucoup de temps passé devant un écran, et devant des choses pas toujours bonnes. La frénésie de la rentrée dure un petit temps, puis ça se calme.

Mon chum a tenté de m’accompagner dans mon «écoute» pendant un temps, mais il s’est vite tanné et maintenant il va faire du roller blade ou identifier des arbres au parc! On va se le dire, c’est beaucoup de temps passé devant un écran, et devant des choses pas toujours bonnes. La frénésie de la rentrée dure un petit temps, puis ça se calme.

-Stéphanie Verrault, la recherchiste méthodique.

Replonger dans des vies fictives

La rentrée télé signifie clairement des nuits plus courtes! Quand Hugo Dumas a publié son article qui résume les séries à ne pas manquer et qu’il a dit « c’est lundi que nous disons adieu à nos vies réelles et que nous basculons collectivement dans les vies, 100 % fictives, de nos personnages préférés », je me suis sentie moins seule.

Mes amies trouvent souvent que je disparais de la mappe durant les premières semaines de septembre… mais elles aiment bien ça quand je peux leur dire quoi écouter. Pour ceux qui sont aussi gaga que moi, ça engendre souvent de longs débats sur nos impressions des nouveautés. Même que des fois, il faut faire attention pour pas trop s’emporter… mais c’est toujours sans rancunes (ou presque).

  • -Maude Saulnier, recherchiste aux yeux cernés.

Conciliation travail/amour/télé

Vers la fin août, j’allume mon guide télé dans mon terminal et je parcours toutes les chaînes pour enregistrer le plus de trucs possible. Je me surprends aussi à acheter le TV Hebdo à l’épicerie, chose que je ne fais JAMAIS le reste de l’année! 
Je me surprends aussi à acheter le TV Hebdo à l’épicerie, chose que je ne fais JAMAIS le reste de l’année! 
Quand mon amoureux donne le bain à mon fils, je réussis toujours à regarder un p’tit épisode de 20 minutes, genre District 31, Jérémie ou une émission de déco de Canal Vie (mon plaisir coupable). Puis, après 20h, le marathon débute jusqu’à 22h30 environ (après un p’tit bol de céréales en guise de collation).    Quand il y a un match du Canadien, la conciliation travail/amour/TV se complexifie… J’en profite alors pour regarder Netflix, ICI.TOU.TV Extra ou le Club Illico, pour éviter la chicane. –Evelyne Morin-Uhl, chef recherchiste qui allie technologie et traditions.

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